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Un pour Tous, Tous pour Un!

J- 17 avant le grand départ des cinq mousquetaires de l’ostéopathie!

 Le 18 juillet prochain, Manon Lebrun, Elise Leroux, Mariéva Gruffat, étudiantes en 4ème année d’ostéopathie et Coline Chambon fraîchement diplômée, partiront en mission humanitaire avec Lucie Bauduin (Ostéopathe DO) au Sénégal. Cela permettra à la population de bénéficier de soins ostéopathiques gratuits.

Nos étudiantes ont organisé leur départ pour l’Afrique, dans le cadre de leur association : Ostéopathie Solidarité et Développement (OSD).

Ce périple débutera à Dakar au centre de santé de Ouakam. S’en suivront des interventions à l’hôpital traditionnel de Keur Massar et à la Maison Rose Guédiawaye.

 La seconde partie de la mission se déroulera à St Louis dans les centres de l’association La Liane, de la case de santé de l’hydrobase et de Goxumbaaj.


La mission durant un mois, l’équipe mettra en place un dossier présentant les caractéristiques de chacun dans le but d’effectuer un bilan.

A savoir que pour rendre cette mission possible, il a fallu la préparer en amont. En effet, cela fait maintenant 6 mois que ces jeunes femmes travaillent intensivement pour récolter les financements nécessaires au bon déroulement de la mission.

Notre équipe tient à féliciter cette initiative et la motivation dont ces jeunes femmes ont fait preuve pour mener ce projet à terme.

 Nous rappelons qu’OSD est une association nationale indépendante. Cette mission s’effectuera donc, grâce aux donations, fonds propre et bénévolats.

 C’est pourquoi, il nous semble indispensable d’encourager leurs efforts. Nous vous proposons donc de les soutenir financièrement via un lien internet:

Je soutiens OSD

Vous pouvez également les contacter à l’adresse mail suivante : osdsenegal@gmail.com
Les cinq mousquetaires vous remercient d’avance !
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La solidarité, c’est l’aîné qui tend la main au cadet, le valide au malade. (Henri-Frédéric Amiel)
Pierre-Adrien LIOT
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Rencontre avec le ministère

Nous avons été reçus le 19/04/2016 au Ministère de la santé suite à la demande de notre Conseil d’Administration afin de pouvoir éclaircir certains points qui soulevaient des interrogations de la part des étudiants (http://fedeo.eu/agrements-ecoles-que-se-passe-t-il/).

Le Ministère nous a confirmé qu’aucune vérification sur place n’a été faite jusqu’à présent et que les dossiers scrupuleusement remplis et soumis aux vérifications de la CCNA constituent à ce jour le seul support d’obtention d’un agrément. Nous avons alors suggéré qu’un ordre de mission envers l’IGAS soit mis en place. Le Ministère s’est engagé auprès de nous à faire cette démarche, ce qui aboutirait à des contrôles qui auront certainement lieu lors de la rentrée 2017.
L’IGAS peut être missionnée d’urgence lorsque cela est nécessaire, mais l’application d’un texte ou d’une loi ne rentre pas dans cet état d’urgence, d’où le long délai entre l’application du texte et la vérification.

S’il advenait qu’une école ne répondait en réalité pas aux critères d’agrément, elle se verra retiré celui-ci immédiatement et chaque étudiant sera juridiquement en droit de lui demander le remboursement intégral des frais d’études engagés.

Par ailleurs, il est possible suite à des constatations de non respect des critères d’agrément, de charger directement les ARS (Agences Régionales de Santé) d’une mission de vérification. Celle-ci peut conduire à la perte de l’agrément si le manquement est confirmé avec les mêmes conséquences. Cette demande peut émaner du Ministère ou d’un tiers.

Le Ministère nous a également informé de la mise en place d’ici 2 ou 3 ans d’une Commission de suivi ayant pour but d’avoir un certain recul sur la réforme et d’observer son fonctionnement, puis de l’améliorer le cas échéant (en terme de densité de cours, de faisabilité, etc …). Cette commission visera a vérifier que le référentiel répond bien à toutes les attentes, tant du point de vue de la qualité de formation, que du point de vue de l’étudiant qui s’y confronte.

Concernant le mode de fonctionnement de la CCNA, qui soulevait des interrogations auprès des étudiants, le Ministère nous a expliqué qu’il n’était pas possible d’y apporter des modifications. De plus, il nous a indiqué que ce n’est pas son rôle de se déplacer dans les écoles pour vérifier la véracité du dossier. La mise en place d’une obligation de faire appel à un organisme neutre afin de monter le dossier d’une école (comme c’est le cas pour certains labels par exemple) n’a donc pas été retenue. Cependant la mise en place de la nouvelle commission de suivi et de l’inspection de l’IGAS permet de confirmer ou infirmer le cas échéant le premier contrôle effectué par la CCNA.

En conclusion :
- A ce jour, une école obtient son agrément sur dossier, étudié par la CCNA et certifié conforme en tous points aux décrets
– Aucune vérification des dossiers dans les écoles n’a été faite pour l’instant
– Inspection de l’IGAS prévue dans les alentours de 2017 avec un contrôle possible des ARS en continu.

Nous remercions le ministère de nous avoir reçu rapidement et d’avoir répondu à nos questions et aux questions que les étudiants nous ont transmis. 

                       Mathias MILTENBERGER                                                   Pierre-Adrien LIOT
                         Président de la FédEO                                                    Vice-président de la FédEO

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Agréments / Écoles, que se passe-t-il?

Comme beaucoup d’entre vous ont pu le constater les 09 et 10 mars derniers, une nouvelle vague d’écoles s’est vue obtenir un agrément et pour certaines, une augmentation d’effectifs.

Face à cette situation, la FédEO a réuni en urgence son Conseil d’Administration pour dresser le bilan de la réforme de 2014. C’est donc avec l’ensemble des représentants des écoles membres que nous avons réfléchi aux réels problèmes auxquels TOUS les étudiants seront à présent confrontés:

La qualité de leur formation

A l’heure actuelle, il y a 31 institutions qui ont l’autorisation agréée pouvant fournir un titre d’ostéopathe en France.

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Cette nouvelle situation nous laisse perplexe et amène son lot de questions.

Nous avons donc cherché dans les textes une explication. Le référentiel de formation a été créé pour donner à chaque étudiant tous les outils dont il a besoin pour devenir un bon ostéopathe et pour effacer les inégalités de formation.

A cette époque, il existait des écoles qui formaient en 3 ans, qui n’enseignaient ni le viscéral ni le crânien, et d’autres n’avaient même pas de clinique interne.

Nous venons d’obtenir les résultats des demandes d’agréments ou d’augmentation d’effectifs pour la rentrée 2016.

Ne ne le cachons pas, le résultat nous déçoit en vue des disparités énormes entre les établissements et le temps imparti pour uniformiser la formation !

Voici quelques chiffres :

– Rentrée 2015: 23 écoles agréées, capacité de 7836 étudiants + 3 agréments provisoires, capacité de 1220 étudiants

– Rentrée 2016: 31 écoles agréées, capacité totale de 11 058 étudiants.

Nous passons de 1567 diplômés potentiels par an, sans les écoles avec un agrément provisoire (1811 diplômés potentiels avec) à 2211 diplômés potentiels par an.

Au vue de ces chiffres, une question se pose: De quelle manière obtient-on un agrément ?

Voici un schéma récapitulatif de la procédure d’obtention d’agrément auprès du ministère de la santé:

SHEMAS D’UNE DEMANDE D’AGREMENT

 

Les écoles doivent constituer un dossier de bonne foi sur les normes définies par les décrets.

Celui-ci est transmis au Ministère de la Santé, qui le transmet à la CCNA (Commission Consultative Nationale d’Agrément).

Ensuite, la CCNA évalue si le dossier est complet, puis nomme deux rapporteurs pour analyser le dossier et confirmer sur un plan administratif s’il répond aux exigences fixées par les décrets.

La CCNA vote un avis positif ou négatif sur l’agrément des écoles, et le Ministère décide de suivre ou non ces avis. A aucun moment, il n’est écrit que les écoles devront se soumettre à une vérification sur place pour constater la véracité ou non du dossier.

Pour qu’une école soit agréée, il lui suffit donc de rendre un dossier parfait, qui ne peut être contesté par la CCNA, et elle obtient un agrément sans vérification !

Qui est responsable de la vérification réelle des éléments du dossier?

L’organisme qui veille à ce que le dossier reflète la réalité est l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales). Si celle-ci constate que l’école n’est pas conforme et que son dossier ne correspond pas à son fonctionnement réel, elle peut retirer son agrément.

Cependant, à ce jour aucune vérification n’a été réalisée, et aucune vérification n’est planifiée.

C’est pourquoi la Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie s’interroge sur la réelle mise en place par toutes les écoles de l’application des décrets.

Cela semble étonnant que des écoles avec 50 consultations par étudiants en fin de cursus, comme cela à était stipulé en 2015, soient passées en UN AN à au moins 150 consultations. Nous nous inquiétons de la qualité de la formation de nos semblables, qui pensent désormais que la réforme à aboutit à un aplanissement de la formation alors qu’elle reste à l’heure actuelle encore disparate.

Au vue de ces informations, les étudiants en ostéopathie attendent du ministère de la santé une réponse et des éclaircissement sur ces questions qui nous semblent fondamentales:

- Est-il normal d’avoir si peu de vérifications dans la qualité d’une formation de professionnels responsables de la santé?

- Est-il normal d’augmenter la capacité d’accueil dans une profession, sans vérifier au préalable que la loi soit bien respectée?

Nous invitons donc, les étudiants et futurs étudiants en Ostéopathie à être vigilants à toutes ces informations lors du choix de leur école, et à poser les bonnes questions.

Vous pouvez vous aider de notre « Guide du futur étudiant en ostéopathie » lors de vos passages dans les écoles.

Par ailleurs nous restons à votre disposition pour toutes questions via notre onglet Contact,

Le Conseil d’administration de la FédEO

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Ostéopathie: Comment choisir son école?

L’approche de la fin d’année scolaire signe le début pour les lycéens de choisir leur orientation.

C’est pourquoi il nous parait important de leur fournir toutes les informations dont ils ont besoin pour se former dans les meilleures conditions à l’ostéopathie.

