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La FédEO invitée à la FAGE

Aujourd’hui, à la veille des élections présidentielles, la FédEO fut l’invitée de la commission sectorielle de santé de la FAGE pour discuter de l’interdisciplinarité des professions de santé et du parcours de scolarité des étudiants.

Cette démarche est l’aboutissement du travail de la FédEO depuis sa création pour représenter les étudiants dans ce qui est aujourd’hui la première association étudiante de France. Lors des débats, l’ensemble des fédérations de filières de Santé étaient représentées et, grâce à cela, des questions de fond ont pu être abordées.

Ce soir nous repartons enthousiastes et optimistes pour l’avenir de l’ostéopathie suite à l’accueil chaleureux de nos futurs collèges. Il nous parait indispensable d’ouvrir l’ostéopathie aux autres professions et d‘ouvrir les autres professions à l’ostéopathie en dehors de tout clivages corporatistes.

Nous sommes heureux de constater qu’ensemble nous pouvons mettre les étudiants (avenir des professions) et patients (objet de la formation) au centre de nos préoccupations pour améliorer à terme le système de santé.

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La Fédération des Associations Générales Etudiantes – FAGE – est la plus importante organisation de jeunes en France, et jugée représentative par les pouvoirs publics.

Fondée en 1989, elle assoit son fonctionnement sur la démocratie participative et regroupe près de 2000 associations et syndicats, soit environ 300 000 étudiants.

La FAGE a pour but de garantir l’égalité des chances de réussite dans le système éducatif. C’est pourquoi elle agit pour l’amélioration constante des conditions de vie et d’études des jeunes en déployant des activités dans le champ de la représentation et de la défense des droits.

Nous tenons à remercier la FAGE de son invitation.

http://www.fage.org/

Pierre-Adrien LIOT

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Ostéopathie : comment trouver la bonne école ?

« L’ostéopathie c’est en 3 ans » « Il faut faire une prépa ? » « les écoles ne sont pas au niveau ? »

Quelle est la part de vérité dans ces questions et affirmations si courantes ? Comment faire la part des choses entre les informations erronées ou obsolètes et les véritables actualités sur la formation en ostéopathie ?

La FedEO vous répond.

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Les seuls établissements autorisés à délivrer un diplôme d’Ostéopathe D.O. sont ceux agréés par le Ministère de la Santé. Pour faire une demande d’agrément, l’école doit constituer un dossier auprès du ministère de la santé qui, une fois validé, donne un agrément pour une durée de 5 ans. L’ensemble des écoles agrées par les nouveaux référentiels de 2015 le sont jusqu’en 2020 où le dossier sera réévalué.

La formation en ostéopathie vient de vivre un temps fort dans la démarche de réglementation. Aujourd’hui le cursus s’effectue en 5 ans et un enseignement clinique approprié est devenu obligatoire.

Le nombre d’établissements aptes à délivrer un diplôme a diminué depuis la parution des décrets en 2015, mais il serait inexact de dire que la formation est désormais totalement uniformisée sur le terrain et qu’elle est dispensée dans toutes ces écoles de façon optimale.

En effet, même si les exigences demandées par le décret sont de haut niveau, seul un ensemble de pièces administratives permet à l’heure actuelle à une école d’obtenir un agrément. Les contrôles seront effectués à postériori et n’ont toujours pas débuté. Il est donc impossible d’affirmer qu’une école respecte l’ensemble des critères de formation uniquement avec l’obtention de l’agrément ministériel.

Lorsque les contrôles seront mis en place, un établissement pourra perdre son agrément et ne plus pouvoir délivrer de diplôme à ses étudiants, même si ces-derniers sont encore en cours de formation.

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Bien choisir son école est primordial. La formation est privée et onéreuse (environ > 8000€ par an) et le niveau d’exigence attendu au diplôme est trop important pour se satisfaire d’une formation qui ne vous correspond pas. N’oubliez pas que dès la sortie de l’école vous serez Ostéopathe D.O. et professionnel libéral dans un secteur en pleine explosion démographique.

Votre formation et la pratique qui en découle seront les principaux outils de votre réussite.

La FedEO (Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie) met à votre disposition un

guide du futur étudiant ostéopathe (cliquez sur le lien)

Nous espérons qu’il pourra vous guider sur les critères pour trouver votre école et vous informer sur la profession, la formation et les débouchés.

A ce jour, 10 écoles proposent une formation en alternance pour les professionnels et la liste des écoles de formation initiale agréées se compose de 25 établissements, ci-dessous répertoriés.
Seules ces écoles sont habilitées à délivrer un diplôme.

 

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Liste des 25 établissements proposant une formation initiale.

Liste des 10 établissements proposant une formation continue.

 

CONTACT :

Si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre :

 

Mariette Veillard

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Des étudiants québécois attaqués en justice!

Il y a quelques semaines, trois étudiants en ostéopathie du Collège d’Etudes Ostéopathiques (CEO) de Montréal ont été accusés de pratique illégale de la médecine.
Le collège des médecins accuse 3 étudiants du CEO de pratique illégale de la médecine suite à la visite d’un faux patient à la clinique de l’école. Il semble qu’aucun acte médical n’ait été fait mais uniquement de l’ostéopathie.
Cependant l’ostéopathie n’étant pas réglementée, tout traitement ou proposition d’un traitement est réservé au médecin au Québec. Le collège des médecins soulève 33 chefs d’accusations pour les trois étudiants, deux superviseurs et le CEO, l’un de ces étudiants est accusé pour plus de 8 chefs d’accusations et 82 500 euros d’amende.
Dès l’annonce de ces informations, la FédEO a contacté les représentants étudiants de Québec, grâce à nos liens avec l’Association des Étudiants du CEO, pour comprendre la situation et leur donner la parole. Nous avons fait la connaissance de Meghan (Présidente de l’AECEO) et de Simon (Co-Président) lors de nos discussions depuis la semaine dernière.
 « L’atmosphère au CEO, suite aux accusations, est assez palpable. Beaucoup d’étudiants se sentent en insécurité par rapport à leurs pratiques. La peur d’une nouvelle taupe à la clinique est présente. Les trois étudiants concernés vont relativement bien. L’école les supporte énormément avec des avocats renommés et si des amendes sont exigées, ce ne sera pas eux qui payeront. Ce ne sont pas les étudiants qui ont été visés mais notre école, avec pour objectif de porter atteinte au développement de l’ostéopathie au Québec. » nous avoue Simon.
 « Malgré tout, le moral des étudiants est bons et que nous continuons de pratiquer l’ostéopathie sans restriction et avec plaisir. » Simon.
Ce dernier s’étonne de la proportion que prend la situation car:
« Il y a déjà eu des milliers de traitements au sein de la clinique et aucune plainte, jamais! Tout ceci est une première »
En plus du Collège des médecins, d’autres professionnels se sont mêlés aux problèmes:
« Effectivement, le collège des médecins a fait une demande d’injonction pour fermer la clinique externe de l’école. Les chiropracteurs ont fait, de leur côté, un simple rappel sur le fait que toute les techniques articulaires leur sont réservées. » Simon
« Depuis peu, un ordre professionnel est sur le point d’être créé en ostéopathie. Il semble que le gouvernement ai reconnu la nécessité de créer une réglementation sur la pratique de l’ostéopathie au Québec mais cela n’avance pas assez vite. Sans parler des futures discussions sur ce que pourra ou non faire un ostéopathe comme actes. » Nous explique Meghan.
En effet, malgré qu’il n’y ai aucune reconnaissance de la profession d’ostéopathe au Québec, le CEO met en place des standards de formation les plus élevés possible (6ans d’études, une clinique étudiante etc…) afin d’avoir la meilleure éducation qui soit et le syndicat principale « ostéopathie Québec » promeut une exemplarité des ostéopathes afin de militer pour une réglementation prochaine.
L’AECEO (Association des Etudiants du CEO) et le CEO travaillent ensemble pour cette réglementation et pour protéger leurs étudiants.
« L’AECEO suit le collège dans les démarches et s’assure de communiquer les dernières nouvelles et démarches aux étudiants de l’école. L’association n’a que très peu d’options, toutefois elle offre tout son soutien face à la situation. »Meghan
La situation au Québec n’est pas sans rappeler la notre avant 2002 et l’arrivée de notre réglementation. C’est pour cela que la FédEO soutient les étudiants du Québec dans leurs efforts pour faire avancer leur réglementation.
Les étudiants sont le cœur et l’avenir d’une profession, aujourd’hui nous le voyons bien puisque ce sont eux les cibles prioritaires des attaques.
Nous espérons que l’ostéopathie de nos confrères et amis du Québec saura traverser cette période et aboutira à une réglementation, seule possibilité d’acquérir la sécurité juridique.

Le Bureau de la FédEO

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Ce Week-end, c’était le Congrès HOPE !

Ce week-end, la FédEO a répondu présent à l’invitation de l’Organisation du congrès Hope à l’université Claude Bernard Lyon 1, où nous étions nombreux à nous rassembler.

16832360_10212084143649153_2933839574250708246_nCet évènement est  le premier d’une grande ligne de rassemblement inter-filières dans le monde de la santé. La FédEO a eu l’honneur de représenter l’ostéopathie et de pouvoir expliquer, informer et débattre de notre profession au sein du monde de la santé.

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En effet, nous sommes venus de toute la France pour nous rencontrer, pour débattre et apprendre ensemble.
Les questions ont été nombreuses, mais un seul constat ressort de nos échanges avec les kinésithérapeutes, médecins, ergothérapeutes, psychomotriciens, infirmiers, orthophonistes et psychologues: nous devons tous travailler ensemble et nous le ferons dans le respect de l’autre et en partenariat pour le soin optimal du patient.

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Ces trois jours de congrès se sont déroulés autour de deux thèmes, le handicap et l’interdisciplinarité.

Au centre des débats le patient, les associations de patients et les familles. La démarche est novatrice car cette fois ce sont les patients experts, les pairs émulateurs* et les associations qui ont eu pleinement la parole. Ils nous ont fait part de leur expérience afin de parfaire nos connaissances.

Mais surtout ils nous ont rappelé que l’objectif thérapeutique doit être holistique et cohérent avec les attentes des patients, surtout en situation de handicap. La médecine évolue et passe du modèle paternaliste à un modèle où le patient est  acteur de sa propre santé.

Aujourd’hui nous comprenons l’ampleur du mot interdisciplinarité. Il ne s’agit plus d’additionner nos pratiques mais de les mettre en synergie.

Vous l’aurez compris, les ostéopathes se sont sentis à leur place et ont été accueillis avec bienveillance dans ce nouveau monde où notre vision concorde avec celle des autres, sans langue de bois et sans arrières pensées.

Parce-que l’interdisciplinarité naît des désaccords et des compromis et parce-que nous avons aussi des solutions à proposer, puisque finalement nous marchons tous vers le même objectif.

Nous avons vécu une belle aventure et un espoir pour l’avenir s’est déssiné.

Nous remercions aussi l’Orga du congrès HOPE pour avoir su réunir FédEO, ANEMF, FNEK, ANEP, ANEPF, ANESF, ANESTAPS, FENEPSY, FNEO, FNEA, FNESI, UNAEE et UNECD atour de la table.

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Et pour nous avoir permis de rencontrer les patients et les experts qui nous ont appris tant de choses, tant sur eux que sur nous.

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Le Bureau de la FédEO

*les pairs émulateurs sont des personnes en situation de handicap qui viennent aider un patient nouvellement atteint de ce handicap à mieux appréhender la situation.

Leadership and education

Partage de mémoire : la dynamique est lancée !

La FédEO s’organise autour des projets de nos membres.

Depuis quelques mois, nous nous sommes donné un objectif à atteindre pour nos étudiants: le partage des mémoires entre les écoles.

En effet, cette situation absurde et improductive n’est plus tolérable aujourd’hui. Les étudiants de France se sont fédérés pour dépasser les rivalités et les dogmatismes encore trop nombreux dans notre profession.

L’ère est à l’unité et nous tenions à faire entendre notre voix. Nous avions raison de nous raccrocher à cet idéal, car aujourd’hui une dynamique se lance en France.

Nous sommes heureux d’annoncer que la FédEO fait le pont entre les bibliothèques de trois Institut de Formation:

IFO-Grand Avignon, IDHEO Nantes et IO-Rennes

Nous avons permis le ramassage de plus de 600 Mémoires de fin d’études!

Nous organisons la redistribution de ces mémoires directement dans les bibliothèques des écoles membres, et ce, grâce à nos étudiants sur place :

-Mariette Veillard

-Pierrick Martinez

-Pierre-Adrien Liot

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D’autres écoles viennent se rattacher au fur et à mesure, elles feront l’objet d’informations complémentaires.

Ce projet n’aurait jamais vu le jour sans la participation active et l’autorisation des écoles précurseurs, ni sans les bons conseils de l’académie d’ostéopathie (AO).AO

De même, les ostéopathes partageurs (OP) ont été d’une grande aide, puisqu’ils nous permettent d’héberger notre base de données et nous aident dans la réalisation du projet. Nous envisageons avec eux un partenariat durable !

OP

 

Si le corps humain est une unité, pourquoi l’ostéopathie n’en serait-elle pas une ?

Nous sommes prêts à partager avec toutes les écoles de France, si ces dernières sont prêtes à investir dans la collectivité en partageant à leur tour. Désormais nous sommes heureux de dire à nos détracteurs que,

« Oui, s’investir pour les autres est rentable »

et « Oui, le bon sens est l’essence des projets qui fonctionnent »

Que vous soyez étudiant, professeur, professionnel, membre d’une administration … : vous pouvez changer les choses !

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Le conseil d’administration de la FédEO

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Fin du Congrès de Posturologie Internationale !

Le 24ème Congrès de l’Association Posturologie Internationale vient de prendre fin ce dimanche 29 janvier 2017 à Paris Descartes et laisse place à l’organisation du prochain Congrès à Madrid. La FédEO est fière d’avoir rassemblé une soixantaine d’étudiants en provenance de 5 écoles différentes pour cet événement !

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Ce fut l’occasion pour tous d’apprendre, de comprendre et de réfléchir avec de brillants chercheurs autour de la posture, de la douleur chronique et neuropathique.

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Désormais les liens entre la FédEO et API sont plus solides que jamais et nous sommes heureux de pouvoir permettre à nos membres de se rendre plus facilement vers les lieux de savoir et de connaissances.

Au programme de ce dernier week-end, 23 conférences menées par des chercheurs du monde entier, notamment Serge MARCHAND de l’université de Sherbrooke et Bernard CALVINO, professeur de neurophysiologie à l’université de Paris, Alvaro Bejarano ALBEROLA, du centre universitaire de Séville, ou encore Alfonso SALGADO de l’université de Sao Paulo.

Didier BOUHASSIRA, directeur d’unité à l’INSERM et président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur, aura souligné lors de son intervention l’intérêt des structures de recherche pour l’ostéopathie.

La présence d’autant de professionnels différents (médecins, ostéopathes, podologues, posturologues, etc…) permet l’enrichissement personnel autour de discussions inter-professionnelles.

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Bien sûr, nous avons pu écouter avec attention la prise de parole de Pierre-Marie GAGEY et de Philippe VILLENEUVE qui nous ont expliqué les rudiments de la posture et l’importance de la régulation posturale. Un week-end riche et intéressant, une expérience à renouveler.

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 (Nous remercions la page Approche scientifique de l’ostéopathie d’avoir partagé certaines photos avec nous OSTEOPATHIE.)

Nous remercions l’API pour ce formidable travail et les étudiants en ostéopathie de France pour leur motivation et leur intérêt pour la science!

Le Bureau de la FédEO

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Étudiants : attention à la pratique illégale de l’ostéopathie !

La FédEO tient à vous informer sur le statut d’étudiant en ostéopathie et à vous alerter des limites inhérentes à celui-ci.

La loi est claire: la pratique de l’ostéopathie en dehors du cadre de la formation est illégale.

Étudiants en ostéopathie de France, sachez que

si vous pratiquez l’ostéopathie en dehors de votre école,

vous êtes hors-la-loi

et non couverts par votre assurance,

que ce soit sur votre temps personnel ou dans le cadre d’un investissement associatif.

Pour mieux comprendre pourquoi, voici quelques extraits des textes réglementaires, nos explications et nos conseils.

D’après l’article 75 de la loi du 4 mars relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé (loi Kouchner):

« L’usage professionnel du titre d’ostéopathe est réservé aux titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique, délivrée par un établissement de formation agréé par le ministère de la santé »

« Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s’ils sont inscrits sur une liste dressée par le directeur général de l’agence régionale de santé de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations. »

Donc les étudiants, qui ne jouissent pas de diplôme, ni du titre d’ostéopathe et qui par conséquent ne sont pas inscrits à l’ARS, ne peuvent pas exercer l’ostéopathie. Nous verrons plus tard que la seule possibilité de pratiquer notre discipline est dans le cadre de la formation.

Cette disposition légale est renforcée par le décret du 25 mars 2007, relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie:

« Art.4. – L’usage professionnel du titre d’ostéopathe est réservé aux titulaires d’un diplôme délivré par un établissement agréé. »

Un peu loin, nous pouvons lire que le législateur a prévu une interdiction répressible de la pratique ostéopathique pour l’ensemble des non-diplômés :

« Art.15. – Le fait pour une personne non autorisée de pratiquer les manipulations et mobilisations mentionnées à l’article 1er est passible de l’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe. »

Notons qu’une contravention de catégorie 5 relève du pénal et concerne un délit.

Partant de ce constat, dans quel cadre un étudiant est-il protégé dans sa pratique de l’ostéopathie ?

D’après les décrets du 12 septembre 2014 relatif à l’agrément des établissements de formation en ostéopathie (notamment l’article 2 et 10 du décret et l’article 3 et 6 de l’annexe V):

L’utilisation d’une convention de stage d’un établissement de formation agréé par le Ministère de la Santé permet à l’étudiant d’effectuer sa formation pratique clinique. Par conséquent, la formation dans un établissement agréé est la seule possibilité légale de pouvoir pratiquer l’ostéopathie sans diplôme.

En outre, ces établissements ont l’autorisation d’effectuer une formation pratique dans leurs locaux.

Nous conseillons à tout étudiant souhaitant pratiquer en dehors de son école de demander une convention de stage. Pour les révisions, il serait souhaitable de les effectuer dans les locaux de l’établissement afin de pouvoir justifier de la présence d’un ostéopathe à proximité.

Pour finir, il est important de comprendre qu’aucune assurance ne couvrira et ne peut couvrir la pratique d’un acte professionnel par un non-professionnel, peu importe le type de contrat.

Rappelons que tout acte porté sur autrui dans le cadre de l’ostéopathie est soumis à 10 ans de délai de prescription selon la Loi Kouchner du 4 mars 2002, c’est-à-dire que tout acte qui aurait des conséquences néfastes sur la santé d’une personne peut faire l’objet d’une attaque en justice jusqu’à 10 ans après les faits.

Même si cette personne s’avère être un proche, selon la gravité des dégâts, il est fort probable que son assurance lui demande de porter plainte avant d’effectuer un quelconque remboursement.

En l’état actuel de la loi, nous vous conseillons la plus grande prudence et l’observation attentive de ces faits dans votre pratique.

Votre avenir en dépend.

Nous regrettons qu’un dispositif de dérogation n’existe pas pour les étudiants de fin de cycle qui pratiquent déjà régulièrement, à l’instar d’autres professions (étudiants en médecine, dentistes, vétérinaires, etc…).

Cela permettrait de légaliser une certaine forme de pratique hors établissement avant l’obtention du diplôme, comme par exemple les remplacements et le salariat professionnel ou encore les missions humanitaires et la création de dispensaires.