Pour cela, il convient de faire un rappel sur l’actualité au sujet de la formation.

Seuls les établissements agréés par le ministère de la santé ont l’autorisation de délivrer un Diplôme d’Ostéopathe. Celle-ci  est valide pour 5 ans jusqu’au renouvellement après ré-étude d’un dossier de réagrément en 2020.

Suite à la parution au Journal Officiel de l’agrémentation de plusieurs écoles le 10/03/2016 nous allons compléter cet article dans les plus brefs délais, en attendant, vous pouvez trouvez les décisions ministérielles sur ce lien : http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

Liste des écoles de formation initiale agréées par le ministère de la santé pour ce cycle de formation (l’odre de la liste ne dépendant PAS de la qualité des écoles) :

-Collège ostéopathique Sutherland de Strasbourg

-ITO – Bordeaux

-Institut d’ostéopathie de Rennes (IOR)

-lnstitut Supérieur d’ostéopathie Paris –CETOHM-FI (ISOP)

-Collège Ostéopathique Européen (COE)

-Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESOSUPOSTEO)

-Ecole d’ostéopathie de Paris (EO Paris)

-Conservatoire Supérieur d’Ostéopathie Paris (CSO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO Paris)

-Institut Dauphine d’Ostéopathie (IDO)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie du Grand Montpellier (ISOGM – IFBO)

-Institut Supérieur d’ostéopathie (InSO Lille)

-Institut de Formation en Ostéopathie du Grand Avignon (IFO-GA)

-Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille

-Institut des Hautes Etudes Ostéopathiques IDHEO Nantes

-Institut Toulousain d’Ostéopathie (ITO)

-Conservatoire Supérieur Ostéopathique Toulouse (CSO-Toulouse)

-Centre International d’Ostéopathie (CIDO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie Lyon (CEESO Lyon)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie Lyon (ISOSTEO Lyon)

-ATMAN, Nice

- Intitut d’Ostéopathie de Bordeaux (IOB)

-Andrew Taylor Still Academy (ATSA) Limonest 

– Ostéobio (SEMEV)

– COP – Biarritz

Sources: http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

De la même manière, les écoles non présentes dans cette liste ne peuvent pas délivrer de Diplôme d’Ostéopathe à l’heure actuelle.

Bien que les derniers décrets de 2015 tendent à uniformiser la formation, il est encore prématuré de dire que toutes les écoles sont au même niveau. Pour autant, ces écoles permettent aux étudiants de devenir des professionnels compétents grâce au socle de connaissances exigeant mais indispensable.

Ce niveau d’exigence et le fait que la formation actuelle soit exclusivement privée entraînent un coût onéreux des études (environ 8000€ l’année). Il est donc primordial de choisir sa formation en connaissance de cause.

La FédEO (Fédération Nationale des Étudiants en Ostéopathie) grâce à son expérience, vous met à disposition un guide de l’étudiant clair et détaillé afin de mieux comprendre la formation, les débouchés et comment bien choisir son école (téléchargeable en cliquant dessus):

Guide du futur étudiant en ostéopathie

Nous espérons que ce guide vous accompagnera aux cours des différents salons et journées portes ouvertes pour mieux vous préparer.

Si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

- Mathias Miltenberger (Président): 06 40 23 80 27  

- Pierre-Adrien Liot (Vice-président): 06 76 54 62 50

Notre adresse mail: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Le Tutorat National en Ostéopathie: tnogeneral@gmail.com

Notre Facebook: FédEO

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Carte de France des écoles d’ostéopathie

Pour mieux se repérer dans le paysage de la formation en ostéopathie, le FédEO vous propose de recenser les instituts de formation agréées en France en formation initiale.

Suite à la publication au JORF (Journal Officiel de la République Française) le 09/03/2016 et le 10/03/2016 de nouvelles agrémentations, cet article va être mis à jour dans les plus brefs délai, pour la liste des écoles agréées vous pouvez vous référez à l’article « Comment choisir son école » ci-dessus

Format téléchargeable:

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Seul ces institutions peuvent aujourd’hui délivrer le titre d’ostéopathe et le nombre d’étudiants au sein de chaque établissement est encadré par décret.

Actuellement l’ensemble des instituts d’ostéopathie peuvent accueillir jusqu’à 8466 étudiants (selon décret du ministère de la santé) il peut désormais y avoir jusqu’à 1694 nouveaux diplômés par ans sur le territoire.

En découpant la France en cinq partie (Le Nord-est, le Nord-ouest, la Région Parisienne, Sud-ouest et Sud-est) comme décrit sur la carte, nous avons une capacité de:

790 étudiants dans le Nord-ouest.

- 570 étudiants dans le Nord-est.

3334 étudiants en Région Parisienne.

1224 étudiants dans le Sud-ouest (suite à la décision du 3 mars 2016 accordant l’agrément à l’IOB pouvant accueillir 124 étudiants maximum) .

2672 étudiants dans le Sud-est.

Attention, il ne s’agit là que des instituts de formation initiale, donc post-bac, ces chiffres ne comprennent pas les institutions de formations professionnels, les Diplômes Universitaires et inter-Universitaires.

Sources : http://www.osteopathie-france.net/agrement-ecoles

Le bureau de la FéDEO

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La Commission Tutorat National vous présente le résultat de son premier semestre!

La fin du premier semestre est l’occasion pour la Commission Tutorat National de présenter aux étudiants l’aboutissement de ses travaux.

Depuis le début de septembre, les membres de la commission ont créé un site internet afin de mettre en place un questionnaire informatique (sous le format de quiz en ligne).

La version bêta de ce site internet vient de voir le jour et sera expérimentée auprès des étudiants de Rennes en partenariat avec le TOR (Tutorat Ostéopathique de Rennes) afin de régler les différents problèmes d’exploitation et d’entamer la phase de remplissage.

C’est donc à l’approche de Noël que nous sommes heureux de vous montrer les images de ce qu’est et sera ce support que nous mettrons à la disposition des étudiants au cours du second semestre.

(cliquez pour agrandir)

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Les prochains travaux que doivent effectuer la Commission sont:

– La mise en place d’une charte de fonctionnement du TNO (Tutorat National en Ostéopathie).

– La création administrative de la filiale.

– Le recrutement des Tuteurs.

– La création et la diffusion de la base de données pédagogique du TNO.

D’ici là nous vous souhaitons de bonnes vacances à tous et bon courage pour vos examens.

Nous remercions notre développeur pour le travail et l’investissement pour la mise en œuvre des travaux informatiques:

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Ce projet, actuellement en construction, est ouvert et accessible à tous. Si vous souhaitez nous aider à le mettre en place ou si vous avez des questions n’hésitez pas à nous joindre:

notre adresse mail: tnogeneral@gmail.com

Pierre-Adrien LIOT

Vice-président de la FédEO/ Responsable de la Commission Tutorat National.

Jordane MARION

Président du TOR/Adjoint de la Commission Tutorat National.

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Littlejohn : Le chemin de Croix

Quand nous débattons sur les précurseurs de l’ostéopathie, nous avons tendance à nous pencher sur le personnage de Still, celui de Sutherland, de Baroun, ou bien celui de Becker. Mais trop souvent il nous arrive d’ignorer la présence notable de quelques autres penseurs et concepteurs de cette médecine manuelle.

Le plus grand exemple semblerait être le cas de John Martin Littlejohn. Bien qu’il ne fut jamais destiné à devenir ostéopathe, différentes causes le poussèrent petit à petit sur cette voie et l’amenèrent à se battre pour que cette thérapie sorte des préjugés.

Ainsi, ajouta-t’il avec difficulté sa propre pierre à l’édifice ostéopathique. Mais nous vulgarisons encore quelque peu sa participation, en lui adressant un titre bien plus mineur que ceux que nous adressons aux autres innovateurs.

C’est sur cette remarque que l’on peut se demander quel a été son rôle dans les originalités apportées à l’ostéopathie et qu’est-ce qui fait que son implication n’est pas aussi saluée que ses semblables ?

John Martin Littlejohn vit le jour en 1865 à Glascow (Ecosse), il était l’ainé d’une famille de 3 enfants dont James et David Littlejohn. En 1881 (soit 7 ans après la fondation de l’ostéopathie), John, âgé de 16 ans, rentra à l’université de Glascow où il apprit les arts, les langues orientales, mais encore le droit et la théologie.

Six ans plus tard, il rentra dans les ordres et enseigna. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il continua d’étudier, et surtout dans le domaine scientifique avec principalement l’anatomie et la physiologie. A l’aube de ses 27 ans, John acquiesçait du titre de pasteur en Irlande du Nord, or cette carrière évangélique fut de très courte durée.

En effet, de par sa santé fragile (il souffrait de maux répétitifs au niveau de la gorge et de la nuque), il quitta son pays natal avec son frère James (devenu entre temps médecin et chirurgien) pour rejoindre les États-Unis.

Entre 1892 et 1896, John fut élu président de l’Amity College of Cally Spring (université qui enseigne la littérature, les arts et les sciences ; se situant à l’Iowa) , tandis que David Littlejohn venait vers eux, alors diplômé de Sciences.

En 1897, toujours accablé par ses maux, un médecin et ami lui conseilla grandement de consulter un thérapeute situé à Kirksville, dont on disait beaucoup de bien. Suivant cette instruction, John partit pour cette destination.

C’est ainsi qu’il fit la rencontre de Still, et que ce dernier réussit à lui enlever tous ses maux. En plus d’être bouleversé par le traitement efficace, il fut prit d’intérêt autant pour la science que pour la personnalité de Still.

Des coïncidences faisaient même que les deux hommes partageaient le même caractère tumultueux, un esprit vif équivalent ainsi qu’une soif de connaissance identique. C’est sur ces traits spécifiques que Still accepta d’enseigner à Littlejohn l’art de l’ostéopathie.

Dans le même temps, John était particulièrement amené à enseigner la physiologie à l’AOS et par conséquent, à recevoir des responsabilités au sein de l’école. On pourrait croire que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes…

En fait, cela fut de très courte durée. Littlejohn et Still avaient tous les deux la volonté ambitieuse de convaincre, une volonté propre qui ne pouvait amener que des litiges : car si Still avait une vision de l’ostéopathie basée quasi-uniquement sur l’anatomie, Littlejohn désirait diriger cette médecine vers un aspect beaucoup plus physiologique.

Cette différence créa des débats conflictuels, jusqu’à venir sur de bruyantes discordes. De même, Littlejohn avait des rapports houleux avec ses confrères. Ce surplus de soucis força John à couper les ponts avec Still et l’AOS en 1900.

Les treize années qui se succédèrent furent marquées par l’énergie débordante de Littlejohn : fondation de sa propre école, l’American School of Osteopathy, Medecin and Surgery ; rédaction de deux livres (Principles of Osteopathy et Theory and Practice of Osteopathy), nouvelles études qui se feront dans le collège médical de Chicago (il sera reçu médecin en 1912) ; réalisation de nombreux voyages entre le nouveau monde et l’ancien continent ; fondation avec quelques confrères de la British Osteopatic Association (BOA) à Londres.

A 48 ans, épuisé par la maladie, déçu par l’enseignement de l’ostéopathie qu’il jugeait « détourné », attristé de l’attitude de ses confrères envers lui, il quitta l’Amérique définitivement (et en conséquence, ses frères David et James) pour s’établir à Londres.

Entre 1913 et 1922, la nouvelle vie qu’a mené Littlejohn fut jonchée de difficultés, autant de la part de ses confrères que de la part de la société anglaise (celle-ci l’empêchait dans son droit d’enseigner et de pratiquer l’ostéopathie).

Toutefois, cela ne l’empêchera pas de fonder la British School of Osteopathy (BSO) en 1917, soit la première école britannique (et donc la première école européenne d’ostéopathie) ; et de délivrer le premier diplôme en 1922 (cela a été tardif à cause des multiples refus du gouvernement britannique).

Mais aussitôt, les soucis reviendront, notamment avec le conflit entre la BOA et la BSO ; ce dernier sera si perturbant que la collaboration cessera en 1930. Et cerise sur le gâteau, un événement vint honorer la déchéance de Littlejohn , puisqu’en 1935, il prononça un discours devant le Parlement anglais en vue de la reconnaissance officielle de l’ostéopathie.

Sa prière, bien que sincère, sera ignorée ; ses efforts, bien que prépondérants, ne seront pas acclamés. Cet insoutenable échec le désola au plus haut point qu’il se replia sur lui même, s’abandonnant ainsi à une isolation totale… Durant le restant de ses jours, il vécut reclus et incompris. Seul son voisin et futur fils spirituel, John Wernham, était à son écoute et à ses côtés dans les discussions.

John Martin Littlejohn, affaiblit par son cancer de la prostate, s’éteignit en 1947, à l’âge de 82 ans. En ces termes, il est difficile de croire que le combat de Littlejohn n’a pas été vain. Tout au long de son chemin, qui à l’origine n’était pas orienté vers l’ostéopathie, il croisa de multiples embûches : maladies, échecs, endurcissement,…

Ces points péjoratifs ont foncé sa notoriété dans l’histoire de l’ostéopathie, à en croire que la vie qu’il a mené fut un échec… Au contraire, John Martin Littlejohn, bien que certains de ces efforts n’ont pas abouti, enfonça des portes et permit d’offrir à l’ostéopathie une tribune en Angleterre et par la même occasion, une place en Europe.

Si A. T. Still a permis le développement de l’ostéopathie aux Etats-Unis, nous devons à Littlejohn l’ostéopathie qui est aujourd’hui présente en Europe. Ce détachement des deux fondements explique en partie les différences de pratiques entre l’ancien continent et le nouveau monde.

Et bien qu’il n’amena aucune idée folle pour redéfinir la médecine manuelle, il eut toutefois la justesse de « prendre l’ostéopathie de Still et de la plonger complètement dans un bain de physiologie » (Rollin Becker).

Autrement dit, il s’est énormément penché sur le principe de l’interrelation entre structure et fonction, l’a profondément étudié et a su la perfectionner telle que nous la connaissons actuellement. Et ce bain, étudiants et praticiens européens continuent encore à y plonger…

Bibliographie : Mémoire de fin de cursus de Jean-Christophe Pham-Van sur la traduction des Principes de l’ostéopathie de J. M. Littlejohn.

HUBERTY William

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O2, rassembler mais pas que!

Une fois par an, et cela depuis très très longtemps, se déroule un événement que nous attendons tous…. Non ce n’est pas Noël, c’est le week-end O2 bien sûr!

Cette année, c’est l’équipe de Toulouse qui prend le relais. Depuis quelques mois déjà, nous relayons les informations de cette nouvelle équipe sur les réseaux sociaux.

Il est dans notre habitude de soutenir et d’encourager les initiatives étudiantes; c’est pour cela que nous sommes heureux d’être, cette année encore, partenaire de cette manifestation!

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Mais en fait, le week-end O2, c’est quoi?

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Interview de Marina Pendaries: Présidente de l’orga Toulousaine 2015/2016.

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-Marina, vous êtes la présidente de l’organisation Toulousaine du Week-end O2. Pouvez-vous nous présenter votre association, son bureau et son fonctionnement ?

« L’association BombO2 est donc l’asso organisatrice du WE O2 2016. Elle réunit les 2 écoles d’ostéopathie de Toulouse : le CSO et l’ITO. 
On lui a choisi son petit nom en rapport avec notre vision du WE O2 2016, ou du moins tel qu’on souhaite qu’il soit. 
Elle a été fondée en juin 2015 et comporte 10 personnes ( 5 de chaque école ). On se réunit à peu près toutes les 2-3 semaines depuis septembre pour organiser le WE O2 et tout ce qui précède. 
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Sur ces 10 personnes il y a une présidente ( Marina Pendaries ), un vice-président ( Jean-Baptiste Beghain ), 2 trésoriers ( Tiphaine Souillard et Benjamin Bernard ), 2 secrétaires ( Bertrand Lelais et Julie Assenat ), une chargée de com’ ( Emelyne Lefaure, que vous trouverez sur Facebook sous le nom de Meule de Toulouse), un chargé Activités ( Brice Olombel ) et deux responsables Bar ( Aurore Cancel et Maurane Pouteau ). On a accueilli une nouvelle arrivante dans notre équipe qui aide sur tous les fronts ( Johanne ).
On fait notre taff chacun de son côté et aux réunions, on met tout en commun et on prend les décisions ensemble. »
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-Pouvez-vous nous dire en quoi consiste le week-end O2?
« Le WE O2, c’est un WE de regroupement d’étudiants ostéopathes et orthophonistes de France.
Cette année, les dates ont été posées : 15-16-17 Avril 2016. 
C’est un WE de rencontre basé sur l’amusement, en résumé :
- vendredi après-midi et soirée : présentation des écoles autour de chorégraphies déguisées (chaque école choisit son thème)
- samedi : découverte des régions autour d’apéritifs et gourmandises typiques. Puis activités sportives (tournois) et ludiques (gonflables).
Pour le samedi soir, c’est l’orga qui choisit le thème, mais ça … c’est une surprise !  ;)
- dimanche : remise des prix et élection de la(les) nouvelle(s) école(s) organisatrice(s). »
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-Depuis combien d’années cet événement existe-t-il?
« Le WE O2 existe depuis 2009. A l’origine, ce sont deux étudiantes Nantaises ( une ostéo et une ortho ) qui se sont lancées le défi. Aujourd’hui, le WE O2 est bien ancré dans les esprits … Et c’est pas fini ! »
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-Combien d’étudiants se déplacent et combien d’étudiants attendez-vous cette année?
« Le nombre d’étudiants à se déplacer est très aléatoire. Il me semble qu’à Lyon en 2014, nous étions autour de 300. 
L’année dernière, Nice a fait fort avec environ 480 étudiants!
Cette année, on veut faire encore mieux, et on a une capacité d’accueil de 520 personnes. On y attend 500 participants, et on met le paquet pour ça. Vous serez agréablement surpris. »
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-Quelle est la touche personnelle que Toulouse souhaite apporter cette année?
« Aaaaaaah la touche perso Toulousaine … Parlons-en !
On vous en dira pas trop parce que le secret d’un bon O2, c’est la surprise. Et nous, on en a plein à vous faire. »
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-Même pas une petite info pour nos étudiants?
« Bon très bien !
On va se démarquer par nos soirées, on a un DJ dont l’organisme est assez connu…
On va ajouter notre touche perso dans les activités : du sport – eh oui, on est à Toulouse quand même ! – mais aussi et surtout des jeux gonflables et de l’eau … ;)
Et puis, on vous a prévu plusieurs petites surprises tout au long du WE , du vendredi soir au dimanche matin, qui ne se sont jamais vues! »
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-Où aura lieu le Week-end cette année?
« Quelle question indiscrète ! ;)
Plus sérieusement, on a trouvé LE camping parfait pour nos activités, et privatisé. 
On a pas encore signé donc on ne le divulguera pas tant qu’on n’aura pas le contrat … Vous serez avertis rapidement sur notre page Facebook Weekend Orthostéo.« 
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-D’où vous est venue l’envie d’organiser cet événement?
« L’envie d’organiser n’est pas venue toute seule. 
C’est surtout lors du WE O2, le samedi soir, quand un membre de l’orga vient te voir pour te dire  » Bon Marina, tu es prête pour reprendre le bébé ?  » Alex Martino, président de l’orga 2015.
Sur le coup, tu te dis que ça va être galère, puis tes potes te disent que c’est beaucoup de taff…
Et puis, tu voudrais y retourner et que ça ne se soit pas terminé, alors tu fonces !
Et tu te dis  » Ca va bientôt recommencer !  »
The show must go on, quoi !« 
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-Un petit mot pour les étudiants?
« Eh bien, oui un petit mot : sachez que toute l’équipe d’orga Toulousaine s’acharne pour vous vendre du rêve lors de cette prochaine édition du WE O2. 
On vous a prévu beaucoup de surprises, des grosses et des moins grosses … Mais on fait ça avec envie et avec plaisir, et c’est le principal ! 
Je finirai par une seule chose : venez nombreux , on ne vous décevra pas ! « 
 -
Vous l’aurez compris, du cœur et de l’énergie à l’image de la région qu’ils représentent!
 On se retrouve le 15!
-
Pierre-Adrien LIOT
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[…]