Il faudra trouver une solution pour l’avenir afin de permettre d’améliorer notre niveau de pratique et de donner de l’oxygène aux projets des étudiants.

Cet article est le fruit d’un travail mené par la FédEO au sein de sa commission d’analyse juridique avec des professionnels du droit spécialisé en ostéopathie et l’aide de plusieurs représentants de différents ASP.

Sources:

liens suivant : réglementation de l’ostéopathie

Pierre-Adrien LIOT

Président de la FédEO

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L’ostéopathie Française, un combat depuis 1962

De nos jours, différents textes de lois, décrets, arrêtés ministériels légifèrent la pratique de l’ostéopathie. Ces mesures permettent à notre génération de pouvoir user d’un titre réglementé dans une profession reconnue.

Les derniers décrets nous dotent d’un référentiel de formation uniforme sur le territoire français et de conditions de formation sous tutelle du ministère de la santé.

Pourtant il y a 15 ans, nos maîtres pratiquaient dans l’ombre.

Nous sommes les enfants d’un combat pour la pratique de notre métier, une profession indépendante et exclusive.

Il nous semble donc important de revenir sur l’histoire du statut de l’ostéopathie en France.

Nous espérons que pour certains ce sera une façon de rendre hommage, pour d’autres une manière de comprendre le contexte actuel.

Nous vous proposons une frise chronologique afin de pouvoir visualiser l’évolution :

Poster-evolution-statut-osteo (cliquez sur le lien)

Tout commence le 6 janvier 1962, lors de la parution d’un arrêté ministériel modifiant le code de santé publique: art 372:

« Ne peuvent être pratiqués que par les docteurs en médecine, conformément à l’article L.372 (1°) du code de santé publique, les actes médicaux suivants:

1° Toute mobilisation forcée des articulations et toute réduction de déplacement osseux, ainsi que toutes manipulations vertébrales, et, d’une façon générale, tous les traitements dits d’ostéopathie, de spondylothérapie (ou vertébrothérapie) et de chiropraxie […] »

La messe est dite, c’est le début d’une bataille qui durera plus de 40 ans.

Bien que la manipulation n’ait jamais été le seul outil de l’ostéopathe, c’est pourtant bien elle qui cristallisera le plus les conflits inter-professionnels. Autant auprès du grand publique qu’au sein même de notre profession.

Malgré cette disposition législative l’évolution du nombre d’ostéopathe non-médecin ne va cesser de grandir pendant près d’un vingtaine d’année, au point d’aboutir à une dichotomie dans le paysage de l’ostéopathie:

- les médecins 

- les non-médecins.

Dans un premier temps cela s’explique par un scepticisme important de la part de la population médicale, voire un désintérêt pour l’ostéopathie.

En effet, nous sommes dans les années révolutionnaires du médicament, la médecine manuelle est de plus en plus délaissée par le médecin au profit d’une nouvelle méthode thérapeutique chimique très efficace. Les années 50 ont permis la découverte d’un vaccin contre la polio et les années 60 ouvrent la porte de l’anesthésie moderne, c’est l’essor de la chirurgie.

Par la suite, face à la demande grandissante du grand publique, le monopole médical réagira et tentera d’affirmer son autorité afin de s’accaparer la pratique de l’ostéopathie.

Une guerre juridique se profile.

Elle opposera les deux camps, sur le terrain de la sémantique (qu’est ce qu’une manipulation? qu’est ce qu’un acte ostéopathique?) puis sur le terrain juridique (via la pratique illégale de la médecine).

Au fil du temps les affaires s’amassent et des jurisprudences apparaissent mettant les ostéopathes non-médecins à l’abri de certains chefs d’accusation. Cependant cette situation laisse tout un pan de la profession dans une instabilité chronique vis à vis de la justice.

Ce sera en 1995 que le tribunal Correctionnel de Nancy tranchera en faveur d’un ostéopathe non-médecin (affaire n°3880/95 du 9 octobre 1995):

« Le prévenu (ostéopathe) n’effectue pas de manipulations forcées sur les vertèbres ou la colonne vertébrale, mais qu’il rentre dans une amplitude articulaire »

Ce précédent servira dans la mise en place de l’ensemble de l’argumentaire des affaires qui suivront et donnera le champ libre aux non-médecins pour la pratique de l’ostéopathie.

Au fur et à mesure, malgré les affaires, les non-médecins tenteront une sortie au grand jour.

C’est donc dans ce contexte que naitra le D.U de médecine Naturelle en 1982 à Paris XIII où des ostéopathes non-médecins enseignent, il s’en suivra du D.I.U de médecine ostéopathique à Bobigny en 1995.

Pour l’heure, l’enseignement de l’ostéopathie ne sera accessible qu’aux professionnels de santé.

Cela ne durera pas longtemps puisque les premiers collèges de formation initiales verront le jours en 1996.

Désormais l’ostéopathie sera divisée en trois partie:

- Les médecins

- Les para-médicaux

- Les exclusifs

Cette nouvelle accessibilité régit le début d’une période où l’ostéopathie jouira d’une reconnaissance de plus en plus importante vis à vis des patients grâce à son efficacité.

Cette popularité amènera à un soutien politique important, notamment celui de François Mitterrand en 1985 avec l’ouverture d’une commission dédiée à la reconnaissance de la profession.

Cependant, les différents clivages de chaque partie et le contexte de cohabitation feront de la reconnaissance un débat secondaire et stopperons les initiatives prétendantes jusqu’en 1997.

Le 28 mai 1997 signe un tournant dans les débats autour de l’ostéopathie avec la parution du rapport Lannoye au parlement européen.

Ce rapport servira de base pour motiver le législateur à se saisir de la problématique quelques années plus tard.

Une commission de l’Assemblée Nationale se forme en 1999 autour de la reconnaissance de l’exercice de l’ostéopathie, on pourra lire dans un des rapports:

« Il serait illusoire de refuser la naissance de nouvelles professions relevant du domaine de la santé […] Pour l’assemblée, ces formes alternatives ou complémentaires de la médecine devraient pouvoir être exercées à l’avenir tant par des médecins que par des praticiens de la médecine non conventionnelle correctement formés […] »

En parallèle des discutions en France, la Belgique reconnait l’ostéopathie en 1999.

Les choses bougent en Europe et feront accélérer les travaux Français.

Ce sera Bernard Kouchner, alors ministre de la santé, qui sera chargé du dossier dans le cadre de sa Loi sur les droits du patient.

Cette dernière sera proposée au législateur en 2001 et finira sa course entre l’Assemblée Nationale et le Sénat pour enfin paraître en janvier 2002 sous le nom de LOI KOUCHNER avec son célèbre art 75: reconnaissance de l’ostéopathie.

Désormais, les ostéopathes non-professionnels de santé ne pourront plus être attaqués pour exercice illégal de la médecine.

Cependant les modalités d’accès au titre, la formation et les conditions d’exercices de la profession restent encore à définir.

L’évolution se fera par de nombreux combats syndicaux menés par la profession et les étudiants afin d’aboutir aux réglementations de 2007, 2009 et 2014.

Bien qu’il reste encore de nombreuses améliorations à apporter à la réglementation en vigueur nous nous devons de faire un constat:

notre profession n’est qu’adolescente.

 

« Là ou l’allopathie est vielle de 2400 ans pour forger sa réputation et son image, l’ostéopathie n’est vieille que de 139 ans. »

 L’HERMITE

Nous rendons hommage au travail de Pierre-Luc L’HERMITE qui détaille l’ensemble de cette période dans son ouvrage sur la judiciarisation de l’ostéopathie.

Notre ostéopathie est le fruit d’une bataille menée depuis plus de quarante ans par nos syndicats et par les ostéopathes. Leur travail doit nous rappeler une des règles fondamentales que respecte un thérapeute:

L’humilité.

 Quelle histoire !

Pierre-Adrien LIOT

Yann BRICOLA 

Elodie AIRIAU 

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Désormais, l’ostéopathie a son Tutorat National !

Comme nous vous l’avons déjà annoncé, cela fait quelques mois qu’un Tutorat National en Ostéopathie est créé au sein de la FédEO.

Cette filiale est officiellement active depuis le vote définitif du Conseil d’Administration de la FédEO sur la charte de fonctionnement du TNO en septembre dernier. (charte-filiale-tno)

Le TNO n’a pas chômé depuis puisque qu’il s’est mis à la disposition des étudiants de Rennes, Paris et Nantes pour promulguer l’entraide inter-promotions au sein des écoles.

 

Son logo: par Erwan JAILLER

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C’est ainsi que l’équipe du TNO a permis la création d’associations pour les étudiants d’ISO Paris EST et d’IDHEO Nantes.

Nous sommes heureux de vous présenter les différents responsables de ces nouvelles associations:

 

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L’équipe du Tutorat Ostéopathique de Nantes sous la présidence de Mariette Veillard.

Une équipe à ISO Paris EST travaille actuellement à la réalisation d’un Tutorat grâce à Jean-Bastien RIDE et Fanny ROUSSEL. 

Le Tutorat Ostéopathique de Rennes est quant à lui présidé par Thibault CANAGUIER.

Lorsqu’un étudiant adhère au Tutorat de son école, il accède aux sujets des colles et aux corrections organisées par un Tuteur de la promotion supérieure:

 

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Le TNO propose une base de données de 253 colles (devoirs blancs) corrigés et non corrigés couvrant le programme de première année (tel qu’il est indiqué dans les derniers décrets) ainsi qu’une aide administrative, un accompagnement dans les démarches associatives et une expérience pédagogique accessible à l’ensemble des tutorats qui souhaitent rejoindre notre réseau. En voici un petit extrait:

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Parmi les idées d’outils pédagogiques, nous avons par l’exemple mis en place un examen blanc de pratique pour les étudiants de première année. L’objectif était de mettre les étudiants dans les mêmes conditions de stress qu’un examen peut engendrer, parfois à l’origine d’erreurs involontaires et évitables.

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Photo issue des examens blancs du TOR

Aujourd’hui, Jordan Marion, notre vice-président et Tuteur Général, prend la relève et collabore avec notre développeur Luiz Claudio VISNADI dans le but de construire un site regroupant une banque de QCMs, dont vous pouvez juger de l’avancement sur ce lien: Tutorat National en Ostéopathie

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Nous espérons terminer l’ensemble de ces travaux pour la fin de l’année 2017 et permettre à chaque étudiant de France de pouvoir s’exercer quotidiennement sur les bases théoriques de notre profession.

Prochainement, le TNO se lancera dans un rapprochement avec les Tutorats de PACES – comme ce fut le cas avec le Tutorat de médecine de Caen l’année dernière lors de la construction de notre projet – afin de pouvoir échanger sur les méthodes pédagogiques.

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.

Le Bureau de la FédEO

Le Tutorat National en Ostéopathie (TNO)

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Et si nous partagions tous, tout simplement?

Lorsque l’on est étudiant en ostéopathie, il est une étape importante dont on doit s’affranchir avant le sésame: le Mémoire.

Ce travail est le fruit de 5 années de formation et d’une année de réflexion intensive le rendant aussi personnel qu’utile aux autres.

Ce projet est d’ailleurs souvent présenté par nos formateurs comme un engagement pour l’avenir de la profession puisque notre travail peut être repris et amélioré indéfiniment par les générations qui passent.

Pourtant, aucune mutualisation inter-collèges (inter-écoles) n’est établie.

Il nous semble important que ce barrage soit levé pour tirer l’ostéopathie vers le haut et améliorer la qualité de nos propres travaux.

Cette problématique est récurrente dans les discussions entre étudiants et lors de nos réunions, c’est pourquoi, lors de notre dernière assemblée générale nous avons décidé d’imaginer des propositions concrètes dans le compromis et le respect de chacun des partis.

Nous sommes donc allés à la rencontre de directeurs d’écoles, de responsables pédagogiques, d’associations et nous nous réjouissons de l’accueil de notre projet à première vue.

Nous sommes persuadé qu’un compromis peut être trouvé et nous invitons toutes les organisations intéressées par ce projet à nous aider à le réaliser.

A toute les écoles de France, la FédEO vous propose de devenir le relais pour que vous et vos étudiants ayez accès aux écrits des autres institutions.

La Connaissance ne se divise pas, elle se multiplie.

Le Bureau de la FédEO

 

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Promenade sous la peau avec Jean-Claude Guimberteau.

Le 24 novembre dernier l’Académie d’Ostéopathie conviait Mr Guimberteau à Paris pour une conférence sur l’architecture intérieur.

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Mr Guimberteau (chirurgien et anatomiste) a travaillé sur les tissus conjonctifs par l’observation sous endoscope sur patient vivant.

Lors de la conférence, Mr Guimberteau nous propose de plonger à l’intérieur du tissus vivant grâce à l’endoscopie. Il nous décrira étape par étape les observations et les impacts de la mobilité tissulaire sur la globalité de l’organisme. Les images qui nous sont projetées pendant ces 3 heures partent du millimètre jusqu’au micron sur des individus vivants.

Nous visualisons notre anatomie comme jamais auparavant.

A vous d’en juger:

Il est admis de manière académique que les tissus sont stratifiés et séparés par des espaces virtuels, le tissus conjonctifs ne serait qu’un tissus de comblement formant ces espaces de séparations.

Pourtant, lorsque notre guide nous montre la réalité de l’affaire avec son endoscope, une première constatation se jette sur nos yeux : Les espaces virtuelles ne sont pas visible et l’organisation conjonctive semble chaotique.

En effet, Guimberteau nous explique que, même si les modèle linéaire de la physique newtonienne nous semble plus accessible, dans nos modèle explicatif actuelle, ils ne sont pas pour autant de mise dans la réalité.

En effet, le tissus conjonctif répond à trois caractéristique observables et objectivables :

  • Une organisation fibrillaire, fractal, chaotique et imprévisible
  • Une mobilité permanente
  • Une continuité tissulaire de la peau à la membrane plasmique des cellules.

 

Ces caractéristiques font rentrer ce système dans un schéma de fonctionnement non compartimenté et voué à l’adaptation !

Tout au long de notre visite, Mr. Guimberteau nous expliquera l’importance de la relation entre la cellule et son environnement mettant en lumière ce que nous pouvons appeler Structure et Fonction.

Cette organisation tissulaire est la même, sans interruption, du derme jusqu’au cellules organiques et même jusqu’au mithocondrie via le cytosquelette.

Les cellules s’organisent et s’adaptent à l’environnement fibrillaire qui les entoure réagissant comme des « ballons d’eau » soumis à différentes contraintes.

Ce maillage est le même à tous les niveaux du corps humain ce qui amènera Mr. Guimberateau à parler de Tissus Constitutif plutôt que Conjonctif.

Prenons quelque exemples :

- Entre chaque fibres musculaire il existe un réseaux collagéniques liant les membranes plasmique de chacunes des cellules contractiles.

- Lors d’une contraction fibreuse ce réseau s’étire et harmonise le mouvement.

- Les fibres étant disposé en continu jusqu’au derme, c’est l’ensemble des tissus avoisinant qui va amortir la contrainte et la répartir.

Autre exemple,il n’y a aucune séparation entre l’intima des vaisseaux sanguins et le complexe conjonctif avoisinant.

Cette disposition permet aux vaisseaux de s’adapter à chaque mouvement des différents organes les un par rapport aux autres.

Nous sommes en présence d’un tissus qui guide la physiologie des organes, qui harmonise leur position, qui absorbe les contraintes mécaniques par répartition et enfin qui relie l’ensemble de l’organisme.

Cette dernière fonction nous est d’ailleurs montré lorsque Mr. Guimberteau nous montre ce qui se passe lorsqu’un ostéopathe mobilise un tissus:

Toute l’organisation bouge, se réorganise, s’adapte aux mouvement jusqu’aux cellules. Il en est de même lorsque l’on observe un tendon se mobiliser de plusieurs centimètres suite à une contraction musculaire.

Petit à petit le chirurgien nous explique que l’ensemble de nos tissus suivent la même organisation dans l’espace, de l’os à la peau, avec pour seul différence leur matériel de construction (calcium, GAB, etc…).

Au vue de ces travaux il apparaît évident que la biomécanique et l’anatomie vont rentrer dans un nouvel âge et que de nouveaux modèles explicatif sont à l’aube d’éclore.

Une affaire à suivre !

Merci à l’académie d’ouvrir ces conférences (ainsi que les esprits) aux étudiants en ostéopathie.

Pour d’autre information sur les évènement de l’Académie:www.academie-osteopathie.fr

Pierre-Adrien LIOT

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L’ostéopathie à l’hôpital (des nounours) !

Depuis septembre dernier l’équipe de la FédEO a décidé d’agir pour la reconnaissance de notre filière auprès de nos futurs collègues: les étudiants en santé.

Il nous semblait important que les étudiants en ostéopathie participent à des projets, communs avec nos futurs collègues, pour ouvrir les portes de la discussion et du partage. Nous avons fait la démarche d’entrer en contact avec les associations de l’Hôpital des nounours (HDN) dans différentes villes.

L’Hôpital des Nounours, le projet, son histoire:

L’hopital des nounours est une association d’étudiants en santé permettant aux enfants de découvrir le monde de la Santé de façon ludique et pédagogique.

Le projet Teddy Bear Hospital est né en Allemagne en l’an 2000 sur initiative d’une association d’étudiants en médecine. Plus tard il s’étend dans les pays voisins et notamment en France grâce à l’IFMSA (fédération internationale des associations d’étudiants en médecine). En France, c’est l’ANEMF (association nationale des étudiants en médecines de France) qui l’organise dans l’ensemble des CHU de France.

Au fil des ans et des sessions l’HDN a toujours plus de succès, si bien qu’en 2007 les 39 facultés de médecine de France ont acceuilli près de 8 500 enfants et le projet fût soutenu officiellement par le Ministère de l’éducation nationale et l’UNICEF. En 2010 c’est le Ministère de la santé qui soutien le projet à son tour.

Le principe:

L’HDN accueille des enfants de moyenne et grande section de maternelle (4-6 ans) au sein d’un hôpital fictif et ephémère, reconstitué par les étudiants des différentes filières de santé (médecine, pharmacie, dentaire, kinésithérapie, ergothérapie, sage-femme, ostéopathie, orthophonie, orthoptie, audioprothésistes, psychomotricité, infirmiers, manipulateur radio etc…)

Aux côtés d’un brancardier qui les suit tout au long du parcours, les enfants viennent  faire soigner leurs nounours malades en passant par différents stands :

  • la salle d’attente
  • le nounoursologue (médecin du nounours)
  • le radiologue
  • l’infirmier
  • le chirurgien
  • le pharmacien
  • le dentiste
  • le rééducateur
  • l’orthophoniste
  • la sage-femme
  • l’audioprothésiste
  • l’orthoptiste

Objectifs pour les enfants :

-Découvrir le monde de la santé et acquérir les notions de base de santé publique (hygiène, découverte du corps humain, vaccination)

-Réduire l’angoisse de la blouse blanche et dédramatiser l’hôpital.

-Engager le dialogue parent-enfant autour du monde de la santé au retour de l’HDN.

Objectifs pour les étudiants :

-Se familiariser au contact avec des enfants dans le but d’acquérir des réflexes pour sa profession future.

-Travailler aux cotés d’autres étudiants en santé

Ce projet s’est concrétisé le 21 novembre à LYON où Elodie Airiau (secrétaire générale de la FédEO) et les étudiants de son école son intervenus au théâtre Astrée sur le campus de la Doua à Villeurbanne à la première session de l’Hôpital des nounours de Lyon.