Alban Denuit, Guillaume Barreau Decherf, Lola Salines, Romain Didier, Lamia Mondeguer, Cédric Mauduit, Véronique Geoffroy de Bourgies, Mathieu Hoche, Thomas Ayad, Marie Mosser, Quentin Boulenger, Valentin Ribet, Djamila Houd, Fabrice Dubois, François-Xavier Prévost, Mathias Dymarski et Marie Lausch, Pierre Innocenti, Stéphane Albertini, Matthieu Giroud, Aurélie de Peretti, Quentin Mourier, Élodie Breuil, Fanny Minot, Nicolas Classeau, Nick Alexander, Jorge Alonso de Celada, Halima Ben Khalifa Saadi, Houda Ben Khalifa Saadi, Maxime Bouffard, Nicolas Catinat, Précilia Correia, Asta Diakite, Manuel Colaco Dias, Elsa Delplace, Elif Dogan, Thomas Duperron, Germain Ferey, Gregory Fosse, Juan Alberto Gonzàles Garrido, Cédric Gomet, Nohemi Gonzalez, Thierry Hardouin, Pierre-Antoine Henry, Marion Lieffrig-Petard, Suzon Garrigues, Mohamed Amine Ibnoumoubarak, Milko Jozik, Hyacinthe Koma, Christophe Lellouche, David Perchirin, Yannick Minvielle, Victor Muñoz, Bertrand Navarret, Manu Perez, Kheireddine Sahbi, Hugo Sarrade, Madeleine S., Valeria Solesin, Ariane Theiller, Éric Thomé, Luis Felipe Zschoche Valle, Raphael H, Justine Moulin, Caroline Prenat, Guillaume Le Dramp, Ludovic Boumbas, Olivier Vernadal, Ciprian Calciu et Lacramioara Pop, Michelli Gil Jaimez, Maud Serrault, Sébastien Proisy, Nathalie Jardin, Richard Rammant, Julie Dietrich, Thibault Rousse Lacordaire, Natalia Bouligina Loren…

Nous présentons toutes nos condoléances aux familles et aux amis des victimes.

 

 

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Réponses juridiques aux questions des étudiants.

Depuis la publication des décrets au Journal Officiel de la République, puis plus tard de la liste des écoles agréées par le ministère de la santé, la FédEO s’est lancée dans une campagne d’information, de soutien, de conseil et d’accompagnement des étudiants.

Nous avons été contacté par de nombreux étudiants rencontrant des problèmes d’ordre juridique et/ou financier avec leur école et il semble que beaucoup d’étudiants soient dans le même cas. Nous rappelons notre position face à de telles situations:

Il n’est pas tolérable à l’heure actuelle que certains étudiants soient tributaires des erreurs de leurs établissements.

Aujourd’hui nous avons l’occasion de voir des établissements réellement soucieux de la justice au sein de notre pays. Ces mêmes établissements devraient donc pouvoir entendre les doléances de leurs étudiants qui souhaitent partir et non les rendre victimes d’une véritable injustice comme nous avons pu l’observer à plusieurs reprises.

Afin d’être clair et précis auprès des étudiants et de leurs parents nous avons contacté un grand cabinet d’avocat spécialisé dans les affaires concernant l’ostéopathie pour en savoir plus sur les données juridiques que l’on nous a rapporté. Voici le résultat de leur travail concernant les questions que nous avons reçues :

•  J’ai avancé une partie de mes études mais mon école n’est pas agréée, est-il possible de récupérer l’avance déjà prélevée ?

Réponse :
Oui, puisque l’établissement ne peut pas vous offrir une formation diplômante, votre obligation de paiement est caduque et une clause vous empêchant de récupérer les sommes déjà versées pour la scolarité serait abusive.
(L’établissement peut toutefois conserver les seuls frais administratifs s’ils sont d’un montant raisonnable et non abusif. Ce point peut être vu dans un second temps en cas de contestation du remboursement de l’ensemble des frais avancés.)

• J’ai signé une convention financière avec l’établissement avant la parution des agréments mais il n’a pas obtenu d’agrément. Cette convention m’engage-t-elle quand même à payer cette école ?

Réponse :
Non, car vous pouvez obtenir la résiliation du contrat à compter de la perte de l’agrément de l’établissement du fait de la défaillance de l’établissement à vous offrir la formation objet de la convention financière.
Vous pouvez le cas échéant, et en cas de contestation de l’établissement, être seulement redevable des frais administratifs d’inscription, sous réserve qu’ils soient d’un montant
raisonnable et non abusif.

• Si je fais opposition aux chèques qui ne sont pas prélevés mais que j’ai déjà fournis à mon école, peut-elle se retourner contre moi et engager des poursuites ?

Réponse :
Non, car vous pouvez obtenir la résiliation du contrat pour l’avenir du fait de la défaillance de l’établissement à vous offrir la formation objet de la convention financière. Dès lors les chèques ne sont plus dus et l’école n’a pas de fondement juridique pour vous poursuivre.

• Quelles démarches suivre si mon école m’assure qu’elle ne va pas me rembourser les frais déjà avancés ?

Réponse :
Adresser à l’école une mise en demeure dans laquelle vous invoquez la caducité du contrat pour disparition de la cause (c’est-à-dire de son engagement à vous fournir une formation diplômante en ostéopathie) et rappelez la réglementation applicable aux clauses abusives (les dispositions du code de la consommation et la recommandation n°91-01 concernant les contrats proposés par les établissements d’enseignement, BOCCRF du 6/09/1991), qui considère comme étant une clause abusive le fait de « 4° de prévoir que le professionnel ne serait pas tenu de rembourser les sommes payées à l’avance par le consommateur en cas de rupture du contrat ou de non-fourniture des prestations par le professionnel pour quelque cause que ce soit.»

Si malgré cette mise en demeure votre école s’obstinait dans son refus de remboursement, vous pourriez saisir les tribunaux pour faire valoir vos droits ou avoir recours aux procédures extra-
judiciaires de règlement amiable.

• Si mon école est amenée à déposer le bilan, serais-je remboursé des frais que j’ai déjà avancés pour mes études ?

Réponse :
Si votre école dépose le bilan, vous devez vous faire connaître auprès du mandataire judiciaire afin de faire enregistrer votre créance. Vous pourrez être remboursé au même titre que tous les autres créanciers si la personne morale/l’école (société ou association) dispose encore de capitaux, mais vous ne disposez d’aucune priorité et il se peut qu’il n’y ait plus rien à récupérer.

Nous remercions l’équipe d’avocats et le SFDO pour leur aide dans la rédaction de cette article.

Nous rappelons a tous les étudiants qui rencontrent des problèmes, qu’ils peuvent nous joindre via notre onglet contact.

Nous les redirigerons vers cette équipe qui sera à même d’entamer des procédures pour défendre leurs droits.

 

Mathias MILTENBERGER,

Pierre-Adrien LIOT. 

 

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Ostéopathie et entreprise, une histoire de TMS!

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) recouvrent diverses pathologies notamment liées aux postures de travail extrêmes, aux efforts excessifs et aux gestes répétitifs en milieu professionnel. Ils surviennent à la suite d’un déséquilibre entre les capacités fonctionnelles des personnes et les sollicitations professionnelles, lorsque les mécanismes de récupération ne sont plus suffisants.

En affectant les tissus permettant le maintien et la mobilité des articulations, ils provoquent une gêne fonctionnelle douloureuse qui se traduit alors par des atteintes nerveuses, vasculaires, ligamentaires, tendineuses et plus rarement musculaires. Elles sont causées par divers facteurs:

Tout d’abord, des facteurs biomécaniques comme les contraintes posturales, le travail en force, les gestes répétitifs, le port de charges lourdes ou encore l’usage d’outils à vibrations (Marteau-Piqueur).

  Puis, des facteurs psychosociaux relevant du management, le stress augmentant le risque de facteur biomécanique, on se retrouve vite dans un cercle vicieux.

  Enfin, des facteurs individuels comme l’âge et le sexe.

     A ce sujet, on constate que le risque de TMS est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, pour les salariés entre 20 et 59 ans, 15% des femmes et 11% des hommes présentent des TMS aux membres supérieurs (selon l’INVS – Institut National de Veille Sanitaire, 2010). On les retrouve sous différentes formes (pathologies) comme le syndrome du canal carpien au niveau de la main et du poignet (presque la moitié des TMS reconnus), la tendinite de la coiffe des rotateurs au niveau de l’épaule, l’épicondylite et l’hygroma (bursite) au niveau du coude, ainsi que les cervicalgies, lombalgies et dorsalgies concernant le dos.

La mobilisation autour de cette question s’est beaucoup développée ces dernières années avec différentes campagnes de prévention menées auprès du grand public, des chefs d’entreprise, des salariés et des professionnels de santé, lancées par le ministère chargé du Travail en avril 2008 :

« Les TMS, parlons-en pour les faire reculer » et en mai 2009.

« Les TMS, la prévention, on s’y met tous« , ou la campagne européenne « Allégez la charge » conduite en 2007 sous l’impulsion de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail.

Effectivement, les TMS sont aujourd’hui une priorité de santé publique car leur indemnisation engendre chaque année de très lourds coûts de régularisation. La Caisse Nationale de l’Assurance Maladie annonce quelques chiffres inquiétants : les TMS correspondent à la perte de près de 9,7 millions de journées de travail et représentent un coût 930 millions d’euros de frais directs couverts par les cotisations des entreprises.

Anne-Sophie DAVID, journaliste du Nouvel Économiste, souligne en outre que ces chiffres ne prennent pas en compte les frais indirects liés à la perte de performance de l’entreprise incluant la gestion des absences, la réorganisation et le maintien d’un niveau de productivité et de qualité satisfaisant (le Nouvel Économiste , le 28 novembre 2012).

En France, les TMS représentent 85 % des maladies professionnelles, et le nombre de nouveaux cas ne cesse de croître. Leur multiplication est plus que jamais liée à la conjoncture économique actuelle.

On note effectivement une hausse d’environ 13% par an depuis 1995. (publication de la CNAM le 30 janvier 2013).

En comparaison, une épidémie de grippe, selon sa gravité, représente un absentéisme de 2 à 12 millions de journées de travail (Groupes Régionaux d’ Observation de la Grippe – 2006).

Bon nombre d’entreprises raisonnent désormais en terme de politique préventive plutôt que curative à l’instar du proverbe latin « Il vaut mieux prévenir que guérir » (Publilius Syrus) .

Dans cette optique, en quoi une prise en charge ostéopathique au sein même de l’entreprise peut-elle constituer une solution efficace pour lutter contre la douleur causée par les TMS ?

Le traitement de ces troubles s’inscrit parfaitement dans le champ d’action de l’ostéopathe. Il peut agir aussi bien dans l’urgence que dans la prévention, tant dans l’aigu que dans le chronique. Il contribue ainsi à l’amélioration des conditions de travail des salariés. Rappelons que l’ostéopathie est une thérapie holistique, c’est à dire qu’elle soigne un patient dans sa globalité. Outre le traitement manuel, le praticien peut également expliquer à son patient comment adapter son poste de travail (ergonomie) et même lui conseiller quelques exercices à faire quand les douleurs ou la fatigue commencent à apparaître (auto-étirements, travail sur la respiration).

Soulignons néanmoins quelques limites : l’ostéopathe ne traitera pas en premier abord les sujets présentant des pathologies infectieuses (fièvre) et inflammatoires, des fractures des zones concernées récentes et ne remplace pas pour autant l’ergothérapeute ni le psychothérapeute ; une approche pluridisciplinaire s’avère donc indispensable.

Pour étayer nos propos, appuyons-nous sur une étude réalisée par Laure Capron (ostéopathe D.O) pour la réalisation de son mémoire de fin d’étude (« Ostéopathie, troubles musculo-squelettiques et entreprise » juin 2009):

Une enquête menée sur 100 salariés d’une entreprise d’informatique pendant 3 mois lui a permis de remarquer significativement l’impact de la prise en charge ostéopathique, sur le plan curatif, en milieu professionnel.

Dans son étude, on constate que l’Échelle Visuelle Analogique (EVA), qui est une réglette de 0 à 10 permettant une auto-évaluation de la douleur ressentie, passe d’une moyenne de 6 à 1 dès la première semaine après le traitement.

En réduisant la douleur, principale symptomatique des TMS, l’ostéopathe agit sur la plainte du salarié et par conséquent le besoin d’arrêt de travail.

Pourtant la démarche préventive dans le traitement des TMS est essentielle.

Si le salarié est bien dans son corps (par la mise en place de traitement préventif), il sera pleinement présent sur son lieu de travail, c’est à dire qu’il pourra se focaliser sur sa tâche avec toute son attention. Une fois fixé sur la tache à effectuer, le salarié pourra alors donner du sens à son travail afin d’être efficace.
Cette approche met le salarié dans une démarche active, épanouissante et saine qui diminuera les facteurs de risques de déclenchements des TMS.

Ces paramètres sont applicables à la communication verbale de l’entreprise et permettent d’obtenir de bonnes conditions pour un dialogue constructif et respectueux. En suivant ce précepte chacun est gagnant. Pour poursuivre dans cette dynamique, il faut encourager la Recherche en Ostéopathie sans laquelle on ne pourra établir les effets bénéfiques de cette thérapeutique sur le long terme.

Mettre en place une «solution» ostéopathique au sein de l’entreprise à titre préventif et curatif apparaît alors comme un bon compromis. Elle passe forcément par des aménagements (modification du mobilier de travail, prise en charge médicale des salariés, des aménagements de temps de travail pour bénéficier de formation en ergonomie). Pour réaliser ces aménagements, il ne faut pas négliger les aides qui existent, tant en matière de conseils (institutionnels ou fournis par des consultants en ergonomie…) que de soutien financier.

Pour finir on peut dire que l’intégration de l’ostéopathie en milieu professionnel nécessite une corrélation entre les différents intervenants médicaux du monde de l’entreprise. A l’heure actuelle, même si on tend vers une prise en charge pluridisciplinaire, les ostéopathes sont encore en bout de chaîne et agissent plutôt sur le plan curatif  que préventif alors qu’ils sont pourtant une solution thérapeutique potentielle à la résolution socio-économique des TMS.

Pierre-Adrien LIOT

Avec Thibault Canaguier

 

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Partenariat avec Ostéopathe Magazine

Depuis l’année dernière, la FédEO est en partenariat avec l’Ostéopathe Magazine !

L’Ostéopathe Magazine propose tous les trois mois des dossiers approfondis, apportant une information complète sur des sujets en relation avec l’Ostéopathie. En quelques mots, c’est un magazine indépendant qui suit l’actu de l’ostéopathie depuis 5 ans. Il accompagne les ostéopathes en France et partout dans le monde : Suisse, Belgique, Canada, etc.

Mais L’Ostéopathe Magazine, c’est aussi un site web www.osteomag.fr, site d’informations riche en actualités, interactif, participatif, relié aux réseaux sociaux…
Un magazine + un site web = 2 sources d’informations complémentaires !

Vous retrouverez des infos, mais aussi l’agenda et d’autres services!

La FédEO propose aujourd’hui à ses étudiants membres un accès simplifié et privilégié à l’Ostéopathe Magazine.

Dès le lancement du magazine , une offre étudiante vous proposait un abonnement réduit : – 50 %.

Aujourd’hui nous allons plus loin et nous proposons à nos membres une offre à -70 %: Soit 35 € au lieu de 60 € avec réduction tarifaire sur les revues antérieures.

Pour cela, nous organisons donc une inscription nationale réunissant chacune des vôtres sur le site de l’Ostéopathe Magazine afin de pouvoir bénéficier au mieux des avantages proposés.

C’est en se regroupant et en parlant d’une seule voix que nous pouvons réduire les tarifs et rendre les avantages durables.

Pour bénéficier de cet avantage, votre BDE ou associations membres vous transmettra le code promotionnel vous pourrez ensuite vous inscrire directement sur le site internet du magazine, voici le lien : inscription ostéomag , le code vous est demandé au moment du règlement (attention le prix inscrit ne sera modifié qu’après le code validé).

Ce code restera valide jusqu’au 23 octobre.

Cette offre n’étant que pour les étudiants, il faudra transmettre un justificatif de scolarité à osteomag.

Ces justificatifs (par exemple une photo de votre carte étudiante) pour l’année 2015/2016 devront être envoyés par mail à info@osteomag.fr. Votre commande sera prit en compte à partir de la réception de ce justificatif.

Les avantages sont décrits sur le lien ci-dessous: Programme Partenaires

 

Le bureau de la FédEO

chiropracteur

Chiropraxie et Ostéopathie, jeu de mains.

De nos jours, il existe de nombreuses thérapies manuelles : l’Ostéopathie, la Chiropraxie, l’Étiopathie, la Fasciathérapie, la Kinésithérapie, … Elles sont séparées en deux groupes : d’une part, les thérapies manuelles alternatives (Ostéopathie, Chiropraxie, Étiopathie, Fasciathérapie,…) et d’autre part, la thérapie manuelle conventionnelle (Kinésithérapie).

Pour plus d’informations sur la kinésithérapie :http://fedeo.eu/losteopathie-kinesitherapie-entitesdifferentes/

Concernant les thérapies manuelles alternatives, seules deux pratiques ont été reconnues dans le cadre de la loi Kouchner de 2002 : l’Ostéopathie et la Chiropraxie.

Ce n’est pas évident de différencier ces deux pratiques, au regard de deux points communs essentiels : non seulement, elles envisagent le patient comme une globalité, mais encore elles utilisent aussi comme outil principal,  La Main


Nous sommes souvent amenés à nous croiser, que ce soit par le parcours des patients ou par notre propre parcours de thérapeutes. Bien que nos techniques et notre idéologie soient voisines, nous nous connaissons toutefois peu. Ainsi, notre distinction, aux yeux du grand public et même parfois des (futurs) praticiens, demeure opaque.

Partant de ce constat, s’agit-il finalement de deux thérapies différentes ou bien plutôt d’une même profession cherchant à s’exprimer dans deux entités distinctes ?

Pour répondre à cette question la FédEO est allée à la rencontre de Mr Fleuriau (président de l’Association Française de Chiropraxie) pour étayer ses connaissances sur cette profession.

Commençons par un petit rappel historique.

Les deux professions trouvent leur origine au XIXe siècle aux Etats-Unis.

L’ostéopathie a été fondée par Andrew Taylor Still, en 1874 suite à l’évolution de « son concept de médecine ». Il crée, en 1892 à Kirksville, l’American School of Osteopathy (ASO). C’est le premier collège d’ostéopathie au monde.

Le britannique John Martin Littlejohn, élève contemporain de Still, crée de son côté la British School of Osteopathy (BSO) à Londres en 1917. C’est lui qui va implanter l’ostéopathie en Europe au XXe siècle à son retour des Etats-Unis.

Ce n’est qu’en 1957 que la première école française d’ostéopathie voit le jour (soit 65 ans après les États-Unis). Elle est à ce moment sous la direction de Paul Geny aidé de Thomas G. Dummer, un ostéopathe anglais.

La chiropraxie, quant à elle, a été fondée en 1895 par Daniel David Palmer (USA). Cependant, sa méthode fut déclarée officiellement en 1897 par le biais de la fondation de la Palmer School of Chiropractic (PSC) à Davenport.

Ce n’est qu’en 1965 que s’installe en Grande-Bretagne le premier collège européen de chiropraxie (soit 68 ans après les États-Unis).

En 1993, la Fédération mondiale de chiropraxie (WFC) devient membre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Depuis, la chiropraxie est reconnue dans une quarantaine de pays dans le monde, contre une vingtaine pour l’ostéopathie (Selon le Registre des Ostéopathes de France – ROF – et la World Federation of Chiropractic-WFC).

Même si ces deux professions ont suivi le même parcours historique dans leur expansion géographique, l’ostéopathie est née 21 ans avant la chiropraxie et est arrivée plus rapidement en France.


De l’évolution historique à la situation démographique actuelle.

Aujourd’hui, les deux réservoirs historiques européens de la chiropraxie et de l’ostéopathie sont la Grande-Bretagne et la France.