Cette journée s’est couronnée d’un franc succès puisque les ostéopathes se sont fondus dans la masse et ont été particulièrement bien accueillis, que se soit par les enfants ou par leur collègues étudiants en santé.

Nous sommes heureux de savoir que prochainement ce sera Nantes et Rennes qui pourront participer à cet évenement aussi attendrissant que constructif.

Après l’invitation faite aux étudiants en ostéopathie à participer au congrès HOPE qui aura lieu les 24, 25 et 26 février 2017 à Lyon. (cf article) Voilà qui constitue deux grands pas vers l’ouverture de notre profession au monde médical et paramédical.

 

Elodie AIRIAU

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Tarif étudiant pour le Congrès de Posturologie.

Une année sur deux le congrès de l’Association de Posturologie Internationale (API) est organisé à Paris. Cette année, il se déroulera les 28 et 29 janvier 2017.

WWW.POSTUROLOGIE-INTERNATIONNALE

Nous avons décidé de maintenir le partenariat avec cet organisme qui rassemble différents praticiens de santé du monde autour des dernières découvertes en posturologie.

Cette année, le congrès portera sur la Douleur chronique et neuropathique, voici le programme et le dossier d’inscription: api2017-def

Si vous êtes étudiant au sein de l’une de nos associations membres vous pouvez remettre votre inscription auprès de notre Président par courrier:                                                                                  Liot Pierre-Adrien

7 Rue Louis Armand, Appartement 004.

35170 Bruz

Le tarif étudiant pour les associations membres de la FédEO est de 50 euros pour la totalité du congrès (à régler par chèque à l’ordre de la FédEO).

Inscription jusqu’au 15/12/2016.

Pour plus d’informations, contactez directement le bureau national via notre rubrique contact.

Nos associations Membres:

– BDE IFOGA

– BDE ISOSTEO LYON

– BDT ISO PARIS EST

– Tutorat-  IO RENNES

– Tutorat et BDE- IDHEO

– OSD France

Pour l’heure nous vous distribuons un petit article sur la douleur et la posture: posturologie-yunsanmeas

 

Pierre-Adrien LIOT

 

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La FédEO vous propose de participer au Congrès HOPE

Cette année les étudiants en ostéopathie sont conviés à participer au congrès HOPE qui réunit tous les étudiants en santé autour du thème de la pathologie chronique et rare. L’objectif est d’apporter une vision pluridisciplinaire au monde de la santé et de nous rapprocher autour d’un thème qui nous concerne tous sur un week-end de formation collective.

Cette initiative part d’un constat:

« L’absence de vision interprofessionnelle dans les formations en lien avec la santé semble être déterminants dans les lacunes de notre système de santé. Le Congrès HOPE a pour but de participer à combler ces manques, dans l’intérêt des patients. »

Les étudiants en ostéopathie sont sensibles à ce constat et pensent qu’il est important de pouvoir, nous aussi, nous investir auprès des acteurs de la santé de demain.

C’est pourquoi le Conseil d’administration de la FédEO a décidé de permettre aux étudiants en ostéopathie de pouvoir participer à cette manifestation.

Ce congrès aura lieu à Lyon du vendredi 24 au dimanche 26 février 2017 au Campus Rockefeller de l’Université Claude Bernard Lyon 1.

Le coût de ce week-end est de 38 euros, les inscriptions sont ouvertes sur le site internet suivant: inscriptions

Le programme, défini par l’association HOPE est disponible sur cette adresse: programme HOPE.

Pour plus d’informations n’hésitez pas à vous renseigner sur le site de l’association: CONGRES HOPE.

 

Le Conseil d’administration 

 

 

 

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Masterclass du SNOS

Chaque Année le Syndicat National des Ostéopathes du Sport (SNOS) organise un Masterclass ouvert aux étudiants de 5ème année de formation.

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Cette année encore, nous avons l’honneur de vous présenter leur invitation à les rejoindre pour cette journée de formation qui se déroulera sous forme d’un congrès dont voici le programme:

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La Masterclass aura lieu à l’université Pierre et Maris Curie à Paris de 9h à 18h le 19 novembre prochain.

Le tarif étudiant sera de 40 euros.

Cet événement est l’occasion de s’informer sur les besoins des sportifs de haut niveau et sur la pratique de l’ostéopathie dans le cadre de la compétition sportive.

Vous pouvez vous inscrire via :la fiche-inscription

Plus d’infos :

osteopathessport@wanadoo.fr

Le bureau de la FédEO

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Une nouvelle année démarre pour la FédEO

Ce week-end a eu lieu l’Assemblée Générale Ordinaire de la Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie.

Cette année, c’est en Bretagne, dans l’enceinte de IO Rennes que le bilan s’est effectué. Les représentants des associations membres ont pu délibérer et élire le nouveau bureau national de la FédEO:

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Pierre-Adrien LIOT (Président)

Yann BRICOLA (Premier Vice-président) / Jordan Marion (Vice-président chargé du Tutorat National en Ostéopathie)

Elodie Airiau (Secrétaire Générale) / Jean-Bastien RIDE (Secrétaire Adjoint)

Pierre-Yves POITEVIN (trésorier)

Nos principes fondateurs n’ont pas changé, la FédEO se doit de soutenir les projets des étudiants! Pour cela, la formation de groupes de travail ou de commissions autour de thématiques est possible.

La FédEO vous propose déjà les services du TUTORAT NATIONAL EN OSTEOPATHIE ou encore de la Commission Rédaction.

Vous voulez vous investir dans l’une des missions de la FédEO ou encore participer aux débats au sein de l’association. Vous aimeriez que la FédEO fasse une présentation dans votre école, contactez-nous !

Pierre-Adrien LIOT: 06 76 54 62 50

Yann Bricola: 06 40 11 38 73

Ou envoyez nous un mail sur notre secrétariat: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Faites-nous part de vos idées, enrichissez nos projets, ensemble trouvons une solution pour les faire aboutir.

Vous avez une voix

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Partenariat avec l’Ostéopathe Magazine !

La FédEO propose aujourd’hui à ses étudiants membres un accès simplifié et privilégié à l’Ostéopathe Magazine!

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L’Ostéopathe Magazine propose tous les trois mois des dossiers approfondis, apportant une information complète sur des sujets en relation avec l’Ostéopathie. En quelques mots, c’est un magazine indépendant qui suit l’actu de l’ostéopathie. Il accompagne les ostéopathes en France et partout dans le monde : Suisse, Belgique, Canada, etc.

Mais L’Ostéopathe Magazine, c’est aussi un site web www.osteomag.fr, site d’informations riche en actualités, interactif, participatif, relié aux réseaux sociaux…

Vous retrouverez des infos, mais aussi l’agenda et d’autres services!

Aujourd’hui nous allons plus loin et nous proposons à nos membres l’offre à 40 € au lieu de 60 € pour un an, avec réduction tarifaire sur les revues antérieures.

Pour cela, nous organisons donc une inscription nationale réunissant chacune des vôtres sur le site de l’Ostéopathe Magazine afin de pouvoir bénéficier au mieux des avantages proposés.

Pour bénéficier de cet avantage, votre BDE ou associations membres vous transmettra le code promotionnel vous pourrez ensuite vous inscrire directement sur le site internet du magazine, voici le lien : inscription ostéomag , le code vous est demandé au moment du règlement (attention le prix inscrit ne sera modifié qu’après le code validé).

Ce code vous sera transmit prochainement et ne sera valide qu’à partir du 12 octobre jusqu’au 19 octobre!

Le bureau de la FédEO

Communiqués de presse - FédEO

4ème Assemblée Générale Ordinaire de la FédEO

La FédEO (Fédération Nationale des Etudiants en Ostéopathie) organise son Assemblée Générale le 17 septembre prochain à 14 heures .

Ce rassemblement est ouvert au public vous êtes donc tous conviés à venir.

Nous organisons chaque année cette assemblée dans une ville différente, en 2016 elle aura lieu à Rennes.

Au cours de cette réunion, l’ancien bureau de la FédEO reviendra sur les événements de cet été et fera un bilan des actions menées sur l’année 2015/2016. Nous organiserons ensuite l’élection du nouveau bureau par nos membres ainsi que le projet associatif pour l’année 2016/2017.

L’Assemblée Générale Ordinaire est  l’occasion pour chaque étudiant en ostéopathie d’être informé sur l’actualité, de rencontrer d’autres étudiants, et de partager un moment agréable !

Pour plus d’information: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Se fédérer, c’est avancer!

Pierre-Adrien Liot

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Sutherland : La mécanique du Crâne

Dans le traitement ostéopathique, le thérapeute s’intéresse autant à la structure qu’à la fonction des systèmes articulaires, des systèmes tissulaires (organes, fascias,…) ou bien des systèmes circulatoires (sang,…) qui constituent le corps humain. Par ailleurs, une structure
particulièrement complexe et grandement précieuse semble détenir un pouvoir attrayant, que l’ostéopathe ne peut éviter : le crâne.

De la forme d’un puzzle dont les 29 os sont les pièces maîtresses, le crâne renferme un assemblage de tissus nerveux nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Bien qu’elle protège cette usine chimique, la boîte crânienne est soumise à un mécanisme bien rôdé, qui lui permet non seulement de s’adapter aux contraintes, mais qui permettrait aussi de posséder un mouvement intrinsèque. Une force vitale, à l’origine de ce mouvement indépendant, a symboliquement été nommé par l’ostéopathie « mouvement respiratoire primaire ». C’est grâce à ces découvertes que William Garner Sutherland s’est fait connaître ; et c’est par son immense travail que la philosophie ostéopathique a connu un tournant dans son évolution.

comment en est-il arrivé à élaborer l’ostéopathie crânienne et par quels outils a t’-il pu déchiffrer le casse-tête que lui imposait le système crânien ?

C’est une année avant la fondation de l’ostéopathie par Still que William Sutherland vit le jour, soit le 27 mars 1873 dans le Winscosin (état nord des Etats-Unis). Issu d’une famille agricole modeste d’origine écossaise, le jeune William connût une vie paisible et sans histoire jusqu’à l’âge de douze ans, moment où il commença à travailler dans le journalisme en tant qu’apprenti imprimeur. Entre 1885 et 1890, il changea trois fois de sociétés avant d’entreprendre des études secondaires à l’Université d’Iowa en 1893. Cependant, il reprendra son travail dans le journalisme l’année suivante, abandonnant ainsi son cursus universitaire et poursuivant durant quelques temps
son chemin dans la presse.

C’est à partir de 1897 que tout va prendre une autre tournure pour William puisqu’à l’âge de 24 ans, il entend parler de l’ostéopathie pour la première fois. Surprenant les éloges contradictoires qui se formulent au sujet de cette nouvelle thérapie, il se rendit à des conférences orchestrées par les élèves de Still (et notamment Charles, le fils même du pionnier). Étant interloqué par les propos tenus de ces nouveaux thérapeutes, ahuris de voir des trains entiers de malades se diriger vers Kirksville et joliment surpris de constater leurs soulagements instantanés après consultation, il décida de quitter définitivement son poste dans le journalisme afin d’entrer en première année
d’ostéopathie en 1898.

Durant deux années, il va recevoir et acquérir l’apprentissage de ses professeurs, tout comme il va vivre une expérience des plus prédicatrices :

Un beau jour de l’année 1900, alors que William venait de rentrer dans le bureau de Still, sa vision se percuta sur un crâne humain désarticulé. Faisant preuve d’observation, il scruta notamment le bord des pièces osseuses et y constata des « biseaux ». A cette découverte, une question s’émergea de son esprit, « Pourquoi ces biseaux ? », laquelle sera accompagnée subitement d’une autre remarque « … sinon pour permettre le mouvement. »

Le mariage de ces deux constats suscita en lui une vague idée, dont le courant de celle-ci l’orienta vers les temporaux. William ne put s’empêcher de les familiariser avec des écailles de poisson, qui seraient animées et rythmées par une force qui va et qui vient. Néanmoins, il délaissa cette idée « folle » pour se reconcentrer sur ses études, passer ses examens et ainsi obtenir le titre d’ostéopathe.

C’est alors que commençait une vie de thérapeute pour William. Bien que ce dernier connaissait le bonheur en se mariant avec Arah Strand dans les années 1900, il semblait encore secoué par le questionnement incongru éprouvé au sujet de ces « biseaux ».

Pour sortir de ce manège intellectuellement tumultueux, il décida de revenir sur son intérêt pour le mouvement possible des os crâniens. A l’aide d’un crâne humain et d’un canif, il détacha, étudia, compara et classa les différentes pièces ainsi que leurs rapports articulaires composant la sphère crânienne.

Son acharnement à chercher se fera au point que son quotidien (et par conséquence son domicile) seront occupés par un temporal par ci, un sphénoïde par là… Arah dira même de sa relation avec son mari que « ce fut la période osseuse de notre mariage ».

Après que l’esprit de William fut comblé par ses proéminentes recherches, ce dernier ajouta une troisième question au palmarès d’interlocutions qu’il avait établi durant ses études : « les os ont-ils de simples possibilités de mouvements ou sont-ils participants actifs d’un mouvement ? ».

Dans l’optique de mieux débattre à ce sujet et d’en tirer une conclusion, Sutherland prit la responsabilité de rentrer dans une phase d’expérimentation sur son propre crâne.

Pour cela, il utilisa différents dispositifs fabriqués par ses soins dans le but de reproduire des tensions et traumatismes (au préalable soigneusement étudié).

A partir de 1920 et durant neuf ans, le praticien observa et relata toutes les anomalies qui apparaissaient, altérant autant son état physiologique comme psychologique. C’est ce que nous explique Arah Strand :

« Parmis ses expériences personnelles suivant la production des lésions qu’ils s’étaient imposées, il y eut une flambée soudaine de sinusite, alors que ses sinus avaient toujours fonctionné comme ils devaient. Sa vision se modifia également en fonction des tests de restriction. La concentration qui était chez lui remarquable se trouva altérée de manière notable. Occasionnellement, il eut des accès de
brusqueries et d’irritabilités, ce qui n’était pas du tout naturel pour lui. De plus, il était étrangement distant. »

A 56 ans, Sutherland pense avoir compris tout l’enjeu du crâne dans l’équilibre organique et émotionnel. Il le fit savoir en publiant de nombreux articles sur ses travaux dans des revues scientifiques. Mais ceux-ci furent totalement ignorés.

Cet échec silencieux ne l’a pas empêché de mettre en pratique ses conclusions. Ainsi, de 1929 à 1939, il se rend continuellement dans un hôpital pour recevoir des enfants dépendants à l’institut. Les résultats de ses nouvelles techniques seront très positifs, puisque Sutherland semblait réussir à inverser le pronostic et à redonner la mobilité à ces enfants.

Avec ce bilan, la continuité de ses recherches fleurit ses connaissances et sa maturité intellectuelle. Possédant plus de bagages au plus de vingt ans d’études, Sutherland réunit tous ses articles pour les relier dans un seul et même ouvrage : « The Cranial Bowl ».

Sans faire l’impasse sur les os crâniens, il théorise le « mouvement respiratoire primaire » qu’il décrit comme une marée (un mouvement qui va et qui vient), se penche sur l’anatomie du système nerveux et explique les quelques techniques de correction mises en place par ses soins.

Encore une fois, les publications de William connaissent un nouvel échec. Mais au lieu de passer inaperçu, son livre connaît de vives critiques de la part du monde scientifique, comme de la part de certains confrères. L’année suivante, Sutherland est convié à une conférence sur son livre, mais ses opposants détracteurs tentèrent de décommander cette assemblée, comptant ruiner ses efforts et son courage.

Pour autant, l’ostéopathe refusa de se laisser envahir par cette opposition et imposa sa visite à la conférence de Denvers. Bien que l’assistance fut maigre, une oreille semblait bien attentive à la philosophie et à la science de Sutherland, ce fut celle du Dr Raleigh.

De par sa présence et son intervention, l’année 1942 fut pour le concepteur crânien une année de changements importants : dans sa popularité (Sutherland fit de nombreux voyages, publia de nouvelles brochures et offrit son enseignement à des étudiants tel Harold Magoun ou Viola Frymann) que dans son expérience thérapeutique (apparition de la coopération respiratoire du patient, émergence de la notion du « fulcrum »,…).

Du haut de ses 72 ans, il fonda avec le Dr Raleigh « the Osteopathic Cranial Association », qui sera rattachée à l’Académie américaine d’ostéopathie. De cette fondation jusqu’à la supervisation de « Osteopathy in the Cranial Field » d’Harold Magoun en 1951, William Sutherland s’aventura sur de nouveaux concepts de l’art ostéopathique : compression du quatrième ventricule, travail avec le « Still point », etc…

L’évolution de sa pensée fera qu’il adopta lors de ses séances un contact doux, léger et sans technicité sur le crâne de ses patients. Après avoir créé la « Sutherland Cranial Teaching Foundation » en 1953, William Garner Sutherland sentit ses forces l’abandonner. Le 23 septembre 1954, ce dernier fit promettre à Magoun de répandre le concept et le traitement crânien en Europe où « l’ostéopathie, pas institutionnalisé, laisse les esprits vierges de tout préjugé ».

Il s’éteignit à l’âge de 81 ans.

Avec ces éléments, l’histoire même de Sutherland semble s’apparenter à celle de grandes figures, non pas par son personnage, mais par son évolution personnelle. En effet, bien que le concepteur crânien soit parti de théories se basant avant tout sur des sciences mécanique et physiologiques, ce dernier, à l’instar de Still ou bien de Swedenborg, a fini par s’apercevoir que tout son art se liait à une évidence proche d’une belle et sincère spiritualité ; quant à sa philosophie, il s’agissait simplement d’apporter et de faire du bien à autrui.

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Bibliographie : Lionelle et Marielle Issartel « L’ostéopathie exactement ».
Arah Garner Sutherland « Textes fondateurs de l’ostéopathie dans le champ crânien »

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C’est la Rentrée!

C’est la reprise des cours pour certains d’entre nous en ce début du mois de Septembre, mais progressivement chacun se dirige vers son école pour entamer l’année 2016/2017.

Ce début d’année est l’occasion pour prendre connaissance avec nos 1er années et de les accueillir comme il se doit dans le monde de l’ostéopathie.

C’est pourquoi, l’équipe de la FédEO vous souhaite une agréable rentrée scolaire et du courage pour tout vos projets à venir!

Le Bureau de la FédEO

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Un pour Tous, Tous pour Un!

J- 17 avant le grand départ des cinq mousquetaires de l’ostéopathie!

 Le 18 juillet prochain, Manon Lebrun, Elise Leroux, Mariéva Gruffat, étudiantes en 4ème année d’ostéopathie et Coline Chambon fraîchement diplômée, partiront en mission humanitaire avec Lucie Bauduin (Ostéopathe DO) au Sénégal. Cela permettra à la population de bénéficier de soins ostéopathiques gratuits.

Nos étudiantes ont organisé leur départ pour l’Afrique, dans le cadre de leur association : Ostéopathie Solidarité et Développement (OSD).

Ce périple débutera à Dakar au centre de santé de Ouakam. S’en suivront des interventions à l’hôpital traditionnel de Keur Massar et à la Maison Rose Guédiawaye.

 La seconde partie de la mission se déroulera à St Louis dans les centres de l’association La Liane, de la case de santé de l’hydrobase et de Goxumbaaj.


La mission durant un mois, l’équipe mettra en place un dossier présentant les caractéristiques de chacun dans le but d’effectuer un bilan.

A savoir que pour rendre cette mission possible, il a fallu la préparer en amont. En effet, cela fait maintenant 6 mois que ces jeunes femmes travaillent intensivement pour récolter les financements nécessaires au bon déroulement de la mission.

Notre équipe tient à féliciter cette initiative et la motivation dont ces jeunes femmes ont fait preuve pour mener ce projet à terme.

 Nous rappelons qu’OSD est une association nationale indépendante. Cette mission s’effectuera donc, grâce aux donations, fonds propre et bénévolats.

 C’est pourquoi, il nous semble indispensable d’encourager leurs efforts. Nous vous proposons donc de les soutenir financièrement via un lien internet:

Je soutiens OSD

Vous pouvez également les contacter à l’adresse mail suivante : osdsenegal@gmail.com
Les cinq mousquetaires vous remercient d’avance !
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La solidarité, c’est l’aîné qui tend la main au cadet, le valide au malade. (Henri-Frédéric Amiel)
Pierre-Adrien LIOT
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Rencontre avec le ministère

Nous avons été reçus le 19/04/2016 au Ministère de la santé suite à la demande de notre Conseil d’Administration afin de pouvoir éclaircir certains points qui soulevaient des interrogations de la part des étudiants (http://fedeo.eu/agrements-ecoles-que-se-passe-t-il/).

Le Ministère nous a confirmé qu’aucune vérification sur place n’a été faite jusqu’à présent et que les dossiers scrupuleusement remplis et soumis aux vérifications de la CCNA constituent à ce jour le seul support d’obtention d’un agrément. Nous avons alors suggéré qu’un ordre de mission envers l’IGAS soit mis en place. Le Ministère s’est engagé auprès de nous à faire cette démarche, ce qui aboutirait à des contrôles qui auront certainement lieu lors de la rentrée 2017.
L’IGAS peut être missionnée d’urgence lorsque cela est nécessaire, mais l’application d’un texte ou d’une loi ne rentre pas dans cet état d’urgence, d’où le long délai entre l’application du texte et la vérification.

S’il advenait qu’une école ne répondait en réalité pas aux critères d’agrément, elle se verra retiré celui-ci immédiatement et chaque étudiant sera juridiquement en droit de lui demander le remboursement intégral des frais d’études engagés.

Par ailleurs, il est possible suite à des constatations de non respect des critères d’agrément, de charger directement les ARS (Agences Régionales de Santé) d’une mission de vérification. Celle-ci peut conduire à la perte de l’agrément si le manquement est confirmé avec les mêmes conséquences. Cette demande peut émaner du Ministère ou d’un tiers.

Le Ministère nous a également informé de la mise en place d’ici 2 ou 3 ans d’une Commission de suivi ayant pour but d’avoir un certain recul sur la réforme et d’observer son fonctionnement, puis de l’améliorer le cas échéant (en terme de densité de cours, de faisabilité, etc …). Cette commission visera a vérifier que le référentiel répond bien à toutes les attentes, tant du point de vue de la qualité de formation, que du point de vue de l’étudiant qui s’y confronte.

Concernant le mode de fonctionnement de la CCNA, qui soulevait des interrogations auprès des étudiants, le Ministère nous a expliqué qu’il n’était pas possible d’y apporter des modifications. De plus, il nous a indiqué que ce n’est pas son rôle de se déplacer dans les écoles pour vérifier la véracité du dossier. La mise en place d’une obligation de faire appel à un organisme neutre afin de monter le dossier d’une école (comme c’est le cas pour certains labels par exemple) n’a donc pas été retenue. Cependant la mise en place de la nouvelle commission de suivi et de l’inspection de l’IGAS permet de confirmer ou infirmer le cas échéant le premier contrôle effectué par la CCNA.

En conclusion :
- A ce jour, une école obtient son agrément sur dossier, étudié par la CCNA et certifié conforme en tous points aux décrets
– Aucune vérification des dossiers dans les écoles n’a été faite pour l’instant
– Inspection de l’IGAS prévue dans les alentours de 2017 avec un contrôle possible des ARS en continu.

Nous remercions le ministère de nous avoir reçu rapidement et d’avoir répondu à nos questions et aux questions que les étudiants nous ont transmis. 

                       Mathias MILTENBERGER                                                   Pierre-Adrien LIOT
                         Président de la FédEO                                                    Vice-président de la FédEO

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Agréments / Écoles, que se passe-t-il?

Comme beaucoup d’entre vous ont pu le constater les 09 et 10 mars derniers, une nouvelle vague d’écoles s’est vue obtenir un agrément et pour certaines, une augmentation d’effectifs.

Face à cette situation, la FédEO a réuni en urgence son Conseil d’Administration pour dresser le bilan de la réforme de 2014. C’est donc avec l’ensemble des représentants des écoles membres que nous avons réfléchi aux réels problèmes auxquels TOUS les étudiants seront à présent confrontés:

La qualité de leur formation

A l’heure actuelle, il y a 31 institutions qui ont l’autorisation agréée pouvant fournir un titre d’ostéopathe en France.

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Cette nouvelle situation nous laisse perplexe et amène son lot de questions.

Nous avons donc cherché dans les textes une explication. Le référentiel de formation a été créé pour donner à chaque étudiant tous les outils dont il a besoin pour devenir un bon ostéopathe et pour effacer les inégalités de formation.

A cette époque, il existait des écoles qui formaient en 3 ans, qui n’enseignaient ni le viscéral ni le crânien, et d’autres n’avaient même pas de clinique interne.

Nous venons d’obtenir les résultats des demandes d’agréments ou d’augmentation d’effectifs pour la rentrée 2016.

Ne ne le cachons pas, le résultat nous déçoit en vue des disparités énormes entre les établissements et le temps imparti pour uniformiser la formation !

Voici quelques chiffres :

– Rentrée 2015: 23 écoles agréées, capacité de 7836 étudiants + 3 agréments provisoires, capacité de 1220 étudiants

– Rentrée 2016: 31 écoles agréées, capacité totale de 11 058 étudiants.

Nous passons de 1567 diplômés potentiels par an, sans les écoles avec un agrément provisoire (1811 diplômés potentiels avec) à 2211 diplômés potentiels par an.

Au vue de ces chiffres, une question se pose: De quelle manière obtient-on un agrément ?

Voici un schéma récapitulatif de la procédure d’obtention d’agrément auprès du ministère de la santé:

SHEMAS D’UNE DEMANDE D’AGREMENT

 

Les écoles doivent constituer un dossier de bonne foi sur les normes définies par les décrets.

Celui-ci est transmis au Ministère de la Santé, qui le transmet à la CCNA (Commission Consultative Nationale d’Agrément).

Ensuite, la CCNA évalue si le dossier est complet, puis nomme deux rapporteurs pour analyser le dossier et confirmer sur un plan administratif s’il répond aux exigences fixées par les décrets.

La CCNA vote un avis positif ou négatif sur l’agrément des écoles, et le Ministère décide de suivre ou non ces avis. A aucun moment, il n’est écrit que les écoles devront se soumettre à une vérification sur place pour constater la véracité ou non du dossier.

Pour qu’une école soit agréée, il lui suffit donc de rendre un dossier parfait, qui ne peut être contesté par la CCNA, et elle obtient un agrément sans vérification !

Qui est responsable de la vérification réelle des éléments du dossier?

L’organisme qui veille à ce que le dossier reflète la réalité est l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales). Si celle-ci constate que l’école n’est pas conforme et que son dossier ne correspond pas à son fonctionnement réel, elle peut retirer son agrément.

Cependant, à ce jour aucune vérification n’a été réalisée, et aucune vérification n’est planifiée.

C’est pourquoi la Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie s’interroge sur la réelle mise en place par toutes les écoles de l’application des décrets.

Cela semble étonnant que des écoles avec 50 consultations par étudiants en fin de cursus, comme cela à était stipulé en 2015, soient passées en UN AN à au moins 150 consultations. Nous nous inquiétons de la qualité de la formation de nos semblables, qui pensent désormais que la réforme à aboutit à un aplanissement de la formation alors qu’elle reste à l’heure actuelle encore disparate.

Au vue de ces informations, les étudiants en ostéopathie attendent du ministère de la santé une réponse et des éclaircissement sur ces questions qui nous semblent fondamentales:

- Est-il normal d’avoir si peu de vérifications dans la qualité d’une formation de professionnels responsables de la santé?

- Est-il normal d’augmenter la capacité d’accueil dans une profession, sans vérifier au préalable que la loi soit bien respectée?

Nous invitons donc, les étudiants et futurs étudiants en Ostéopathie à être vigilants à toutes ces informations lors du choix de leur école, et à poser les bonnes questions.

Vous pouvez vous aider de notre « Guide du futur étudiant en ostéopathie » lors de vos passages dans les écoles.

Par ailleurs nous restons à votre disposition pour toutes questions via notre onglet Contact,

Le Conseil d’administration de la FédEO

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Ostéopathie: Comment choisir son école?

L’approche de la fin d’année scolaire signe le début pour les lycéens de choisir leur orientation.

C’est pourquoi il nous parait important de leur fournir toutes les informations dont ils ont besoin pour se former dans les meilleures conditions à l’ostéopathie.

Pour cela, il convient de faire un rappel sur l’actualité au sujet de la formation.

Seuls les établissements agréés par le ministère de la santé ont l’autorisation de délivrer un Diplôme d’Ostéopathe. Celle-ci  est valide pour 5 ans jusqu’au renouvellement après ré-étude d’un dossier de réagrément en 2020.

Suite à la parution au Journal Officiel de l’agrémentation de plusieurs écoles le 10/03/2016 nous allons compléter cet article dans les plus brefs délais, en attendant, vous pouvez trouvez les décisions ministérielles sur ce lien : http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

Liste des écoles de formation initiale agréées par le ministère de la santé pour ce cycle de formation (l’odre de la liste ne dépendant PAS de la qualité des écoles) :

-Collège ostéopathique Sutherland de Strasbourg

-ITO – Bordeaux

-Institut d’ostéopathie de Rennes (IOR)

-lnstitut Supérieur d’ostéopathie Paris –CETOHM-FI (ISOP)

-Collège Ostéopathique Européen (COE)

-Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESOSUPOSTEO)

-Ecole d’ostéopathie de Paris (EO Paris)

-Conservatoire Supérieur d’Ostéopathie Paris (CSO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO Paris)

-Institut Dauphine d’Ostéopathie (IDO)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie du Grand Montpellier (ISOGM – IFBO)

-Institut Supérieur d’ostéopathie (InSO Lille)

-Institut de Formation en Ostéopathie du Grand Avignon (IFO-GA)

-Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille

-Institut des Hautes Etudes Ostéopathiques IDHEO Nantes

-Institut Toulousain d’Ostéopathie (ITO)

-Conservatoire Supérieur Ostéopathique Toulouse (CSO-Toulouse)

-Centre International d’Ostéopathie (CIDO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie Lyon (CEESO Lyon)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie Lyon (ISOSTEO Lyon)

-ATMAN, Nice

- Intitut d’Ostéopathie de Bordeaux (IOB)

-Andrew Taylor Still Academy (ATSA) Limonest 

– Ostéobio (SEMEV)

– COP – Biarritz

Sources: http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

De la même manière, les écoles non présentes dans cette liste ne peuvent pas délivrer de Diplôme d’Ostéopathe à l’heure actuelle.

Bien que les derniers décrets de 2015 tendent à uniformiser la formation, il est encore prématuré de dire que toutes les écoles sont au même niveau. Pour autant, ces écoles permettent aux étudiants de devenir des professionnels compétents grâce au socle de connaissances exigeant mais indispensable.

Ce niveau d’exigence et le fait que la formation actuelle soit exclusivement privée entraînent un coût onéreux des études (environ 8000€ l’année). Il est donc primordial de choisir sa formation en connaissance de cause.

La FédEO (Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie) grâce à son expérience, vous met à disposition un guide de l’étudiant clair et détaillé afin de mieux comprendre la formation, les débouchés et comment bien choisir son école (téléchargeable en cliquant dessus):

Guide du futur étudiant en ostéopathie

Nous espérons que ce guide vous accompagnera aux cours des différents salons et journées portes ouvertes pour mieux vous préparer.

Si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

- Mathias Miltenberger (Président): 06 40 23 80 27  

- Pierre-Adrien Liot (Vice-président): 06 76 54 62 50

Notre adresse mail: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Le Tutorat National en Ostéopathie: tnogeneral@gmail.com

Notre Facebook: FédEO

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Carte de France des écoles d’ostéopathie

Pour mieux se repérer dans le paysage de la formation en ostéopathie, le FédEO vous propose de recenser les instituts de formation agréées en France en formation initiale.

Suite à la publication au JORF (Journal Officiel de la République Française) le 09/03/2016 et le 10/03/2016 de nouvelles agrémentations, cet article va être mis à jour dans les plus brefs délai, pour la liste des écoles agréées vous pouvez vous référez à l’article « Comment choisir son école » ci-dessus

Format téléchargeable:

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Seul ces institutions peuvent aujourd’hui délivrer le titre d’ostéopathe et le nombre d’étudiants au sein de chaque établissement est encadré par décret.

Actuellement l’ensemble des instituts d’ostéopathie peuvent accueillir jusqu’à 8466 étudiants (selon décret du ministère de la santé) il peut désormais y avoir jusqu’à 1694 nouveaux diplômés par ans sur le territoire.

En découpant la France en cinq partie (Le Nord-est, le Nord-ouest, la Région Parisienne, Sud-ouest et Sud-est) comme décrit sur la carte, nous avons une capacité de:

790 étudiants dans le Nord-ouest.

- 570 étudiants dans le Nord-est.

3334 étudiants en Région Parisienne.

1224 étudiants dans le Sud-ouest (suite à la décision du 3 mars 2016 accordant l’agrément à l’IOB pouvant accueillir 124 étudiants maximum) .

2672 étudiants dans le Sud-est.

Attention, il ne s’agit là que des instituts de formation initiale, donc post-bac, ces chiffres ne comprennent pas les institutions de formations professionnels, les Diplômes Universitaires et inter-Universitaires.

Sources : http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

Le bureau de la FéDEO

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La Commission Tutorat National vous présente le résultat de son premier semestre!

La fin du premier semestre est l’occasion pour la Commission Tutorat National de présenter aux étudiants l’aboutissement de ses travaux.

Depuis le début de septembre, les membres de la commission ont créé un site internet afin de mettre en place un questionnaire informatique (sous le format de quiz en ligne).

La version bêta de ce site internet vient de voir le jour et sera expérimentée auprès des étudiants de Rennes en partenariat avec le TOR (Tutorat Ostéopathique de Rennes) afin de régler les différents problèmes d’exploitation et d’entamer la phase de remplissage.

C’est donc à l’approche de Noël que nous sommes heureux de vous montrer les images de ce qu’est et sera ce support que nous mettrons à la disposition des étudiants au cours du second semestre.

(cliquez pour agrandir)

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Les prochains travaux que doivent effectuer la Commission sont:

– La mise en place d’une charte de fonctionnement du TNO (Tutorat National en Ostéopathie).

– La création administrative de la filiale.

– Le recrutement des Tuteurs.

– La création et la diffusion de la base de données pédagogique du TNO.

D’ici là nous vous souhaitons de bonnes vacances à tous et bon courage pour vos examens.

Nous remercions notre développeur pour le travail et l’investissement pour la mise en œuvre des travaux informatiques:

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Ce projet, actuellement en construction, est ouvert et accessible à tous. Si vous souhaitez nous aider à le mettre en place ou si vous avez des questions n’hésitez pas à nous joindre:

notre adresse mail: tnogeneral@gmail.com

Pierre-Adrien LIOT

Vice-président de la FédEO/ Responsable de la Commission Tutorat National.

Jordane MARION

Président du TOR/Adjoint de la Commission Tutorat National.

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Littlejohn : Le chemin de Croix

Quand nous débattons sur les précurseurs de l’ostéopathie, nous avons tendance à nous pencher sur le personnage de Still, celui de Sutherland, de Baroun, ou bien celui de Becker. Mais trop souvent il nous arrive d’ignorer la présence notable de quelques autres penseurs et concepteurs de cette médecine manuelle.

Le plus grand exemple semblerait être le cas de John Martin Littlejohn. Bien qu’il ne fut jamais destiné à devenir ostéopathe, différentes causes le poussèrent petit à petit sur cette voie et l’amenèrent à se battre pour que cette thérapie sorte des préjugés.

Ainsi, ajouta-t’il avec difficulté sa propre pierre à l’édifice ostéopathique. Mais nous vulgarisons encore quelque peu sa participation, en lui adressant un titre bien plus mineur que ceux que nous adressons aux autres innovateurs.

C’est sur cette remarque que l’on peut se demander quel a été son rôle dans les originalités apportées à l’ostéopathie et qu’est-ce qui fait que son implication n’est pas aussi saluée que ses semblables ?

John Martin Littlejohn vit le jour en 1865 à Glascow (Ecosse), il était l’ainé d’une famille de 3 enfants dont James et David Littlejohn. En 1881 (soit 7 ans après la fondation de l’ostéopathie), John, âgé de 16 ans, rentra à l’université de Glascow où il apprit les arts, les langues orientales, mais encore le droit et la théologie.

Six ans plus tard, il rentra dans les ordres et enseigna. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il continua d’étudier, et surtout dans le domaine scientifique avec principalement l’anatomie et la physiologie. A l’aube de ses 27 ans, John acquiesçait du titre de pasteur en Irlande du Nord, or cette carrière évangélique fut de très courte durée.

En effet, de par sa santé fragile (il souffrait de maux répétitifs au niveau de la gorge et de la nuque), il quitta son pays natal avec son frère James (devenu entre temps médecin et chirurgien) pour rejoindre les États-Unis.

Entre 1892 et 1896, John fut élu président de l’Amity College of Cally Spring (université qui enseigne la littérature, les arts et les sciences ; se situant à l’Iowa) , tandis que David Littlejohn venait vers eux, alors diplômé de Sciences.

En 1897, toujours accablé par ses maux, un médecin et ami lui conseilla grandement de consulter un thérapeute situé à Kirksville, dont on disait beaucoup de bien. Suivant cette instruction, John partit pour cette destination.

C’est ainsi qu’il fit la rencontre de Still, et que ce dernier réussit à lui enlever tous ses maux. En plus d’être bouleversé par le traitement efficace, il fut prit d’intérêt autant pour la science que pour la personnalité de Still.

Des coïncidences faisaient même que les deux hommes partageaient le même caractère tumultueux, un esprit vif équivalent ainsi qu’une soif de connaissance identique. C’est sur ces traits spécifiques que Still accepta d’enseigner à Littlejohn l’art de l’ostéopathie.

Dans le même temps, John était particulièrement amené à enseigner la physiologie à l’AOS et par conséquent, à recevoir des responsabilités au sein de l’école. On pourrait croire que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes…

En fait, cela fut de très courte durée. Littlejohn et Still avaient tous les deux la volonté ambitieuse de convaincre, une volonté propre qui ne pouvait amener que des litiges : car si Still avait une vision de l’ostéopathie basée quasi-uniquement sur l’anatomie, Littlejohn désirait diriger cette médecine vers un aspect beaucoup plus physiologique.

Cette différence créa des débats conflictuels, jusqu’à venir sur de bruyantes discordes. De même, Littlejohn avait des rapports houleux avec ses confrères. Ce surplus de soucis força John à couper les ponts avec Still et l’AOS en 1900.

Les treize années qui se succédèrent furent marquées par l’énergie débordante de Littlejohn : fondation de sa propre école, l’American School of Osteopathy, Medecin and Surgery ; rédaction de deux livres (Principles of Osteopathy et Theory and Practice of Osteopathy), nouvelles études qui se feront dans le collège médical de Chicago (il sera reçu médecin en 1912) ; réalisation de nombreux voyages entre le nouveau monde et l’ancien continent ; fondation avec quelques confrères de la British Osteopatic Association (BOA) à Londres.