Selon les données de l’Association Française de Chiropraxie (AFC), on compte aujourd’hui plus de 700 chiropracteurs en France. Parallèlement, on compte environ 22 318 ostéopathes en France d’après l’enquête menée par le Registre des Ostéopathes de France (ROF) en avril 2015.

Nous sommes face à un important déséquilibre démographique sur le territoire français, avec un rapport de 1 chiropracteur pour 32 ostéopathes.

Cet écart conséquent se justifie notamment par le nombre d’établissements de formation et l’ancienneté de l’ostéopathie sur le territoire français.

Effectivement, on compte en France deux centres de formation pour la chiropraxie (régis par une même structure, l’institut franco-européen de chiropraxie – IFEC) pour une vingtaine en ostéopathie depuis juillet 2015 (écoles agréés).

Aujourd’hui prêt de 50% des Français ont déjà consulté un ostéopathe selon une étude OpignonWay (menée par le SFDO). Les patients se tournent facilement vers l’ostéopathie. Il en résulte un nombre croissant d’ostéopathes ; c’est l’effet Snowball (boule de neige).

Le temps de formation propre à chacune des professions est aussi un facteur influant sur le nombre de professionnels.

Il se trouve qu’à ses débuts, la formation d’ostéopathie s’organisait sur 3 ans de formation, pour la majorité des centres, alors que la chiropraxie s’organise, depuis son départ, sur une formation en 6 ans, soit 2 fois plus d’ostéopathes que de chiropracteurs diplômés sur 1 temps de formation.

Aujourd’hui, les nouveaux décrets en ostéopathie tendent à régulariser la situation avec une formation en ostéopathie sur 5 ans pour tous. Ainsi, le nombre d’ostéopathes sortant diminuera dans les années à venir.


 Qu’en est-il du cœur de chacun des métiers: leur concept.

Selon l’AFC et la société franco-européenne de chiropratique (SOFEC),

« la chiropraxie consiste en la prévention, le diagnostic, et le traitement des pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de l’appareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences ».

La thérapeutique est conservatrice, principalement manuelle. La colonne vertébrale et le bassin sont au centre du diagnostic et du traitement.

Selon la définition du Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO), tirée du référentiel Métier Ostéopathe :

« L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé. »

En ostéopathie, l’équilibre des structures est au centre du diagnostic et du traitement, on parle d’homéostasie.

A première vue, il semblerait que la chiropraxie porte une attention particulière au segment vertébral et musculaire, les plaçant au centre de sa thérapie alors que l’ostéopathie, quant à elle, placerait plutôt les tissus et leur composante de mobilité au centre de l’intention thérapeutique.

A la base du concept, l’ostéopathie considère l’artère (système vasculaire) comme reine, garante de la vie, alors que la chiropraxie place le nerf (système nerveux) comme roi, sans quoi il ne peut y avoir d’expression de la vie.

La notion de globalité est commune, nous sommes là, face à des médecines holistiques, mais l’approche semble différer.


 Alors sur quoi travaille-t-on vraiment ? Quelle approche thérapeutique proposons-nous ?

Nos deux professions sont toutes deux des médecines manuelles qui ne prescrivent pas de médicament mais utilisent la manipulation pour guérir. De plus, ce sont des thérapies de première intention, c’est à dire que l’on n’a pas besoin de prescription du médecin généraliste pour aller consulter.

Comme dis précédemment, la chiropraxie a mis l’accent sur l’état de santé de la colonne vertébrale et son impact sur le système nerveux.

En chiropraxie, on considère que la sensation de douleur est transmise au cerveau par les nerfs qui sont présents dans tout le corps, se regroupant pour former la moelle épinière et remontant jusqu’au cerveau dans une «coque protectrice», la colonne vertébrale. Il arrive que cette « coque protectrice soit lésée ».

Ces lésions perturbent l’influx nerveux et peuvent être responsables de douleurs. Le but du chiropracteur est alors de rétablir un bon fonctionnement de la colonne vertébrale et par conséquent, un bon fonctionnement du système nerveux, avec le soulagement des douleurs qui en découle.

Les actes chiropratiques sont donc surtout basés sur des manipulations structurelles (articulaires), qui représentent la majeure partie de l’activité d’un chiropracteur. Ce dernier peut utiliser des instruments pour son traitement, ce que ne pourra pas faire l’ostéopathe.

On parle soit de thérapie manuelle (exclusive), soit de thérapie manuelle mécaniquement assistée (drop, table mécanique), soit de thérapie instrumentale (activator).

En ostéopathie aussi, les techniques de manipulations structurelles représentent une part importante du traitement. Néanmoins, l’ostéopathe cherchera à ré-harmoniser l’ensemble des structures du corps. L’ostéopathe se base sur l’interrelation entre la structure et la fonction de chaque tissu et n’hésite pas à travailler sur l’un d’eux par le biais d’un autre.

L’ostéopathie a donc développé une technicité importante sur l’ensemble des sphères du corps humain comme par exemple son approche crânienne, viscérale ou encore les techniques fasciales et aponévrotiques.

A ce titre, nous pouvons dire que le champ d’investigation des ostéopathes est plus élargi que celui des chiropraticiens alors que l’éventail d’outils de ces derniers est plus important et s’oriente plus dans le domaine ostéo-articulaire.

Précisons tout de même que les chiropraticiens utilisent aussi des techniques viscérales.

« L’approche est bien tentée et les résultats thérapeutiques sont bons, mais ne sont pas encore assez systématiques » en comparaison avec l’ostéopathie (d’après l’AFC).

En France, du point de vue ostéopathique, ce concept a pris essor grâce à Jean-Pierre Barral qui a posé les bases des techniques viscérales, devenues un élément incontournable du traitement. Il en est de même avec le concept crânien de William Garner Sutherland.


 Ce que nous pouvons conclure:

Malgré cela, quelle que soit la technique utilisée et la profession concernée, l’objectif commun sera de redonner de la mobilité car toute structure est anatomiquement conçue pour se mouvoir. Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement, c’est la vie.

A noter que nous prenons en compte les facultés de récupération du corps humain. Ainsi, nos deux professions remportent des résultats significatifs concernant spécialement les TMS (pour de plus amples informations http://fedeo.eu/losteopathie-dans-lentreprise-une-histoirede-tms), les personnes âgées, les sportifs, les musiciens, au cours de la grossesse et après l’accouchement.

Il est certain que dans la pratique, nos approches diffèrent, pourtant les résultats sont là, nous soulageons les patients, ce qui reste finalement le plus important.


 Le rapport à la recherche et à la démonstration est encore un facteur discriminant.

Il ne faut pas oublier que le nombre de recherches sur la chiropraxie ne cesse de croître et de démontrer les bienfaits et l’efficacité des soins manuels. Il reste du travail de ce côté-ci en ostéopathie où il faut encourager la recherche.


 Mais que dit la loi dans tout cela?

C’est finalement, l’une des principales distinctions entre nos deux professions. Depuis la même loi du 4 Mars 2002, la loi Kouchner, le ministère de la santé français reconnaît les deux professions. Il faut cependant noter quelques différences dans cette réglementation.

Les chiropraticiens reçoivent une formation de six ans à temps complet. Le diplôme est international, la formation est donc la même partout dans le monde avec un minimum de 3520 heures.

Un chiropracteur a le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non contradication du médecin. Il peut aussi utiliser différents instruments pour ajuster son traitement et avoir recours à la physiothérapie, à la thermothérapie, aux ultrasons… Il ne peut cependant pas effectuer des manipulations sur des bébés de moins de six mois (Selon l’article 3 du décrets du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie).

Les ostéopathes, quant à eux, ont besoin d’un certificat délivré par le médecin pour toutes manipulations cervicales et n’ont pas le droit d’utiliser des instruments permettant d’améliorer les soins (selon l’article 3 du décret du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie).


Pour Finir

La chiropraxie et l’ostéopathie sont donc bien deux professions à part entière, avec leurs propres armes pour le bien-être du patient.

On pourrait sympathiquement dire que l’on cherche à polir le même diamant mais qu’on ne le taille pas de la même manière.

 

Pierre-Adrien LIOT et Thibault Canaguier

Buts et Principes

Arrivée de la commission Rédaction d’articles !

Bonjour à tous,

La FédEO a le plaisir de vous annoncer la mise en place d’une commission spécialisée dans la rédaction d’articles. Celle-ci aura pour but d’agrémenter le contenu ostéopathique que nous vous proposons sur les différentes publications de la page Facebook ainsi que la page internet.

Cette commission, qui était encore en test jusqu’à présent, a déjà permis la publication d’articles sur les TMS, les différences kinésithérapeute-ostéopathe, sur l’approche tissulaire de Pierre Tricot, ou encore plus récemment sur Andrew Taylor Still. Un nouvel article est d’ailleurs déjà en préparation !

Elle prend aujourd’hui officiellement naissance sous la responsabilité de notre trésorier, Thibault Canaguier.

Tout élève intéressé pour écrire sur un sujet qui lui tient à cœur de partager aux autres pourra nous contacter à l’adresse suivante :

secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Mais pour commencer, une question se pose : y a-t-il certains thèmes qu’il vous ferait plaisir d’aborder ?

Si oui, envoyez-nous dès à présent vos propositions !

 

Le bureau de la FédEO

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Fondation d’un Tutorat National!

Le 26 septembre dernier le Conseil d’administration de la FédEO a voté la mise en place d’une commission Tutorat National.

Nous remercions le Tutorat de Rennes, un nouvel adhérant, qui a lancé cette initiative en Bretagne et qui nous fait part de son expérience dans ce projet.

Le bureau a défendu l’intérêt pédagogique et les résultats de cette association précurseur lors du Conseil d’administration. Leurs arguments ont abouti à la création de cette commission chargée de développer le tutorat sur le plan national.

Cette commission a pour objectif de fonder les bases d’un système de partage de connaissances entre tous les étudiants de France.

Comment?

La commission va mettre en place une base de données comportant des colles avec leurs corrections répertoriées chapitre par chapitre et domaine par domaine. Cette base de données prend tout son sens aujourd’hui car nous sommes désormais dotés d’un programme commun établi par les nouveaux décrets.