A 48 ans, épuisé par la maladie, déçu par l’enseignement de l’ostéopathie qu’il jugeait « détourné », attristé de l’attitude de ses confrères envers lui, il quitta l’Amérique définitivement (et en conséquence, ses frères David et James) pour s’établir à Londres.

Entre 1913 et 1922, la nouvelle vie qu’a mené Littlejohn fut jonchée de difficultés, autant de la part de ses confrères que de la part de la société anglaise (celle-ci l’empêchait dans son droit d’enseigner et de pratiquer l’ostéopathie).

Toutefois, cela ne l’empêchera pas de fonder la British School of Osteopathy (BSO) en 1917, soit la première école britannique (et donc la première école européenne d’ostéopathie) ; et de délivrer le premier diplôme en 1922 (cela a été tardif à cause des multiples refus du gouvernement britannique).

Mais aussitôt, les soucis reviendront, notamment avec le conflit entre la BOA et la BSO ; ce dernier sera si perturbant que la collaboration cessera en 1930. Et cerise sur le gâteau, un événement vint honorer la déchéance de Littlejohn , puisqu’en 1935, il prononça un discours devant le Parlement anglais en vue de la reconnaissance officielle de l’ostéopathie.

Sa prière, bien que sincère, sera ignorée ; ses efforts, bien que prépondérants, ne seront pas acclamés. Cet insoutenable échec le désola au plus haut point qu’il se replia sur lui même, s’abandonnant ainsi à une isolation totale… Durant le restant de ses jours, il vécut reclus et incompris. Seul son voisin et futur fils spirituel, John Wernham, était à son écoute et à ses côtés dans les discussions.

John Martin Littlejohn, affaiblit par son cancer de la prostate, s’éteignit en 1947, à l’âge de 82 ans. En ces termes, il est difficile de croire que le combat de Littlejohn n’a pas été vain. Tout au long de son chemin, qui à l’origine n’était pas orienté vers l’ostéopathie, il croisa de multiples embûches : maladies, échecs, endurcissement,…

Ces points péjoratifs ont foncé sa notoriété dans l’histoire de l’ostéopathie, à en croire que la vie qu’il a mené fut un échec… Au contraire, John Martin Littlejohn, bien que certains de ces efforts n’ont pas abouti, enfonça des portes et permit d’offrir à l’ostéopathie une tribune en Angleterre et par la même occasion, une place en Europe.

Si A. T. Still a permis le développement de l’ostéopathie aux Etats-Unis, nous devons à Littlejohn l’ostéopathie qui est aujourd’hui présente en Europe. Ce détachement des deux fondements explique en partie les différences de pratiques entre l’ancien continent et le nouveau monde.

Et bien qu’il n’amena aucune idée folle pour redéfinir la médecine manuelle, il eut toutefois la justesse de « prendre l’ostéopathie de Still et de la plonger complètement dans un bain de physiologie » (Rollin Becker).

Autrement dit, il s’est énormément penché sur le principe de l’interrelation entre structure et fonction, l’a profondément étudié et a su la perfectionner telle que nous la connaissons actuellement. Et ce bain, étudiants et praticiens européens continuent encore à y plonger…

Bibliographie : Mémoire de fin de cursus de Jean-Christophe Pham-Van sur la traduction des Principes de l’ostéopathie de J. M. Littlejohn.

HUBERTY William

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O2, rassembler mais pas que!

Une fois par an, et cela depuis très très longtemps, se déroule un événement que nous attendons tous…. Non ce n’est pas Noël, c’est le week-end O2 bien sûr!

Cette année, c’est l’équipe de Toulouse qui prend le relais. Depuis quelques mois déjà, nous relayons les informations de cette nouvelle équipe sur les réseaux sociaux.

Il est dans notre habitude de soutenir et d’encourager les initiatives étudiantes; c’est pour cela que nous sommes heureux d’être, cette année encore, partenaire de cette manifestation!

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Mais en fait, le week-end O2, c’est quoi?

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Interview de Marina Pendaries: Présidente de l’orga Toulousaine 2015/2016.

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-Marina, vous êtes la présidente de l’organisation Toulousaine du Week-end O2. Pouvez-vous nous présenter votre association, son bureau et son fonctionnement ?

« L’association BombO2 est donc l’asso organisatrice du WE O2 2016. Elle réunit les 2 écoles d’ostéopathie de Toulouse : le CSO et l’ITO. 
On lui a choisi son petit nom en rapport avec notre vision du WE O2 2016, ou du moins tel qu’on souhaite qu’il soit. 
Elle a été fondée en juin 2015 et comporte 10 personnes ( 5 de chaque école ). On se réunit à peu près toutes les 2-3 semaines depuis septembre pour organiser le WE O2 et tout ce qui précède. 
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Sur ces 10 personnes il y a une présidente ( Marina Pendaries ), un vice-président ( Jean-Baptiste Beghain ), 2 trésoriers ( Tiphaine Souillard et Benjamin Bernard ), 2 secrétaires ( Bertrand Lelais et Julie Assenat ), une chargée de com’ ( Emelyne Lefaure, que vous trouverez sur Facebook sous le nom de Meule de Toulouse), un chargé Activités ( Brice Olombel ) et deux responsables Bar ( Aurore Cancel et Maurane Pouteau ). On a accueilli une nouvelle arrivante dans notre équipe qui aide sur tous les fronts ( Johanne ).
On fait notre taff chacun de son côté et aux réunions, on met tout en commun et on prend les décisions ensemble. »
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-Pouvez-vous nous dire en quoi consiste le week-end O2?
« Le WE O2, c’est un WE de regroupement d’étudiants ostéopathes et orthophonistes de France.
Cette année, les dates ont été posées : 15-16-17 Avril 2016. 
C’est un WE de rencontre basé sur l’amusement, en résumé :
- vendredi après-midi et soirée : présentation des écoles autour de chorégraphies déguisées (chaque école choisit son thème)
- samedi : découverte des régions autour d’apéritifs et gourmandises typiques. Puis activités sportives (tournois) et ludiques (gonflables).
Pour le samedi soir, c’est l’orga qui choisit le thème, mais ça … c’est une surprise !  ;)
- dimanche : remise des prix et élection de la(les) nouvelle(s) école(s) organisatrice(s). »
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-Depuis combien d’années cet événement existe-t-il?
« Le WE O2 existe depuis 2009. A l’origine, ce sont deux étudiantes Nantaises ( une ostéo et une ortho ) qui se sont lancées le défi. Aujourd’hui, le WE O2 est bien ancré dans les esprits … Et c’est pas fini ! »
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-Combien d’étudiants se déplacent et combien d’étudiants attendez-vous cette année?
« Le nombre d’étudiants à se déplacer est très aléatoire. Il me semble qu’à Lyon en 2014, nous étions autour de 300. 
L’année dernière, Nice a fait fort avec environ 480 étudiants!
Cette année, on veut faire encore mieux, et on a une capacité d’accueil de 520 personnes. On y attend 500 participants, et on met le paquet pour ça. Vous serez agréablement surpris. »
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-Quelle est la touche personnelle que Toulouse souhaite apporter cette année?
« Aaaaaaah la touche perso Toulousaine … Parlons-en !
On vous en dira pas trop parce que le secret d’un bon O2, c’est la surprise. Et nous, on en a plein à vous faire. »
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-Même pas une petite info pour nos étudiants?
« Bon très bien !
On va se démarquer par nos soirées, on a un DJ dont l’organisme est assez connu…
On va ajouter notre touche perso dans les activités : du sport – eh oui, on est à Toulouse quand même ! – mais aussi et surtout des jeux gonflables et de l’eau … ;)
Et puis, on vous a prévu plusieurs petites surprises tout au long du WE , du vendredi soir au dimanche matin, qui ne se sont jamais vues! »
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-Où aura lieu le Week-end cette année?
« Quelle question indiscrète ! ;)
Plus sérieusement, on a trouvé LE camping parfait pour nos activités, et privatisé. 
On a pas encore signé donc on ne le divulguera pas tant qu’on n’aura pas le contrat … Vous serez avertis rapidement sur notre page Facebook Weekend Orthostéo.« 
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-D’où vous est venue l’envie d’organiser cet événement?
« L’envie d’organiser n’est pas venue toute seule. 
C’est surtout lors du WE O2, le samedi soir, quand un membre de l’orga vient te voir pour te dire  » Bon Marina, tu es prête pour reprendre le bébé ?  » Alex Martino, président de l’orga 2015.
Sur le coup, tu te dis que ça va être galère, puis tes potes te disent que c’est beaucoup de taff…
Et puis, tu voudrais y retourner et que ça ne se soit pas terminé, alors tu fonces !
Et tu te dis  » Ca va bientôt recommencer !  »
The show must go on, quoi !« 
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-Un petit mot pour les étudiants?
« Eh bien, oui un petit mot : sachez que toute l’équipe d’orga Toulousaine s’acharne pour vous vendre du rêve lors de cette prochaine édition du WE O2. 
On vous a prévu beaucoup de surprises, des grosses et des moins grosses … Mais on fait ça avec envie et avec plaisir, et c’est le principal ! 
Je finirai par une seule chose : venez nombreux , on ne vous décevra pas ! « 
 -
Vous l’aurez compris, du cœur et de l’énergie à l’image de la région qu’ils représentent!
 On se retrouve le 15!
-
Pierre-Adrien LIOT
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Alban Denuit, Guillaume Barreau Decherf, Lola Salines, Romain Didier, Lamia Mondeguer, Cédric Mauduit, Véronique Geoffroy de Bourgies, Mathieu Hoche, Thomas Ayad, Marie Mosser, Quentin Boulenger, Valentin Ribet, Djamila Houd, Fabrice Dubois, François-Xavier Prévost, Mathias Dymarski et Marie Lausch, Pierre Innocenti, Stéphane Albertini, Matthieu Giroud, Aurélie de Peretti, Quentin Mourier, Élodie Breuil, Fanny Minot, Nicolas Classeau, Nick Alexander, Jorge Alonso de Celada, Halima Ben Khalifa Saadi, Houda Ben Khalifa Saadi, Maxime Bouffard, Nicolas Catinat, Précilia Correia, Asta Diakite, Manuel Colaco Dias, Elsa Delplace, Elif Dogan, Thomas Duperron, Germain Ferey, Gregory Fosse, Juan Alberto Gonzàles Garrido, Cédric Gomet, Nohemi Gonzalez, Thierry Hardouin, Pierre-Antoine Henry, Marion Lieffrig-Petard, Suzon Garrigues, Mohamed Amine Ibnoumoubarak, Milko Jozik, Hyacinthe Koma, Christophe Lellouche, David Perchirin, Yannick Minvielle, Victor Muñoz, Bertrand Navarret, Manu Perez, Kheireddine Sahbi, Hugo Sarrade, Madeleine S., Valeria Solesin, Ariane Theiller, Éric Thomé, Luis Felipe Zschoche Valle, Raphael H, Justine Moulin, Caroline Prenat, Guillaume Le Dramp, Ludovic Boumbas, Olivier Vernadal, Ciprian Calciu et Lacramioara Pop, Michelli Gil Jaimez, Maud Serrault, Sébastien Proisy, Nathalie Jardin, Richard Rammant, Julie Dietrich, Thibault Rousse Lacordaire, Natalia Bouligina Loren…

Nous présentons toutes nos condoléances aux familles et aux amis des victimes.

 

 

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Réponses juridiques aux questions des étudiants.

Depuis la publication des décrets au Journal Officiel de la République, puis plus tard de la liste des écoles agréées par le ministère de la santé, la FédEO s’est lancée dans une campagne d’information, de soutien, de conseil et d’accompagnement des étudiants.

Nous avons été contacté par de nombreux étudiants rencontrant des problèmes d’ordre juridique et/ou financier avec leur école et il semble que beaucoup d’étudiants soient dans le même cas. Nous rappelons notre position face à de telles situations:

Il n’est pas tolérable à l’heure actuelle que certains étudiants soient tributaires des erreurs de leurs établissements.

Aujourd’hui nous avons l’occasion de voir des établissements réellement soucieux de la justice au sein de notre pays. Ces mêmes établissements devraient donc pouvoir entendre les doléances de leurs étudiants qui souhaitent partir et non les rendre victimes d’une véritable injustice comme nous avons pu l’observer à plusieurs reprises.

Afin d’être clair et précis auprès des étudiants et de leurs parents nous avons contacté un grand cabinet d’avocat spécialisé dans les affaires concernant l’ostéopathie pour en savoir plus sur les données juridiques que l’on nous a rapporté. Voici le résultat de leur travail concernant les questions que nous avons reçues :

•  J’ai avancé une partie de mes études mais mon école n’est pas agréée, est-il possible de récupérer l’avance déjà prélevée ?

Réponse :
Oui, puisque l’établissement ne peut pas vous offrir une formation diplômante, votre obligation de paiement est caduque et une clause vous empêchant de récupérer les sommes déjà versées pour la scolarité serait abusive.
(L’établissement peut toutefois conserver les seuls frais administratifs s’ils sont d’un montant raisonnable et non abusif. Ce point peut être vu dans un second temps en cas de contestation du remboursement de l’ensemble des frais avancés.)

• J’ai signé une convention financière avec l’établissement avant la parution des agréments mais il n’a pas obtenu d’agrément. Cette convention m’engage-t-elle quand même à payer cette école ?

Réponse :
Non, car vous pouvez obtenir la résiliation du contrat à compter de la perte de l’agrément de l’établissement du fait de la défaillance de l’établissement à vous offrir la formation objet de la convention financière.
Vous pouvez le cas échéant, et en cas de contestation de l’établissement, être seulement redevable des frais administratifs d’inscription, sous réserve qu’ils soient d’un montant
raisonnable et non abusif.

• Si je fais opposition aux chèques qui ne sont pas prélevés mais que j’ai déjà fournis à mon école, peut-elle se retourner contre moi et engager des poursuites ?

Réponse :
Non, car vous pouvez obtenir la résiliation du contrat pour l’avenir du fait de la défaillance de l’établissement à vous offrir la formation objet de la convention financière. Dès lors les chèques ne sont plus dus et l’école n’a pas de fondement juridique pour vous poursuivre.

• Quelles démarches suivre si mon école m’assure qu’elle ne va pas me rembourser les frais déjà avancés ?

Réponse :
Adresser à l’école une mise en demeure dans laquelle vous invoquez la caducité du contrat pour disparition de la cause (c’est-à-dire de son engagement à vous fournir une formation diplômante en ostéopathie) et rappelez la réglementation applicable aux clauses abusives (les dispositions du code de la consommation et la recommandation n°91-01 concernant les contrats proposés par les établissements d’enseignement, BOCCRF du 6/09/1991), qui considère comme étant une clause abusive le fait de « 4° de prévoir que le professionnel ne serait pas tenu de rembourser les sommes payées à l’avance par le consommateur en cas de rupture du contrat ou de non-fourniture des prestations par le professionnel pour quelque cause que ce soit.»

Si malgré cette mise en demeure votre école s’obstinait dans son refus de remboursement, vous pourriez saisir les tribunaux pour faire valoir vos droits ou avoir recours aux procédures extra-
judiciaires de règlement amiable.

• Si mon école est amenée à déposer le bilan, serais-je remboursé des frais que j’ai déjà avancés pour mes études ?

Réponse :
Si votre école dépose le bilan, vous devez vous faire connaître auprès du mandataire judiciaire afin de faire enregistrer votre créance. Vous pourrez être remboursé au même titre que tous les autres créanciers si la personne morale/l’école (société ou association) dispose encore de capitaux, mais vous ne disposez d’aucune priorité et il se peut qu’il n’y ait plus rien à récupérer.

Nous remercions l’équipe d’avocats et le SFDO pour leur aide dans la rédaction de cette article.

Nous rappelons a tous les étudiants qui rencontrent des problèmes, qu’ils peuvent nous joindre via notre onglet contact.

Nous les redirigerons vers cette équipe qui sera à même d’entamer des procédures pour défendre leurs droits.

 

Mathias MILTENBERGER,

Pierre-Adrien LIOT. 

 

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Ostéopathie et entreprise, une histoire de TMS!

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) recouvrent diverses pathologies notamment liées aux postures de travail extrêmes, aux efforts excessifs et aux gestes répétitifs en milieu professionnel. Ils surviennent à la suite d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles des personnes et les sollicitations professionnelles, lorsque les mécanismes de récupération ne sont plus suffisants.

En affectant les tissus permettant le maintien et la mobilité des articulations, ils provoquent une gêne fonctionnelle douloureuse qui se traduit alors par des atteintes nerveuses, vasculaires, ligamentaires, tendineuses et plus rarement musculaires. Elles sont causées par divers facteurs:

Tout d’abord, des facteurs biomécaniques comme les contraintes posturales, le travail en force, les gestes répétitifs, le port de charges lourdes ou encore l’usage d’outils à vibrations (Marteau-Piqueur).

  Puis, des facteurs psychosociaux relevant du management, le stress augmentant le risque de facteur biomécanique, on se retrouve vite dans un cercle vicieux.

  Enfin, des facteurs individuels comme l’âge et le sexe.

     A ce sujet, on constate que le risque de TMS est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, pour les salariés entre 20 et 59 ans, 15% des femmes et 11% des hommes présentent des TMS aux membres supérieurs (selon l’INVS – Institut National de Veille Sanitaire, 2010). On les retrouve sous différentes formes (pathologies) comme le syndrome du canal carpien au niveau de la main et du poignet (presque la moitié des TMS reconnus), la tendinite de la coiffe des rotateurs au niveau de l’épaule, l’épicondylite et l’hygroma (bursite) au niveau du coude, ainsi que les cervicalgies, lombalgies et dorsalgies concernant le dos.

La mobilisation autour de cette question s’est beaucoup développée ces dernières années avec différentes campagnes de prévention menées auprès du grand public, des chefs d’entreprise, des salariés et des professionnels de santé, lancées par le ministère chargé du Travail en avril 2008 :

« Les TMS, parlons-en pour les faire reculer » et en mai 2009.

« Les TMS, la prévention, on s’y met tous« , ou la campagne européenne « Allégez la charge » conduite en 2007 sous l’impulsion de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

Effectivement, les TMS sont aujourd’hui une priorité de santé publique car leur indemnisation engendre chaque année de très lourds coûts de régularisation. La Caisse Nationale de l’Assurance Maladie annonce quelques chiffres inquiétants : les TMS correspondent à la perte de près de 9,7 millions de journées de travail et représentent un coût 930 millions d’euros de frais directs couverts par les cotisations des entreprises.

Anne-Sophie DAVID, journaliste du Nouvel Économiste, souligne en outre que ces chiffres ne prennent pas en compte les frais indirects liés à la perte de performance de l’entreprise incluant la gestion des absences, la réorganisation et le maintien d’un niveau de productivité et de qualité satisfaisant (le Nouvel Économiste , le 28 novembre 2012).

En France, les TMS représentent 85 % des maladies professionnelles, et le nombre de nouveaux cas ne cesse de croître. Leur multiplication est plus que jamais liée à la conjoncture économique actuelle.

On note effectivement une hausse d’environ 13% par an depuis 1995. (publication de la CNAM le 30 janvier 2013).

En comparaison, une épidémie de grippe, selon sa gravité, représente un absentéisme de 2 à 12 millions de journées de travail (Groupes Régionaux d’ Observation de la Grippe – 2006).

Bon nombre d’entreprises raisonnent désormais en terme de politique préventive plutôt que curative à l’instar du proverbe latin « Il vaut mieux prévenir que guérir » (Publilius Syrus) .

Dans cette optique, en quoi une prise en charge ostéopathique au sein même de l’entreprise peut-elle constituer une solution efficace pour lutter contre la douleur causée par les TMS ?

Le traitement de ces troubles s’inscrit parfaitement dans le champ d’action de l’ostéopathe. Il peut agir aussi bien dans l’urgence que dans la prévention, tant dans l’aigu que dans le chronique. Il contribue ainsi à l’amélioration des conditions de travail des salariés. Rappelons que l’ostéopathie est une thérapie holistique, c’est à dire qu’elle soigne un patient dans sa globalité. Outre le traitement manuel, le praticien peut également expliquer à son patient comment adapter son poste de travail (ergonomie) et même lui conseiller quelques exercices à faire quand les douleurs ou la fatigue commencent à apparaître (auto-étirements, travail sur la respiration).

Soulignons néanmoins quelques limites : l’ostéopathe ne traitera pas en premier abord les sujets présentant des pathologies infectieuses (fièvre) et inflammatoires, des fractures des zones concernées récentes et ne remplace pas pour autant l’ergothérapeute ni le psychothérapeute ; une approche pluridisciplinaire s’avère donc indispensable.

Pour étayer nos propos, appuyons-nous sur une étude réalisée par Laure Capron (ostéopathe D.O) pour la réalisation de son mémoire de fin d’étude (« Ostéopathie, troubles musculo-squelettiques et entreprise » juin 2009):

Une enquête menée sur 100 salariés d’une entreprise d’informatique pendant 3 mois lui a permis de remarquer significativement l’impact de la prise en charge ostéopathique, sur le plan curatif, en milieu professionnel.

Dans son étude, on constate que l’Échelle Visuelle Analogique (EVA), qui est une réglette de 0 à 10 permettant une auto-évaluation de la douleur ressentie, passe d’une moyenne de 6 à 1 dès la première semaine après le traitement.

En réduisant la douleur, principale symptomatique des TMS, l’ostéopathe agit sur la plainte du salarié et par conséquent le besoin d’arrêt de travail.

Pourtant la démarche préventive dans le traitement des TMS est essentielle.

Si le salarié est bien dans son corps (par la mise en place de traitement préventif), il sera pleinement présent sur son lieu de travail, c’est à dire qu’il pourra se focaliser sur sa tâche avec toute son attention. Une fois fixé sur la tache à effectuer, le salarié pourra alors donner du sens à son travail afin d’être efficace.
Cette approche met le salarié dans une démarche active, épanouissante et saine qui diminuera les facteurs de risques de déclenchements des TMS.

Ces paramètres sont applicables à la communication verbale de l’entreprise et permettent d’obtenir de bonnes conditions pour un dialogue constructif et respectueux. En suivant ce précepte chacun est gagnant. Pour poursuivre dans cette dynamique, il faut encourager la Recherche en Ostéopathie sans laquelle on ne pourra établir les effets bénéfiques de cette thérapeutique sur le long terme.

Mettre en place une «solution» ostéopathique au sein de l’entreprise à titre préventif et curatif apparaît alors comme un bon compromis. Elle passe forcément par des aménagements (modification du mobilier de travail, prise en charge médicale des salariés, des aménagements de temps de travail pour bénéficier de formation en ergonomie). Pour réaliser ces aménagements, il ne faut pas négliger les aides qui existent, tant en matière de conseils (institutionnels ou fournis par des consultants en ergonomie…) que de soutien financier.

Pour finir on peut dire que l’intégration de l’ostéopathie en milieu professionnel nécessite une corrélation entre les différents intervenants médicaux du monde de l’entreprise. A l’heure actuelle, même si on tend vers une prise en charge pluridisciplinaire, les ostéopathes sont encore en bout de chaîne et agissent plutôt sur le plan curatif  que préventif alors qu’ils sont pourtant une solution thérapeutique potentielle à la résolution socio-économique des TMS.

Pierre-Adrien LIOT

Avec Thibault Canaguier

 

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Chiropraxie et Ostéopathie, jeu de mains.

De nos jours, il existe de nombreuses thérapies manuelles : l’Ostéopathie, la Chiropraxie, l’Étiopathie, la Fasciathérapie, la Kinésithérapie, … Elles sont séparées en deux groupes : d’une part, les thérapies manuelles alternatives (Ostéopathie, Chiropraxie, Étiopathie, Fasciathérapie,…) et d’autre part, la thérapie manuelle conventionnelle (Kinésithérapie).

Pour plus d’informations sur la kinésithérapie :http://fedeo.eu/losteopathie-kinesitherapie-entitesdifferentes/

Concernant les thérapies manuelles alternatives, seules deux pratiques ont été reconnues dans le cadre de la loi Kouchner de 2002 : l’Ostéopathie et la Chiropraxie.

Ce n’est pas évident de différencier ces deux pratiques, au regard de deux points communs essentiels : non seulement, elles envisagent le patient comme une globalité, mais encore elles utilisent aussi comme outil principal,  La Main


Nous sommes souvent amenés à nous croiser, que ce soit par le parcours des patients ou par notre propre parcours de thérapeutes. Bien que nos techniques et notre idéologie soient voisines, nous nous connaissons toutefois peu. Ainsi, notre distinction, aux yeux du grand public et même parfois des (futurs) praticiens, demeure opaque.

Partant de ce constat, s’agit-il finalement de deux thérapies différentes ou bien plutôt d’une même profession cherchant à s’exprimer dans deux entités distinctes ?

Pour répondre à cette question la FédEO est allée à la rencontre de Mr Fleuriau (président de l’Association Française de Chiropraxie) pour étayer ses connaissances sur cette profession.

Commençons par un petit rappel historique.

Les deux professions trouvent leur origine au XIXe siècle aux Etats-Unis.

L’ostéopathie a été fondée par Andrew Taylor Still, en 1874 suite à l’évolution de « son concept de médecine ». Il crée, en 1892 à Kirksville, l’American School of Osteopathy (ASO). C’est le premier collège d’ostéopathie au monde.

Le britannique John Martin Littlejohn, élève contemporain de Still, crée de son côté la British School of Osteopathy (BSO) à Londres en 1917. C’est lui qui va implanter l’ostéopathie en Europe au XXe siècle à son retour des Etats-Unis.

Ce n’est qu’en 1957 que la première école française d’ostéopathie voit le jour (soit 65 ans après les États-Unis). Elle est à ce moment sous la direction de Paul Geny aidé de Thomas G. Dummer, un ostéopathe anglais.

La chiropraxie, quant à elle, a été fondée en 1895 par Daniel David Palmer (USA). Cependant, sa méthode fut déclarée officiellement en 1897 par le biais de la fondation de la Palmer School of Chiropractic (PSC) à Davenport.

Ce n’est qu’en 1965 que s’installe en Grande-Bretagne le premier collège européen de chiropraxie (soit 68 ans après les États-Unis).

En 1993, la Fédération mondiale de chiropraxie (WFC) devient membre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Depuis, la chiropraxie est reconnue dans une quarantaine de pays dans le monde, contre une vingtaine pour l’ostéopathie (Selon le Registre des Ostéopathes de France – ROF – et la World Federation of Chiropractic-WFC).

Même si ces deux professions ont suivi le même parcours historique dans leur expansion géographique, l’ostéopathie est née 21 ans avant la chiropraxie et est arrivée plus rapidement en France.


De l’évolution historique à la situation démographique actuelle.

Aujourd’hui, les deux réservoirs historiques européens de la chiropraxie et de l’ostéopathie sont la Grande-Bretagne et la France.

Selon les données de l’Association Française de Chiropraxie (AFC), on compte aujourd’hui plus de 700 chiropracteurs en France. Parallèlement, on compte environ 22 318 ostéopathes en France d’après l’enquête menée par le Registre des Ostéopathes de France (ROF) en avril 2015.

Nous sommes face à un important déséquilibre démographique sur le territoire français, avec un rapport de 1 chiropracteur pour 32 ostéopathes.

Cet écart conséquent se justifie notamment par le nombre d’établissements de formation et l’ancienneté de l’ostéopathie sur le territoire français.

Effectivement, on compte en France deux centres de formation pour la chiropraxie (régis par une même structure, l’institut franco-européen de chiropraxie – IFEC) pour une vingtaine en ostéopathie depuis juillet 2015 (écoles agréés).

Aujourd’hui prêt de 50% des Français ont déjà consulté un ostéopathe selon une étude OpignonWay (menée par le SFDO). Les patients se tournent facilement vers l’ostéopathie. Il en résulte un nombre croissant d’ostéopathes ; c’est l’effet Snowball (boule de neige).

Le temps de formation propre à chacune des professions est aussi un facteur influant sur le nombre de professionnels.

Il se trouve qu’à ses débuts, la formation d’ostéopathie s’organisait sur 3 ans de formation, pour la majorité des centres, alors que la chiropraxie s’organise, depuis son départ, sur une formation en 6 ans, soit 2 fois plus d’ostéopathes que de chiropracteurs diplômés sur 1 temps de formation.

Aujourd’hui, les nouveaux décrets en ostéopathie tendent à régulariser la situation avec une formation en ostéopathie sur 5 ans pour tous. Ainsi, le nombre d’ostéopathes sortant diminuera dans les années à venir.


 Qu’en est-il du cœur de chacun des métiers: leur concept.

Selon l’AFC et la société franco-européenne de chiropratique (SOFEC),

« la chiropraxie consiste en la prévention, le diagnostic, et le traitement des pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de l’appareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences ».

La thérapeutique est conservatrice, principalement manuelle. La colonne vertébrale et le bassin sont au centre du diagnostic et du traitement.

Selon la définition du Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO), tirée du référentiel Métier Ostéopathe :

« L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé. »

En ostéopathie, l’équilibre des structures est au centre du diagnostic et du traitement, on parle d’homéostasie.

A première vue, il semblerait que la chiropraxie porte une attention particulière au segment vertébral et musculaire, les plaçant au centre de sa thérapie alors que l’ostéopathie, quant à elle, placerait plutôt les tissus et leur composante de mobilité au centre de l’intention thérapeutique.

A la base du concept, l’ostéopathie considère l’artère (système vasculaire) comme reine, garante de la vie, alors que la chiropraxie place le nerf (système nerveux) comme roi, sans quoi il ne peut y avoir d’expression de la vie.

La notion de globalité est commune, nous sommes là, face à des médecines holistiques, mais l’approche semble différer.


 Alors sur quoi travaille-t-on vraiment ? Quelle approche thérapeutique proposons-nous ?

Nos deux professions sont toutes deux des médecines manuelles qui ne prescrivent pas de médicament mais utilisent la manipulation pour guérir. De plus, ce sont des thérapies de première intention, c’est à dire que l’on n’a pas besoin de prescription du médecin généraliste pour aller consulter.

Comme dis précédemment, la chiropraxie a mis l’accent sur l’état de santé de la colonne vertébrale et son impact sur le système nerveux.

En chiropraxie, on considère que la sensation de douleur est transmise au cerveau par les nerfs qui sont présents dans tout le corps, se regroupant pour former la moelle épinière et remontant jusqu’au cerveau dans une «coque protectrice», la colonne vertébrale. Il arrive que cette « coque protectrice soit lésée ».

Ces lésions perturbent l’influx nerveux et peuvent être responsables de douleurs. Le but du chiropracteur est alors de rétablir un bon fonctionnement de la colonne vertébrale et par conséquent, un bon fonctionnement du système nerveux, avec le soulagement des douleurs qui en découle.

Les actes chiropratiques sont donc surtout basés sur des manipulations structurelles (articulaires), qui représentent la majeure partie de l’activité d’un chiropracteur. Ce dernier peut utiliser des instruments pour son traitement, ce que ne pourra pas faire l’ostéopathe.

On parle soit de thérapie manuelle (exclusive), soit de thérapie manuelle mécaniquement assistée (drop, table mécanique), soit de thérapie instrumentale (activator).

En ostéopathie aussi, les techniques de manipulations structurelles représentent une part importante du traitement. Néanmoins, l’ostéopathe cherchera à ré-harmoniser l’ensemble des structures du corps. L’ostéopathe se base sur l’interrelation entre la structure et la fonction de chaque tissu et n’hésite pas à travailler sur l’un d’eux par le biais d’un autre.

L’ostéopathie a donc développé une technicité importante sur l’ensemble des sphères du corps humain comme par exemple son approche crânienne, viscérale ou encore les techniques fasciales et aponévrotiques.

A ce titre, nous pouvons dire que le champ d’investigation des ostéopathes est plus élargi que celui des chiropraticiens alors que l’éventail d’outils de ces derniers est plus important et s’oriente plus dans le domaine ostéo-articulaire.

Précisons tout de même que les chiropraticiens utilisent aussi des techniques viscérales.

« L’approche est bien tentée et les résultats thérapeutiques sont bons, mais ne sont pas encore assez systématiques » en comparaison avec l’ostéopathie (d’après l’AFC).

En France, du point de vue ostéopathique, ce concept a pris essor grâce à Jean-Pierre Barral qui a posé les bases des techniques viscérales, devenues un élément incontournable du traitement. Il en est de même avec le concept crânien de William Garner Sutherland.


 Ce que nous pouvons conclure:

Malgré cela, quelle que soit la technique utilisée et la profession concernée, l’objectif commun sera de redonner de la mobilité car toute structure est anatomiquement conçue pour se mouvoir. Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement, c’est la vie.

A noter que nous prenons en compte les facultés de récupération du corps humain. Ainsi, nos deux professions remportent des résultats significatifs concernant spécialement les TMS (pour de plus amples informations http://fedeo.eu/losteopathie-dans-lentreprise-une-histoirede-tms), les personnes âgées, les sportifs, les musiciens, au cours de la grossesse et après l’accouchement.

Il est certain que dans la pratique, nos approches diffèrent, pourtant les résultats sont là, nous soulageons les patients, ce qui reste finalement le plus important.


 Le rapport à la recherche et à la démonstration est encore un facteur discriminant.

Il ne faut pas oublier que le nombre de recherches sur la chiropraxie ne cesse de croître et de démontrer les bienfaits et l’efficacité des soins manuels. Il reste du travail de ce côté-ci en ostéopathie où il faut encourager la recherche.


 Mais que dit la loi dans tout cela?

C’est finalement, l’une des principales distinctions entre nos deux professions. Depuis la même loi du 4 Mars 2002, la loi Kouchner, le ministère de la santé français reconnaît les deux professions. Il faut cependant noter quelques différences dans cette réglementation.

Les chiropraticiens reçoivent une formation de six ans à temps complet. Le diplôme est international, la formation est donc la même partout dans le monde avec un minimum de 3520 heures.

Un chiropracteur a le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non contradication du médecin. Il peut aussi utiliser différents instruments pour ajuster son traitement et avoir recours à la physiothérapie, à la thermothérapie, aux ultrasons… Il ne peut cependant pas effectuer des manipulations sur des bébés de moins de six mois (Selon l’article 3 du décrets du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie).

Les ostéopathes, quant à eux, ont besoin d’un certificat délivré par le médecin pour toutes manipulations cervicales et n’ont pas le droit d’utiliser des instruments permettant d’améliorer les soins (selon l’article 3 du décret du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie).


Pour Finir

La chiropraxie et l’ostéopathie sont donc bien deux professions à part entière, avec leurs propres armes pour le bien-être du patient.

On pourrait sympathiquement dire que l’on cherche à polir le même diamant mais qu’on ne le taille pas de la même manière.

 

Pierre-Adrien LIOT et Thibault Canaguier

Buts et Principes

Arrivée de la commission Rédaction d’articles !

Bonjour à tous,

La FédEO a le plaisir de vous annoncer la mise en place d’une commission spécialisée dans la rédaction d’articles. Celle-ci aura pour but d’agrémenter le contenu ostéopathique que nous vous proposons sur les différentes publications de la page Facebook ainsi que la page internet.

Cette commission, qui était encore en test jusqu’à présent, a déjà permis la publication d’articles sur les TMS, les différences kinésithérapeute-ostéopathe, sur l’approche tissulaire de Pierre Tricot, ou encore plus récemment sur Andrew Taylor Still. Un nouvel article est d’ailleurs déjà en préparation !

Elle prend aujourd’hui officiellement naissance sous la responsabilité de notre trésorier, Thibault Canaguier.

Tout élève intéressé pour écrire sur un sujet qui lui tient à cœur de partager aux autres pourra nous contacter à l’adresse suivante :

secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Mais pour commencer, une question se pose : y a-t-il certains thèmes qu’il vous ferait plaisir d’aborder ?

Si oui, envoyez-nous dès à présent vos propositions !

 

Le bureau de la FédEO

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Fondation d’un Tutorat National!

Le 26 septembre dernier le Conseil d’administration de la FédEO a voté la mise en place d’une commission Tutorat National.

Nous remercions le Tutorat de Rennes, un nouvel adhérant, qui a lancé cette initiative en Bretagne et qui nous fait part de son expérience dans ce projet.

Le bureau a défendu l’intérêt pédagogique et les résultats de cette association précurseur lors du Conseil d’administration. Leurs arguments ont abouti à la création de cette commission chargée de développer le tutorat sur le plan national.

Cette commission a pour objectif de fonder les bases d’un système de partage de connaissances entre tous les étudiants de France.

Comment?

La commission va mettre en place une base de données comportant des colles avec leurs corrections répertoriées chapitre par chapitre et domaine par domaine. Cette base de données prend tout son sens aujourd’hui car nous sommes désormais dotés d’un programme commun établi par les nouveaux décrets.

Pourquoi? Pour qui? et Par qui?

Ces colles sont à destination des premières années essentiellement (c’est à eux qu’elles seront le plus utile), elle leur permettront de pouvoir s’exercer et s’évaluer en vue de contrôles ou de partiels. Dans un second temps les années supérieures pourront s’exercer sur leurs acquis afin de les remettre à jour et vérifier leurs connaissances.

L’objectif est de pouvoir avoir une lecture rapide des connaissances acquises et de pouvoir approfondir les lacunes avant l’interrogation.

Cette commission est mise sous la responsabilité de Pierre-Adrien LIOT et de Jordan MARION (adjoint).

Ils vous mettront au courant des avancements des travaux au fur et à mesure de la création de ce projet et mettront à disposition de nos associations membres l’ensemble des travaux effectués.

Il vous est donc dors est déjà possible d’intégrer cette commission en temps qu’étudiants si vous souhaitez nous aider à faire aboutir cette initiative.

Merci aux membres actifs du TOR de nous soutenir dans cette démarche.

 

Transmettre c’est comprendre,

aider c’est apprendre.

 

Pierre-Adrien LIOT

 

 

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Une histoire avec du Still

Dans le but de trouver une cause à leurs maux et de mettre des mots à leurs souffrances, de plus en plus de personnes se tournent vers l’ostéopathie.

Bien que cette médecine manuelle soit établie autant sur des sciences rigoureuses que des arts recherchés, il ne faut cependant nier qu’elle détient une histoire qui lui est propre. Il est évident que cette pratique ne s’est pas auto-créée, elle a eu recours à de nombreux participants et à leurs mains.

Comme il a été nécessaire d’avoir l’étincelle pour que la philosophie ostéopathique puisse s’embraser à travers les mœurs ; étincelle conçue de la part d’un homme visionnaire et studieux  : Andrew Taylor Still.

 

Mais pourquoi existe-t-il tant de débats à son sujet ? Qu’est-ce qui fait que nous voyons plus en ce M. Still un grand ostéopathe qu’un simple thérapeute ?

 

En effet, le personnage de Still semble aisément coïncider avec le portrait type de l’Américain du XIXè siècle : un méthodiste ayant fréquenté les indiens, ayant aimé les découvertes et ayant connu les conquêtes de l’Ouest.