Pourquoi? Pour qui? et Par qui?

Ces colles sont à destination des premières années essentiellement (c’est à eux qu’elles seront le plus utile), elle leur permettront de pouvoir s’exercer et s’évaluer en vue de contrôles ou de partiels. Dans un second temps les années supérieures pourront s’exercer sur leurs acquis afin de les remettre à jour et vérifier leurs connaissances.

L’objectif est de pouvoir avoir une lecture rapide des connaissances acquises et de pouvoir approfondir les lacunes avant l’interrogation.

Cette commission est mise sous la responsabilité de Pierre-Adrien LIOT et de Jordan MARION (adjoint).

Ils vous mettront au courant des avancements des travaux au fur et à mesure de la création de ce projet et mettront à disposition de nos associations membres l’ensemble des travaux effectués.

Il vous est donc dors est déjà possible d’intégrer cette commission en temps qu’étudiants si vous souhaitez nous aider à faire aboutir cette initiative.

Merci aux membres actifs du TOR de nous soutenir dans cette démarche.

 

Transmettre c’est comprendre,

aider c’est apprendre.

 

Pierre-Adrien LIOT

 

 

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Une histoire avec du Still

Dans le but de trouver une cause à leurs maux et de mettre des mots à leurs souffrances, de plus en plus de personnes se tournent vers l’ostéopathie.

Bien que cette médecine manuelle soit établie autant sur des sciences rigoureuses que des arts recherchés, il ne faut cependant nier qu’elle détient une histoire qui lui est propre. Il est évident que cette pratique ne s’est pas auto-créée, elle a eu recours à de nombreux participants et à leurs mains.

Comme il a été nécessaire d’avoir l’étincelle pour que la philosophie ostéopathique puisse s’embraser à travers les mœurs ; étincelle conçue de la part d’un homme visionnaire et studieux  : Andrew Taylor Still.

 

Mais pourquoi existe-t-il tant de débats à son sujet ? Qu’est-ce qui fait que nous voyons plus en ce M. Still un grand ostéopathe qu’un simple thérapeute ?

 

En effet, le personnage de Still semble aisément coïncider avec le portrait type de l’Américain du XIXè siècle : un méthodiste ayant fréquenté les indiens, ayant aimé les découvertes et ayant connu les conquêtes de l’Ouest.

Toutefois, la personne de Still réservait en elle quelques particularités que la Nature lui avait léguées lorsque celui-ci naquit en 1828. Penseur d’une grande impertinence, travailleur doué d’une belle curiosité, plaisantin convaincant et pragmatique résolu.

Ses attraits – ajoutez à cela une éducation basée sur la pensée méthodiste – lui ont permis depuis son enfance d’arpenter « le grand livre de la Nature » et d’accompagner son père (médecin et prêcheur) dans ses expéditions médicales.

Ainsi, ces expériences riches seront les prémices de son avenir éloquent ; elles lui donneront l’intérêt de la compréhension du vivant et l’envie de venir en aide aux plus nécessiteux.

En 1848, il décida alors d’entreprendre des études de médecine, comme son père. Mais après deux années, il arrêta son cursus, déçu par la médiocrité dangereuse du Savoir médical et de « l’enseignement donné sur le tas ».

Malgré ce non-aboutissement universitaire, il ne put s’empêcher de continuer à approfondir ses recherches et à vouloir le bien en étant à l’écoute, compatissant à l’égard des malades, et en venant à leur aide et en cherchant le « pourquoi » des souffrances.

En dépit de ses connaissances limitées, il tentait d’agir en « médecin » avec tout le monde : il restait proche de l’enseignement thérapeutique tout en gardant une pensée libre et ressentant une empathie pour les minorités estropiées (Indiens, Noirs, …) .

Or, ses limites dans le savoir allaient prendre fin en l’année 1864, qui juste après la guerre de Sécession (guerre ayant opposé les États du Sud pro-esclavagistes contre les États du Nord anti-esclavagistes, dont la victoire alla pour les Nordistes), eut connu une terrible épidémie de méningite qui emporta des milliers de personnes, dont trois des enfants de Still.

Au lieu de l’affaiblir, cette éprouvante tragédie aura au contraire animé une volonté indéfectible dans ses multiples travaux anatomiques (des dissections qu’il faisait sur les cadavres de la guerre de Sécession) et en menant une pratique bénéfique sur ses patients.

Sans repos, il apprit, élargit ses connaissances et travailla sur une nouvelle philosophie de soins, qui n’aurait recours aux concepts vulgaires de la médecine orthodoxe.

 

Et cette philosophie devint une révélation, le 22 juin 1874 à 10 heures précises, Still avait 46 ans.

 

Dans sa 46e année, Still décida de baptiser la nouvelle méthode « osteopathy » et « de jeter une bonne fois pour toutes les médicaments aux chiens ». C’est ainsi que naquit notre pratique:

 

« Vous vous demandez ce qu’est l’ostéopathie ; vous regardez dans le dictionnaire médical et trouvez : « maladie des os. » C’est une grave erreur. « Ostéopathie » est composé de deux mots : osteon signifiant ‘os’, et pathos, pathein, ‘souffrir’. Elle  présume que l’os osteon est le point de départ à partir duquel  j’ai établi la cause de conditions pathologiques, puis j’ai combiné ostéo avec pathie d’où a résulté ostéopathie. » A.T.STILL

 

De cette date jusqu’aux années 1890, tout s’enchaîna : l’établissement des trois principes ostéopathiques (lien entre structure et fonction, l’unité du corps et l’autoguérison), ses premiers résultats positifs sur des malades (notamment des cas de dysenterie), la fondation de la première école d’ostéopathie à Kirksville, les rencontres avec ses successeurs (Littlejohn, Sutherland,…) etc…

Still, qui était devenu « DO » (autrement dit « docteur en ostéopathie », en opposition à « MD », soit « docteur médical ») mettra tout en œuvre pour que l’ostéopathie détienne un nom, malgré le fait qu’il sera violemment critiqué et ignoré.

Dans ce désir de promouvoir ses idées, ses contemporains pensaient ajouter à la pensée ostéopathique des concepts innovateurs et scientifiques, ce qui suscita en Still un mécontentement tel qu’il refusait d’abandonner son entreprise.

Mais affaibli par la vieillesse et la typhoïde, il dut se résigner à prendre sa retraite, se retirant dans l’occasion à Kirksville. Des années 1890 aux années 1900, il rédigera ses mémoires et ses découvertes dans de volumineux livres.

Après tant d’efforts, il s’éteindra en 1917, à l’âge de 89 ans.

En résumé, il est important de comprendre que Still a fait preuve d’une persévérance et d’une énergie hors du commun. Son intérêt pour l’anatomie, la mécanique de la Vie, son obsession de vouloir soulager les malades et les nombreuses difficultés rencontrées ont fait de lui un personnage remarquable, intéressant et incontournable dans l’univers de l’ostéopathie.

Bien qu’infime personnage de l’Histoire, nous ne pouvons ignorer Still dans nos débats, aussi bien valorisant que contradictoire.

 

« Enseigner les principes tels que je les comprends et non pas des règles » (Still, 1999, 18)

 

Bibliographie : Lionnelle et Marielle Issartel « L’ostéopathie exactement » et « Autobiographie » de Still

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Lit light bulb amongs unlit incandescent bulbs

La fédE ‘O’ cœur de vos projets!

L’un des principes fondateurs de la FédEO est de soutenir les projets des étudiants!

Pour cela, la formation de groupes de travail ou de commissions autour de thématiques est possible.

Vous voulez vous investir dans l’une des missions de la FédEO ou encore participer aux débats au sein de l’association. Vous aimeriez que la FédEO fasse une présentation dans votre école, contactez-nous !

Mathias Miltenberger (Président): 06.40.23.80.27 

Pierre-Adrien LIOT (Vice-Président): 06 76 54 62 50

Ou envoyez nous un mail sur notre secrétariat: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Le 26/09/2015 le conseil d’administration de la FédEO a voté le projet de l’année à venir:  Projet FédEO , ce projet est notre ligne directrice dans laquelle vous pouvez vous intégrez.

Faites-nous part de vos idées, enrichissez nos projets, ensemble trouvons une finalité à vos initiatives.

 

 

 

Vous avez une voix

 

 

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Assemblée Générale Ordinaire de la FédEO

La FédEO (Fédération Nationale des Etudiants en Ostéopathie) organise son Assemblée Générale le 26 septembre 2015 à 14 heures .

Ce rassemblement est ouvert au public vous êtes donc tous conviés à venir.

Nous organisons chaque année cette assemblée dans une école différente, cette année elle aura lieu à l’Institut Supérieur d’Ostéopathie Paris EST (ISO-Paris EST), 12 Rue de la Maison Rouge – 77185 Lognes.

Au cours de cette réunion, l’ancien bureau de la FédEO reviendra sur les événements de cette été et fera un bilan des actions menées sur l’année 2014/2015. Nous organiserons ensuite l’élection du nouveau bureau par nos membres ainsi que le projet associatif pour l’année 2015/2016.

L’Assemblée Générale Ordinaire est  l’occasion pour chaque étudiants en ostéopathie d’être informé sur l’actualité, de rencontrer d’autres étudiants, et de partager un moment agréable !

 

Se fédérer, c’est avancer!

Bureau de la FédEO

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L’ostéopathie et la kinésithérapie, deux entités si différentes?

Pourquoi la kinésithérapie et l’ostéopathie sont-elles deux entités si différentes ?

Dans le monde des thérapies manuelles, la question de la différence entre ostéopathe et kinésithérapeute est l’une des plus banales. En tant qu’étudiants, nous avons tous été amenés un jour à y répondre lors d’un repas de famille ou lors d’une sortie entre amis. Pourtant, bien que nos deux professions soient bien différenciées sur le plan législatif, il reste difficile pour nous autres de bien expliquer en quoi nos champs de compétences sont bien distincts et notre pratique différente.

La frontière entre nos deux professions est mince mais réelle.