Toutefois, la personne de Still réservait en elle quelques particularités que la Nature lui avait léguées lorsque celui-ci naquit en 1828. Penseur d’une grande impertinence, travailleur doué d’une belle curiosité, plaisantin convaincant et pragmatique résolu.

Ses attraits – ajoutez à cela une éducation basée sur la pensée méthodiste – lui ont permis depuis son enfance d’arpenter « le grand livre de la Nature » et d’accompagner son père (médecin et prêcheur) dans ses expéditions médicales.

Ainsi, ces expériences riches seront les prémices de son avenir éloquent ; elles lui donneront l’intérêt de la compréhension du vivant et l’envie de venir en aide aux plus nécessiteux.

En 1848, il décida alors d’entreprendre des études de médecine, comme son père. Mais après deux années, il arrêta son cursus, déçu par la médiocrité dangereuse du Savoir médical et de « l’enseignement donné sur le tas ».

Malgré ce non-aboutissement universitaire, il ne put s’empêcher de continuer à approfondir ses recherches et à vouloir le bien en étant à l’écoute, compatissant à l’égard des malades, et en venant à leur aide et en cherchant le « pourquoi » des souffrances.

En dépit de ses connaissances limitées, il tentait d’agir en « médecin » avec tout le monde : il restait proche de l’enseignement thérapeutique tout en gardant une pensée libre et ressentant une empathie pour les minorités estropiées (Indiens, Noirs, …) .

Or, ses limites dans le savoir allaient prendre fin en l’année 1864, qui juste après la guerre de Sécession (guerre ayant opposé les États du Sud pro-esclavagistes contre les États du Nord anti-esclavagistes, dont la victoire alla pour les Nordistes), eut connu une terrible épidémie de méningite qui emporta des milliers de personnes, dont trois des enfants de Still.

Au lieu de l’affaiblir, cette éprouvante tragédie aura au contraire animé une volonté indéfectible dans ses multiples travaux anatomiques (des dissections qu’il faisait sur les cadavres de la guerre de Sécession) et en menant une pratique bénéfique sur ses patients.

Sans repos, il apprit, élargit ses connaissances et travailla sur une nouvelle philosophie de soins, qui n’aurait recours aux concepts vulgaires de la médecine orthodoxe.

 

Et cette philosophie devint une révélation, le 22 juin 1874 à 10 heures précises, Still avait 46 ans.

 

Dans sa 46e année, Still décida de baptiser la nouvelle méthode « osteopathy » et « de jeter une bonne fois pour toutes les médicaments aux chiens ». C’est ainsi que naquit notre pratique:

 

« Vous vous demandez ce qu’est l’ostéopathie ; vous regardez dans le dictionnaire médical et trouvez : « maladie des os. » C’est une grave erreur. « Ostéopathie » est composé de deux mots : osteon signifiant ‘os’, et pathos, pathein, ‘souffrir’. Elle  présume que l’os osteon est le point de départ à partir duquel  j’ai établi la cause de conditions pathologiques, puis j’ai combiné ostéo avec pathie d’où a résulté ostéopathie. » A.T.STILL

 

De cette date jusqu’aux années 1890, tout s’enchaîna : l’établissement des trois principes ostéopathiques (lien entre structure et fonction, l’unité du corps et l’autoguérison), ses premiers résultats positifs sur des malades (notamment des cas de dysenterie), la fondation de la première école d’ostéopathie à Kirksville, les rencontres avec ses successeurs (Littlejohn, Sutherland,…) etc…

Still, qui était devenu « DO » (autrement dit « docteur en ostéopathie », en opposition à « MD », soit « docteur médical ») mettra tout en œuvre pour que l’ostéopathie détienne un nom, malgré le fait qu’il sera violemment critiqué et ignoré.

Dans ce désir de promouvoir ses idées, ses contemporains pensaient ajouter à la pensée ostéopathique des concepts innovateurs et scientifiques, ce qui suscita en Still un mécontentement tel qu’il refusait d’abandonner son entreprise.

Mais affaibli par la vieillesse et la typhoïde, il dut se résigner à prendre sa retraite, se retirant dans l’occasion à Kirksville. Des années 1890 aux années 1900, il rédigera ses mémoires et ses découvertes dans de volumineux livres.

Après tant d’efforts, il s’éteindra en 1917, à l’âge de 89 ans.

En résumé, il est important de comprendre que Still a fait preuve d’une persévérance et d’une énergie hors du commun. Son intérêt pour l’anatomie, la mécanique de la Vie, son obsession de vouloir soulager les malades et les nombreuses difficultés rencontrées ont fait de lui un personnage remarquable, intéressant et incontournable dans l’univers de l’ostéopathie.

Bien qu’infime personnage de l’Histoire, nous ne pouvons ignorer Still dans nos débats, aussi bien valorisant que contradictoire.

 

« Enseigner les principes tels que je les comprends et non pas des règles » (Still, 1999, 18)

 

Bibliographie : Lionnelle et Marielle Issartel « L’ostéopathie exactement » et « Autobiographie » de Still

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Lit light bulb amongs unlit incandescent bulbs

La fédE ‘O’ cœur de vos projets!

L’un des principes fondateurs de la FédEO est de soutenir les projets des étudiants!

Pour cela, la formation de groupes de travail ou de commissions autour de thématiques est possible.

Vous voulez vous investir dans l’une des missions de la FédEO ou encore participer aux débats au sein de l’association. Vous aimeriez que la FédEO fasse une présentation dans votre école, contactez-nous !

Mathias Miltenberger (Président): 06.40.23.80.27 

Pierre-Adrien LIOT (Vice-Président): 06 76 54 62 50

Ou envoyez nous un mail sur notre secrétariat: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Le 26/09/2015 le conseil d’administration de la FédEO a voté le projet de l’année à venir:  Projet FédEO , ce projet est notre ligne directrice dans laquelle vous pouvez vous intégrez.

Faites-nous part de vos idées, enrichissez nos projets, ensemble trouvons une finalité à vos initiatives.

 

 

 

Vous avez une voix

 

 

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Assemblée Générale Ordinaire de la FédEO

La FédEO (Fédération Nationale des Etudiants en Ostéopathie) organise son Assemblée Générale le 26 septembre 2015 à 14 heures .

Ce rassemblement est ouvert au public vous êtes donc tous conviés à venir.

Nous organisons chaque année cette assemblée dans une école différente, cette année elle aura lieu à l’Institut Supérieur d’Ostéopathie Paris EST (ISO-Paris EST), 12 Rue de la Maison Rouge – 77185 Lognes.

Au cours de cette réunion, l’ancien bureau de la FédEO reviendra sur les événements de cette été et fera un bilan des actions menées sur l’année 2014/2015. Nous organiserons ensuite l’élection du nouveau bureau par nos membres ainsi que le projet associatif pour l’année 2015/2016.

L’Assemblée Générale Ordinaire est  l’occasion pour chaque étudiants en ostéopathie d’être informé sur l’actualité, de rencontrer d’autres étudiants, et de partager un moment agréable !

 

Se fédérer, c’est avancer!

Bureau de la FédEO

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L’ostéopathie et la kinésithérapie, deux entités si différentes?

Pourquoi la kinésithérapie et l’ostéopathie sont-elles deux entités si différentes ?

Dans le monde des thérapies manuelles, la question de la différence entre ostéopathe et kinésithérapeute est l’une des plus banales. En tant qu’étudiants, nous avons tous été amenés un jour à y répondre lors d’un repas de famille ou lors d’une sortie entre amis. Pourtant, bien que nos deux professions soient bien différenciées sur le plan législatif, il reste difficile pour nous autres de bien expliquer en quoi nos champs de compétences sont bien distincts et notre pratique différente.

La frontière entre nos deux professions est mince mais réelle.

 

Pour bien cerner le problème, revenons aux origines :

La Masso-kinésithérapie est née en France en tant que telle en 1944. Cette profession est la réunion de deux corps de métiers différents: la gymnastique médicale et le massage médical. A la fin de la première guerre mondiale se glisse la nécessité d’une médecine manuelle de rééducation pour prendre en charge les nombreux blessés et amputés de guerre. Au commencement, la kinésithérapie n’est pas une profession à part entière mais un savoir-faire que se partagent médecins et infirmiers. Au fur et à mesure des années, la médecine évolue, se transformant en ce que l’on appelle la médecine chimique. Très vite, celle-ci remplace la médecine manuelle. Médecins et infirmiers délaissent donc leur ancienne discipline face à de nouvelles pratiques révolutionnaires. Ainsi, la naissance d’une vraie profession est nécessaire pour conserver l’efficacité des traitements.

 

L’histoire de l’ostéopathie en France est un peu différente. Créée aux États-Unis par Andrew Taylor Still, sa route est longue avant son arrivée dans le vieux continent. Du jour de sa création, un certain 22 juin 1874, jusqu’à son apparition en France en 1936 avec le Docteur Robert Laverazzi (eh oui, j’ai bien dit Docteur!), l’ostéopathie subit plusieurs modifications en passant notamment par l’Angleterre. L’ostéopathie est née d’une réflexion d’un homme autour d’un concept médical qu’il jugeait insatisfaisant. Dans un premier temps, l’ostéopathie se développe en marge de la médecine dite « héroïque » de l’époque.

Deux origines pour deux concepts.

Deux concepts pour deux définitions.

On oublie souvent l’importance de l’étymologie; pourtant c’est elle qui détermine la définition, c’est-à-dire ce que l’on est de ce que l’on n’est pas.

Ostéopathie vient de deux expressions grecques :

Ostéon : l’os

Pathos : qui désigne une impression entrante ; souffrir. L’ostéopathie est donc la souffrance qui entre par l’os (celui-ci symbolisant la nature mécanique du corps humain).

Ainsi le suffixe -pathie ne désigne-t-il pas la pathologie, mais le moyen emprunté. Comme les mots «sympathie» («sensible avec») et «télépathie» («sensible à distance»).

 

La Kinésithérapie, aussi appelée Cinésithérapie, vient de:

Cinéto ou kiné: le mouvement

Thérapie : traitement

La Kinésithérapie est donc le traitement par le mouvement.

Ainsi, l’ostéopathie est un concept de cause à effet, une réflexion thérapeutique. La kinésithérapie est une méthode de soins.

C’est ce qui différenciera dans la pratique de manière très concrète nos démarches. Le kinésithérapeute va s’intéresser aux lésions diagnostiquées par le médecin, et traiter de manière compartimentée le patient (région par région). Son objectif est de résoudre les symptômes de la lésion. En effet, la rééducation et le massage s’intéressent aux répercussions de la lésion sur les gestes de la vie quotidienne. Lorsqu’elle ne guérit pas, la kinésithérapie réadapte.

« La masso-kinésithérapie est une discipline paramédicale qui participe à la santé publique. Elle se distingue de la médecine en ce sens qu’elle ne traite non pas la pathologie en tant que telle, mais s’occupe des conséquences de la pathologie sur la gestuelle. Elle situe le mouvement comme un besoin de santé.» Michel Gedda kinésithérapeute

L’ostéopathie, quant à elle, est une analyse de la maladie. Elle recherche l’origine mécanique ou physiologique de la lésion en partant du principe que chaque dysfonctionnement d’un organe s’additionne pour aboutir à la maladie. L’ostéopathe va donc jouer avec les mécanismes d’auto-régulation du corps. C’est pourquoi on décrit le champ d’application majeur de l’ostéopathie comme étant la pathologie fonctionnelle.

A contrario, le kinésithérapeute gère principalement la pathologie lésionnelle. Il existe pourtant aujourd’hui une forte confusion entre nos deux professions. En effet, les techniques utilisées par l’un peuvent être utilisées par l’autre. En pratique, on constate une complémentarité des deux méthodes. Comme les champs d’application sont différents, les deux professions peuvent se superposer. En effet, il est rare que la lésion d’un organe n’entraîne pas de dysfonctionnement d’autres organes. L’ostéopathe et le kinésithérapeute sont donc amenés à se croiser.

Cependant, même si nos origines et nos applications sont différentes, nos deux professions sont intimement liées historiquement car les premiers ostéopathes français étaient soit médecins soit kinésithérapeutes. On ne peut donc nier le brassage inter-professionnel qui s’est effectué au cours du temps.

 

Cet article est issu de l’interprétation du Mémoire de Bastien Zajec « De la kinésithérapie à l’ostéopathie : identification des différences et identités différentes ». Cet ouvrage est rendu public et est disponible sur Internet.

Pierre-Adrien LIOT

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L’ostéopathie à bras ouverts

L’ostéopathie est née de la volonté d’aider son prochain et d’améliorer sa santé.

Permettre à tous de pouvoir bénéficier d’une prise en charge globale est un combat qui prend tout son sens en ostéopathie. Mais cela ne concerne pas uniquement le milieu professionnel.

Nous aussi, étudiants, pouvons aider à changer les choses.

Convaincue de l’impact des actions étudiantes, la FédEO soutient les organismes étudiants qui participent à l’élaboration de projets ostéopathiques.

C’est le cas d’Ostéopathie Solidarité Développement (OSD) qui participe, depuis 1998, à l’augmentation de la prise en charge des populations en difficulté, grâce à l’investissement des étudiants et des professionnels.

L’OSD est une association étudiante humanitaire française, à but non lucratif.
Son but est d’améliorer, par des soins ostéopathiques, l’état de santé des populations françaises, ainsi que sénégalaises et népalaises en difficulté.
Ses actions sont basées sur le principe du bénévolat.

L’association envoie chaque année des équipes d’ostéopathes diplômés accompagnés d’étudiants au Sénégal et au Népal, où ils travaillent en collaboration avec le personnel de santé local.

L’OSD intervient également en France dans une dizaine de foyers de sans-abris ou de structures à visée sociale en partenariat avec « Habitat et Humanisme » ou encore « Emmaüs ». De plus, la nationalisation de l’association en 2013 a permis la création d’un bureau OSD à Toulouse où les étudiants et les ostéopathes référents interviennent maintenant dans trois centres sociaux de la région.

Les objectifs d’OSD:

  • Développer la nationalisation des actions humanitaires en France.
  • Agrandir les missions au Sénégal, au Népal et en créer de nouvelles.
  • Apporter une prise en charge toujours plus importante aux personnes en difficulté de tout horizon en France.

Pour toute information complémentaire, nous vous conseillons de prendre directement contact avec les membres de OSD sur leur site internet: http://osd-france.com/

La FédEO soutient les étudiants dans leur démarche associative et dans leurs projets. C’est avec plaisir que nous nous appliquons à effectuer notre mission.

 c’est ensemble que l’on construit 

Le bureau de la FédEO

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La liste des écoles agréées !

Chers étudiants,

La FédEO est fière de vous transmettre la liste des écoles agréées pour la rentrée 2015.

Seules les écoles PRÉSENTES dans cette liste officielle délivreront le Diplôme d’Ostéopathe.  

Liste des écoles agréées: visible sur ce lien « Liste«  source : DGOS)


Autre source officiel, le Journal Officiel, disponible sur ce lien (Sélectionnez bien la date d’aujourd’hui 09/07/2015, puis cliquer sur OK apres « Voir le JO demandé ») , à partir du point n°35, vous constaterez point par point l’agrémentation des différentes écoles :

Décision du 28/08/2015 : Andrew Taylor Still Academy (ATSA) Limonest, Agrément Provisoire

-Décision du 24/09/2015: ATMAN, Nice Agrément Provisoire

Décision du 04/10/2015: Ostéobio, Cachan Agrément Provisoire

(> Qu’est-ce-que ça veut dire ? Le juge à décidé de suspendre la Non-Agrémentation de cette école et de délivré à titre provisoire à compter du 1er septembre 2015 un agrément en attente d’un nouveau jugement.

> Qu’est-ce-que ça implique ? Il est possible que cette école perde à nouveau son agrément suite au prochain jugement, ou qu’elle en obtienne un pour 5 ans.

> Quand le jugement sera-t-il rendu ? Nous ne pouvons pas encore savoir quand celui-ci sera rendu mais nous vous informerons dès que ce sera le cas.)
Publication au Journal Officiel le 29/08/2015 alinéa 29 : https://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html
http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decision/2015/8/28/AFSH1520635S/jo

 

-Collège ostéopathique Sutherland de Strasbourg

-ITO – Bordeaux

-Institut d’ostéopathie de Rennes (IOR)

-Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie (IFSO) de Rennes

-Fondation EFOM Boris Dolto – Institut de Formation Supérieure en Ostépathie

-lnstitut Supérieur d’ostéopathie Paris –CETOHM-FI (ISOP)

-Collège Ostéopathique Européen (COE)

-Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESOSUPOSTEO)

-Ecole d’ostéopathie de Paris (EO Paris)

-Conservatoire Supérieur d’Ostéopathie Paris (CSO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO Paris)

-Institut Dauphine d’Ostéopathie (IDO)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie du Grand Montpellier (ISOGM – IFBO)

-Institut Supérieur d’ostéopathie (InSO Lille)

-Institut de Formation en Ostéopathie du Grand Avignon (IFO-GA)

-Institut d’ostéopathie des professionnels (IOPS EUROSTEO)

-Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille

-Institut des Hautes Etudes Ostéopathiques IDHEO Nantes

-Institut Toulousain d’Ostéopathie (ITO)

-Conservatoire Supérieur Ostéopathique Toulouse (CSO-Toulouse)

-Centre International d’Ostéopathie (CIDO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie Lyon (CEESO Lyon)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie Lyon (ISOSTEO Lyon)

De la même manière, les écoles non présentes dans cette liste ne délivreront PAS de Diplôme d’Ostéopathe.

Désormais nous rentrons dans une période de réorientation pour certains étudiants dans une école d’Ostéopathie agréée. C’est pourquoi la FédEO est à votre disposition pour vous renseigner, vous conseiller et vous accompagner.

Pour commencer, la FédEO met à votre disposition un guide de l’étudiant qui récapitule les points clefs des différents décrets de cette année: « Guide de l’étudiant »

 

Pour finir, si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

Léa Bernelin : 06 80 54 37 96   /   Mathias Miltenberger : 06 40 23 80 27   /   Pierre-Adrien Liot : 06 76 54 62 50

Ainsi que sur notre adresse mail: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Un Forum a aussi été créé pour que vous puissiez partager, comparer et vérifier vos informations: http://fedeo.clicforum.com/index.php

 

Les étudiants en Ostéopathie sont le cœur de la FédEO. 

 

 

 

 

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La FédEO se rapproche du Québec

Depuis plusieurs mois, la FédEO échange avec les élus de l’association Québécoise AECEO (Association Étudiante du Collège d’Études Ostéopathiques), dans le but de mieux connaître l’évolution de l’ostéopathie dans les pays francophones.

Ces échanges ont abouti, dans un premier temps, à deux réunions de bureau entre les deux associations au cours desquelles nous avons pu échanger sur la situation de l’ostéopathie dans nos deux pays.

C’est avec plaisir que la FédEO vous présente l’association Québécoise et le contexte particulier dans lequel évoluent les étudiants et les professionnels.

L’AECEO est une association fondée en 1997 regroupant les étudiants du Collège d’Etudes Ostéopathiques de Montréal (CEO). Elle est l’équivalent français d’un BDE.
Le CEO est la première école d’ostéopathie Canadienne. Fondée en 1981, elle a la particularité de se baser sur un système de formation de 5 années d’études avec un programme se rapprochant des critères de qualité de formation aujourd’hui requis en France.

L’ostéopathie évolue dans un contexte de clivage entre les étudiants en formation initiale et les professionnels de santé en formation continue.

Le contexte ostéopathique Québécois est particulier, il se rapproche de la situation Française avant 2002.

En effet, aujourd’hui non reconnue, l’ostéopathie n’est pas une profession réglementée au Québec. Il en est de même pour la formation.
Le titre d’ostéopathe et la pratique ne sont donc pas protégés (donc passible de poursuites judiciaires dans certains cas).

De nos jours, l’ostéopathie y est disputée entre les praticiens non-professionnels de santé et les physiothérapeutes (kinésithérapeutes), ces derniers revendiquent notamment le monopole sur les manipulations articulaires et techniques internes.

Le gouvernement Québécois prend la question de l’ostéopathie de plus en plus au sérieux. C’est pour cela que la profession attend une future réglementation et la fondation d’un ordre indépendant dans les prochaines années.

Pour le moment, des organismes socio-professionnels représentant les ostéopathes non-professionnels de santé sont au nombre de 3 et se sont regroupés en une seule structure représentative il y a 1 an, nommée « Ostéopathie Québec ».

Leur objectif est de permettre à la profession d’exister et d’évoluer en tant que réelle profession indépendante.

Ces mêmes associations ont des conditions d’admission strictes qui permettent aux membres de pouvoir bénéficier de remboursements par les mutuelles, cette sélection garantissant la sécurité du patient.

AECEO évolue donc dans un contexte bien connu par la FédEO. C’est pour cela, qu’en tant qu’association représentative des étudiants Français et reconnue par le Ministère de la Santé, nous sommes prêts à apporter notre soutien aux étudiants Québécois en partageant notre expérience de terrain et nos conseils. Nous tenons à féliciter le courage dont ils font preuve qui nous prouve que l’ostéopathie est bien une profession de passion, et ce, malgré les différences de législation.

Nous espérons entretenir des liens durables entre nos deux structures et ainsi lier une amitié intercontinentale.

 

L’entraide a de l’avenir!

Pour plus de renseignements: http://aeceo.net/

ou encore: http://osteopathiequebec.ca/

Le Bureau de la FédEO

 

code pénal

Rappel à la Loi

Depuis la publication des décrets au Journal Officiel de la République, puis plus tard de la liste des écoles agréées par le ministère de la santé, la FédEO s’est lancée dans une campagne d’information, de soutien, de conseil et d’accompagnement des étudiants.

En vue des informations que l’on nous a rapportés et que nous avons eu l’occasion de visionner sur internet ces derniers jours, il nous paraît important de faire un « Rappel à la Loi » à l’ensemble des publics concernés.

Premièrement, d’après la Constitution de la Vème République, « un décret peut modifier directement les dispositions de forme législative par les nouvelles dispositions réglementaires ».

Le décret concernant les critères d’agrément d’une école est signé par Manuel Valls, Marisol Touraine et Najad Valaud Belckacem. Ce décret est donc une manoeuvre gouvernementale, ce qui en fait un texte d’autant plus légitime.

Pour ce qui est de la rentrée en vigueur des décrets; celle-ci est datée du 13 septembre 2014, lendemain de la publication au Journal Officiel comme convenu dans ce même décret à la première page.


Toutes les écoles perdent leurs agréments au 31 août 2015


De nombreuses questions portent sur la validité des agréments obtenus par les écoles en 2012 pour une durée de 4 ans et dont le terme est fin 2016. Cette information est corrigée par le décret de septembre 2014 à l’article 29 :

« Art. 29. – Les agréments en vigueur précédemment accordés sur le fondement de la réglementation antérieure au présent décret sont prolongés jusqu’au 31 août 2015, date à laquelle ils prennent fin. »

Cet article annonce clairement la fin de l’ensemble des agréments rendus dans les années antérieures, cela peu importe leur date d’obtention. C’est donc ce décret, par lui même, qui met fin à l’agrément accordé à l’école. Une notification du tribunal n’est pas nécessaire car une notification fait suite à une décision de justice, or le décret se suffit à lui même.

Nous rappellons que cette interprétation est confirmée dans un article publié sur le site internet du ministère de la santé: ministère de la santé

L’alinéa 2 de ce même article stipule:

« Les établissements agréés à la date de publication du présent décret ou qui effectuent une première demande d’agrément en vue de délivrer une formation à compter de la rentrée de septembre 2015 doivent adresser un nouveau dossier d’agrément conforme aux dispositions du présent décret entre le 1er janvier 2015 et le 28 février 2015. »

Donc si une école a perdu son agrément ou qu’elle n’a pas déposé de dossier de candidature avant le 28 février 2015, alors elle n’aura pas d’agrément pour l’année 2015/2016.

Cependant, une école peut redéposer un dossier en septembre 2015 pour l’année 2016/2017, elle rentre donc dans les démarches prévues pour l’obtention d’un premier agrément.

En effet, à partir du moment où une école perd son agrément, elle devient une école non-agréée, elle ne peut plus faire de demande de ré-agrément mais une demande de premier agrément.

 »Conformément aux dispositions du décret n°1043-2014 du 12 septembre 2014, tout établissement souhaitant formuler une demande d’agrément pour la rentrée 2016 doit adresser un dossier à la DGOS entre le 1er septembre et le 31 octobre 2015. »

Nous précisons que la commission qui analyse les dossiers des écoles reste inchangée pendant 5 ans. Ce seront donc les même personnes qui examineront les dossiers des écoles demandeuses en septembre 2015.


 La conservation des acquis prévus par l’article 9 du décret ne sera plus valable à partir du moment où une école n’est plus agréée


   Si une école retrouve son agrément en 2016 après avoir déposé un dossier en septembre 2015, les étudiants perdent leurs acquis durant cette dernière année, selon l’article 9:

« Art. 9: II. – Les étudiants issus d’établissements ayant perdu leur agrément conservent le bénéfice de leurs acquis de formation. »

En effet l’article 9 comporte une nuance qui ne concerne que les étudiants provenant d’une école ayant perdu son agrément. Lorsqu’une école non-agrée déposera une demande en septembre 2015, elle ne sera plus considérée comme une école ayant perdu son agrément, mais comme une école demandant son premier agrément, conformément aux dispositions prévues à l’article 29.

Les étudiants sortant d’une école ayant perdu leur agrément cette année ne pourront donc pas être diplômés en Ostéopathie. Leurs pratique ne sera donc pas déclarée comme étant de l’ostéopathie.

En d’autres termes, un professionnel sortant d’une école non-agréée s’expose à des poursuites judiciaires pour pratique illégale de la Médecine, au même titre que les ostéopathes qui pratiquaient avant 2002 (date de reconnaissance de l’ostéopathie).

 Les autres étudiants seront, quant à eux, dans une situation embarrassante car l’ensemble des années payées dans une école non-agréée sont des années perdues et non récupérables. 


 Les écoles ont l’obligation, par la loi, de transmettre les dossiers scolaires aux étudiants qui souhaitent changer d’établissement.


Toujours selon l’article 9:

« Art. 9: II. – Les étudiants issus d’établissements ayant perdu leur agrément conservent le bénéfice de leurs acquis de formation. L’établissement d’origine est tenu de remettre à l’étudiant un récapitulatif daté et signé des unités d’enseignement et de formation pratique clinique suivies ainsi que les résultats obtenus depuis l’entrée en formation. »

C’est écrit noir sur blanc, la délivrance du dossier est obligatoire, ne pas le faire est donc une disposition illégale passible de poursuites.


 Les écoles qui ne se conforment pas aux dispositions des présents décrets (ci-après annexés) s’exposent à des poursuites pénales pour escroquerie.


Pour mieux comprendre pourquoi, nous vous proposons les articles de lois relatifs à ce chef d’accusation:

« Article 313-1 Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002 selon le Code pénal:

L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. » 

 

Pour plus d’informations sur le décret relatif aux agréments ; décret agrément

 

À vos côtés !

Bonjour à tous,

Ce jeudi a été publié la liste des écoles d’ostéopathie agréées pour la rentrée 2015, c’est-à-dire celles qui pourront délivrer le Diplôme d’Ostéopathe à ses élèves sortants. Cette réforme est le fruit d’un travail minutieux de 3 ans qui a pour but d’augmenter la qualité de soin des Ostéopathes et de garantir la sécurité des patients. La FédEO a participé à chaque étape de cette réforme et salue l’engagement du gouvernement dans cette démarche compliquée ainsi que son courage dans la mise en application des décrets malgré les pressions politiques.

Le premier but de la FédEO est de « représenter les étudiants en ostéopathie et défendre leurs droits et leurs intérêts » ; nous sommes nous aussi étudiants ! Aujourd’hui, et ce depuis sa création, la FédEO veut ce qu’il y a de mieux pour les étudiants en leur permettant l’épanouissement dans leurs études ainsi que dans leur futur métier.

La FédEO est consciente du bouleversement qui effraie étudiants et parents… Néanmoins, la FédEO s’est toujours battue pour optimiser cette période de réorientation, que ce soit au ministère ou aujourd’hui à vos côtés ! Nous sommes à votre disposition pour vous aider et vous informer sur le réel changement du paysage ostéopathique.

Si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

Léa Bernelin (Présidente) : 06 80 54 37 96   /   Pierre-Adrien Liot  (Vice-Président) : 06 76 54 62 50

Ainsi que sur notre adresse mailsecretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Un Forum a aussi été créé pour que vous puissiez partager, comparer et vérifier vos informations: http://fedeo.clicforum.com/index.php

Agréments des écoles d’Ostéopathie – Suite

Chers étudiants ou futurs étudiants en ostéopathie, futurs Ostéopathes,

Aujourd’hui le 9 Juillet 2015, le Ministère de la Santé a publié la liste des écoles agréées pour la rentrée 2015 et ce pour cinq ans au Journal Officiel du gouvernement !

Aujourd’hui :

→ 20 établissements post-bac et 3 établissements ouverts aux professionnels de santé font partie de la liste et ont donc obtenu leur nouvel agrément. (cf précédent post)

→ Les établissements de formation initiale suivants ne font pas partie de la liste et n’ont donc PAS d’agrément : Centre d’ostéopathie Atman / InSO Aix-en-Provence / Institut d’ostéopathie de Bordeaux / COS Atlantique / Collège d’ostéopathie du Pays Basque – COPB / Andrew Taylor Still Academy – ATSA FI / École supérieure de biomécanique appliquée à l’ostéopathie – OSTEOBIO …
Ces écoles ne peuvent en aucun cas délivrer un Diplôme d’Ostéopathe.

Étudiants, si votre école fait partie de celles que nous venons de citer : Changez d’école !

Votre formation et votre future qualité de thérapeute est en jeu ! Le référentiel de formation et les décrets d’agrémentation des écoles ont été longuement étudiés afin de vous fournir un enseignement complet et optimal pour la prise en charge de vos futurs patients. Si une école n’a pas reçu d’agrément sur décision du Ministère et de la CCNA, c’est qu’ils ont estimé que celle-ci ne remplissait pas les critères obligatoires pour former de bons praticiens.

Certaines écoles non agréées commencent alors à exercer des pressions politiques, comme nous nous y attendions. Ainsi certaines écoles se permettent de « prendre en otage » des étudiants en les privant d’accès à leur bulletin de notes, dans le but de les empêcher de changer d’établissement et donc de bénéficier d’une formation de qualité. D’autres écoles se justifient en expliquant qu’elles vont pouvoir faire appel à un vice de procédure suite à la publication incomplète de ce Mercredi 8 Juillet par le Ministère afin d’être agréées à nouveau… Or cette nouvelle publication datée du Jeudi 9 Juillet avait pour but de compléter la précédente et d’affirmer l’échéance de tous les agréments délivrés auparavant.

Soyons francs, la FédEO a pour but de venir en aide et d’informer les étudiants, et c’est en remplissant ce rôle que nous venons vers vous aujourd’hui. Admettons que ces écoles arrivent à faire appel de la décision du ministère (ce qui a peu de chance d’aboutir), elles ont été jugées inaptes à fournir une formation de qualité à ses étudiants. Votre conscience professionnelle commence dès maintenant, par votre décision à suivre une formation complète et adaptée !
Nous sommes bien conscients de la difficulté et du stress que tout cela peut engendrer ; nous sommes nous-même étudiants. Cependant il vaut mieux s’adapter ensemble dès à présent en cherchant une nouvelle école et peut-être un nouveau logement, puis repartir sur de bonnes bases, que de batailler dans quelques années lors de votre installation car vous n’aurez pas dans votre mallette tous les outils nécessaires pour répondre à la demande des patients et garantir leur sécurité.

NB : Un décret publié au Journal Officiel fait office de loi et par conséquent remplace ce qui était jusqu’alors conforme.

C’est aujourd’hui que se joue demain !

Nouveaux agréments, on se prépare !

- Communiqué de la FédEO -

Bonjour à tous les étudiants,
La liste des écoles agréées en formation d’ostéopathie pour la rentrée 2015 sortira bientôt. En effet, c’est au mois de Juin que cette liste doit voir le jour.
Ainsi, la FédEO se tiens prête et vous rappelle la situation.
Il est nécessaire que chaque étudiant connaisse ses droits. -> Décret Agréments
Le décret relatif à l’agrément des établissements de formation en ostéopathie du 14 septembre 2014 précise que les établissements agréés en Juin sont dans l’obligation, dans la limite de leur capacité d’accueil, d’accueillir en priorité les étudiants des écoles qui ont perdu leur agrément (cf l’article 5 du décret 2014-1043).
Toutefois, si l’étudiant ne trouvait pas d’établissement agréé pour la rentrée 2015, celui-ci bénéficierait d’un report de scolarité gardant ainsi ses acquis obtenus dans son établissement d’origine. Cette priorité et ce report seront conservés pendant 3 ans afin que chaque étudiant qui souhaite reprendre son cursus soit en mesure de le faire dans les meilleures conditions (cf l’article 9 du décret 2014-1043).
De plus, il faut faire attention à un point précis, l’ensemble des établissements aujourd’hui agréés le restera jusqu’au 31 août 2015, date d’expiration des anciens agréments. L’entrée en vigueur des nouveaux agréments concernera uniquement les promotions encore présentes au sein des établissements après le 1er septembre 2015. (cf l’article 29 du décret 2014-1043)

La liste des établissements agréés sera publiée dans les prochaines semaines, d’ici là, la FédEO se tient à votre disposition pour toutes questions.

A très vite,

Le bureau de la FédEO

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La neurodynamique appliquée à l’ostéopathie

A l’état normal, le tissu nerveux n’est pas sensible aux stimulations mécaniques générées par les mouvements des membres et du rachis.

Si un nerf est irrité, il deviendra mécanosensible et son élongation sera source de douleur. Si un nerf est irrité par compression (sténose), il sera source de paresthésies ou dysesthésies.

A l’inverse du tissu conjonctif, l’étirement ou la compression favorisent l’ischémie du tissu nerveux. C’est pourquoi des tests cliniques et des techniques thérapeutiques spécifiques ont été élaborés. Ils nous sont présentés par Philip Moulaert, ostéopathe spécialiste de la prise en charge des atteintes des nerfs périphériques.

L’examen complet qu’il propose a pour objectif d’évaluer l’implication des systèmes musculaire, articulaire, disco-dural et neural dans les atteintes du système neuroméningé. Il prend également en compte l’implication du système biopsychosocial pour les atteintes chroniques.

Pour évaluer la composante neurale dans le cas d’une lombosciatique ou d’une cervico-brachialgie, il faut d’abord exécuter des tests de reproduction de la douleur qui permettent d’évaluer la mécanosensibilité du nerf.

Dans un deuxième temps, on évaluera la fonction même du nerf à l’aide de tests de conduction nerveuse (tests des réflexes, de la force et de la sensibilité cutanée).

Une diminution ou abolition d’un de ces paramètres est un signe de neuropathie périphérique.

Dans le cadre de la consultation ostéopathique, les atteintes neurales les plus fréquentes sont des augmentations de mécanosensibilité neurale sans atteinte de la fonction neurale (la conduction de l’influx nerveux n’est pas altérée).

Dans cette situation clinique, il n’y a pas d’atteinte pathologique du nerf lui-même : c’est le tissu conjonctif périneural qui est irrité.

Si les nerfs sont impliqués dans la douleur du patient, il faut les « provoquer ». Des tests cliniques ont été élaborés par Robert Elvey, thérapeute manuel et directeur pédagogique du département de thérapie manuelle au sein de l’University de Curtin à Perth (Australie). Ils reposent sur la neurobiomécanique, c’est à dire l’étude du mouvement du tissu neural dans le corps humain et son comportement face aux contraintes biomécaniques.

Kinésithérapeute de formation, Philip Moulaert s’est d’abord formé à la médecine orthopédique Cyriax et à la thérapie manuelle (Norvégienne) avant de suivre une formation en ostéopathie en France (1979-1984) ainsi qu’une spécialisation en neurodynamique à Perth en Australie.

Pourquoi vous êtes-vous tout particulièrement intéressé au tissu neuro-méningé ?

Dès le début de ma carrière, j’avais des interrogations sur l’examen et le traitement des douleurs irradiantes. Je comprenais mal ce problème. À cette époque, la thérapie manuelle proposait des solutions au niveau articulaire, mais rien pour les indications d’origine nerveuse. J’ai alors découvert les articles de Robert Elvey, qui avait mis en place, dès la fin des années 70, une approche thérapeutique du tissu neuroméningé.

Il a inventé un examen clinique spécifique des nerfs périphériques pour la prise en charge des cervico-brachialgies, lombosciatiques et cruralgies.

Quelles sont les spécificités de ces tests élaborés par Robert Elvey ?

Le test de Slump élaboré par Maitland et utilisé dans le bilan des lombosciatalgies sert à analyser la relation entre la dure-mère, les nerfs périphériques et le disque intervertébral.

Robert Elvey a mis en place le premier arbre décisionnel permettant de déterminer si la cause d’une douleur irradiant dans le quadrant supérieur ou inférieur est plutôt d’origine nerveuse, musculaire ou articulaire. Il s’est appuyé sur la neuro-biomécanique et a jeté les bases d’un traitement des dysfonctions nerveuses fondées sur une approche physiologique, contrairement aux approches mécaniques très répandues à l’époque (basée sur les étirements des nerfs par le biais du mouvement des membres).

Comment cette approche intègre-t-elle les fascias des nerfs, souvent manipulés par les ostéopathes ?

Les traitements concernant les fascias des nerfs sont basés sur l’harmonisation de la densité des tissus alentour. Il s’agit la plupart du temps de stimulation mécanique d’étirement, qui correspond à un autre paradigme : le traitement du tissu conjonctif.

D’autre part, l’approche fasciale des nerfs périphériques ne propose pas de diagnostic spécifique. Lorsqu’on prend en charge une véritable atteinte du tissu neural, il est nécessaire d’identifier la cause sous-jacente, d’établir une classification de la lésion en présence pour traiter ou orienter le patient au mieux.

En neurodynamique, nous avons des techniques de revascularisation du nerf, d’ouverture foraminale ou encore de glissement du nerf dans sa gaine, de correction des mouvements ou postures neuro-irritantes, etc. Toutes respectent cette obligation de ne pas créer d’étirement sur le nerf.

Extrait de l’article « la neurodynamique appliquée à l’ostéopathie » http://www.osteomag.fr

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Ils sont arrivés!

Il y a un mois, la FédEO organisait une commande nationale aux magazine « Ostéopathe Magazine » afin de faire bénéficier à ses membres d’une offre promotionnelle exceptionnelle.

Nous sommes heureux de voir les premières revues arriver auprès de nos membres et vous souhaitons à tous une bonne lecture !

Pourvue qu’elle soit instructive et face naître en vous des idées pour vos mémoires !  

Le bureau de la FédEO.