 

Pour bien cerner le problème, revenons aux origines :

La Masso-kinésithérapie est née en France en tant que telle en 1944. Cette profession est la réunion de deux corps de métiers différents: la gymnastique médicale et le massage médical. A la fin de la première guerre mondiale se glisse la nécessité d’une médecine manuelle de rééducation pour prendre en charge les nombreux blessés et amputés de guerre. Au commencement, la kinésithérapie n’est pas une profession à part entière mais un savoir-faire que se partagent médecins et infirmiers. Au fur et à mesure des années, la médecine évolue, se transformant en ce que l’on appelle la médecine chimique. Très vite, celle-ci remplace la médecine manuelle. Médecins et infirmiers délaissent donc leur ancienne discipline face à de nouvelles pratiques révolutionnaires. Ainsi, la naissance d’une vraie profession est nécessaire pour conserver l’efficacité des traitements.

 

L’histoire de l’ostéopathie en France est un peu différente. Créée aux États-Unis par Andrew Taylor Still, sa route est longue avant son arrivée dans le vieux continent. Du jour de sa création, un certain 22 juin 1874, jusqu’à son apparition en France en 1936 avec le Docteur Robert Laverazzi (eh oui, j’ai bien dit Docteur!), l’ostéopathie subit plusieurs modifications en passant notamment par l’Angleterre. L’ostéopathie est née d’une réflexion d’un homme autour d’un concept médical qu’il jugeait insatisfaisant. Dans un premier temps, l’ostéopathie se développe en marge de la médecine dite « héroïque » de l’époque.

Deux origines pour deux concepts.

Deux concepts pour deux définitions.

On oublie souvent l’importance de l’étymologie; pourtant c’est elle qui détermine la définition, c’est-à-dire ce que l’on est de ce que l’on n’est pas.

Ostéopathie vient de deux expressions grecques :

Ostéon : l’os

Pathos : qui désigne une impression entrante ; souffrir. L’ostéopathie est donc la souffrance qui entre par l’os (celui-ci symbolisant la nature mécanique du corps humain).

Ainsi le suffixe -pathie ne désigne-t-il pas la pathologie, mais le moyen emprunté. Comme les mots «sympathie» («sensible avec») et «télépathie» («sensible à distance»).

 

La Kinésithérapie, aussi appelée Cinésithérapie, vient de:

Cinéto ou kiné: le mouvement

Thérapie : traitement

La Kinésithérapie est donc le traitement par le mouvement.

Ainsi, l’ostéopathie est un concept de cause à effet, une réflexion thérapeutique. La kinésithérapie est une méthode de soins.

C’est ce qui différenciera dans la pratique de manière très concrète nos démarches. Le kinésithérapeute va s’intéresser aux lésions diagnostiquées par le médecin, et traiter de manière compartimentée le patient (région par région). Son objectif est de résoudre les symptômes de la lésion. En effet, la rééducation et le massage s’intéressent aux répercussions de la lésion sur les gestes de la vie quotidienne. Lorsqu’elle ne guérit pas, la kinésithérapie réadapte.

« La masso-kinésithérapie est une discipline paramédicale qui participe à la santé publique. Elle se distingue de la médecine en ce sens qu’elle ne traite non pas la pathologie en tant que telle, mais s’occupe des conséquences de la pathologie sur la gestuelle. Elle situe le mouvement comme un besoin de santé.» Michel Gedda kinésithérapeute

L’ostéopathie, quant à elle, est une analyse de la maladie. Elle recherche l’origine mécanique ou physiologique de la lésion en partant du principe que chaque dysfonctionnement d’un organe s’additionne pour aboutir à la maladie. L’ostéopathe va donc jouer avec les mécanismes d’auto-régulation du corps. C’est pourquoi on décrit le champ d’application majeur de l’ostéopathie comme étant la pathologie fonctionnelle.

A contrario, le kinésithérapeute gère principalement la pathologie lésionnelle. Il existe pourtant aujourd’hui une forte confusion entre nos deux professions. En effet, les techniques utilisées par l’un peuvent être utilisées par l’autre. En pratique, on constate une complémentarité des deux méthodes. Comme les champs d’application sont différents, les deux professions peuvent se superposer. En effet, il est rare que la lésion d’un organe n’entraîne pas de dysfonctionnement d’autres organes. L’ostéopathe et le kinésithérapeute sont donc amenés à se croiser.

Cependant, même si nos origines et nos applications sont différentes, nos deux professions sont intimement liées historiquement car les premiers ostéopathes français étaient soit médecins soit kinésithérapeutes. On ne peut donc nier le brassage inter-professionnel qui s’est effectué au cours du temps.

 

Cet article est issu de l’interprétation du Mémoire de Bastien Zajec « De la kinésithérapie à l’ostéopathie : identification des différences et identités différentes ». Cet ouvrage est rendu public et est disponible sur Internet.

Pierre-Adrien LIOT

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L’ostéopathie à bras ouverts

L’ostéopathie est née de la volonté d’aider son prochain et d’améliorer sa santé.

Permettre à tous de pouvoir bénéficier d’une prise en charge globale est un combat qui prend tout son sens en ostéopathie. Mais cela ne concerne pas uniquement le milieu professionnel.

Nous aussi, étudiants, pouvons aider à changer les choses.

Convaincue de l’impact des actions étudiantes, la FédEO soutient les organismes étudiants qui participent à l’élaboration de projets ostéopathiques.

C’est le cas d’Ostéopathie Solidarité Développement (OSD) qui participe, depuis 1998, à l’augmentation de la prise en charge des populations en difficulté, grâce à l’investissement des étudiants et des professionnels.

L’OSD est une association étudiante humanitaire française, à but non lucratif.
Son but est d’améliorer, par des soins ostéopathiques, l’état de santé des populations françaises, ainsi que sénégalaises et népalaises en difficulté.
Ses actions sont basées sur le principe du bénévolat.

L’association envoie chaque année des équipes d’ostéopathes diplômés accompagnés d’étudiants au Sénégal et au Népal, où ils travaillent en collaboration avec le personnel de santé local.

L’OSD intervient également en France dans une dizaine de foyers de sans-abris ou de structures à visée sociale en partenariat avec « Habitat et Humanisme » ou encore « Emmaüs ». De plus, la nationalisation de l’association en 2013 a permis la création d’un bureau OSD à Toulouse où les étudiants et les ostéopathes référents interviennent maintenant dans trois centres sociaux de la région.

Les objectifs d’OSD:

  • Développer la nationalisation des actions humanitaires en France.
  • Agrandir les missions au Sénégal, au Népal et en créer de nouvelles.
  • Apporter une prise en charge toujours plus importante aux personnes en difficulté de tout horizon en France.

Pour toute information complémentaire, nous vous conseillons de prendre directement contact avec les membres de OSD sur leur site internet: http://osd-france.com/

La FédEO soutient les étudiants dans leur démarche associative et dans leurs projets. C’est avec plaisir que nous nous appliquons à effectuer notre mission.

 c’est ensemble que l’on construit 

Le bureau de la FédEO

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La liste des écoles agréées !

Chers étudiants,

La FédEO est fière de vous transmettre la liste des écoles agréées pour la rentrée 2015.

Seules les écoles PRÉSENTES dans cette liste officielle délivreront le Diplôme d’Ostéopathe.  

Liste des écoles agréées: visible sur ce lien « Liste«  source : DGOS)


Autre source officiel, le Journal Officiel, disponible sur ce lien (Sélectionnez bien la date d’aujourd’hui 09/07/2015, puis cliquer sur OK apres « Voir le JO demandé ») , à partir du point n°35, vous constaterez point par point l’agrémentation des différentes écoles :

Décision du 28/08/2015 : Andrew Taylor Still Academy (ATSA) Limonest, Agrément Provisoire

-Décision du 24/09/2015: ATMAN, Nice Agrément Provisoire

Décision du 04/10/2015: Ostéobio, Cachan Agrément Provisoire

(> Qu’est-ce-que ça veut dire ? Le juge à décidé de suspendre la Non-Agrémentation de cette école et de délivré à titre provisoire à compter du 1er septembre 2015 un agrément en attente d’un nouveau jugement.

> Qu’est-ce-que ça implique ? Il est possible que cette école perde à nouveau son agrément suite au prochain jugement, ou qu’elle en obtienne un pour 5 ans.

> Quand le jugement sera-t-il rendu ? Nous ne pouvons pas encore savoir quand celui-ci sera rendu mais nous vous informerons dès que ce sera le cas.)
Publication au Journal Officiel le 29/08/2015 alinéa 29 : https://www.journal-officiel.gouv.fr/frameset.html
http://www.legifrance.gouv.fr/eli/decision/2015/8/28/AFSH1520635S/jo

 

-Collège ostéopathique Sutherland de Strasbourg

-ITO – Bordeaux

-Institut d’ostéopathie de Rennes (IOR)

-Institut de Formation Supérieure en Ostéopathie (IFSO) de Rennes

-Fondation EFOM Boris Dolto – Institut de Formation Supérieure en Ostépathie

-lnstitut Supérieur d’ostéopathie Paris –CETOHM-FI (ISOP)

-Collège Ostéopathique Européen (COE)

-Ecole Supérieure d’Ostéopathie (ESOSUPOSTEO)

-Ecole d’ostéopathie de Paris (EO Paris)

-Conservatoire Supérieur d’Ostéopathie Paris (CSO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie (CEESO Paris)

-Institut Dauphine d’Ostéopathie (IDO)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie du Grand Montpellier (ISOGM – IFBO)

-Institut Supérieur d’ostéopathie (InSO Lille)

-Institut de Formation en Ostéopathie du Grand Avignon (IFO-GA)

-Institut d’ostéopathie des professionnels (IOPS EUROSTEO)

-Collège Ostéopathique de Provence Aix-Marseille

-Institut des Hautes Etudes Ostéopathiques IDHEO Nantes

-Institut Toulousain d’Ostéopathie (ITO)

-Conservatoire Supérieur Ostéopathique Toulouse (CSO-Toulouse)

-Centre International d’Ostéopathie (CIDO)

-Centre Européen d’Enseignement supérieur de l’ostéopathie Lyon (CEESO Lyon)

-Institut Supérieur d’Ostéopathie Lyon (ISOSTEO Lyon)

De la même manière, les écoles non présentes dans cette liste ne délivreront PAS de Diplôme d’Ostéopathe.

Désormais nous rentrons dans une période de réorientation pour certains étudiants dans une école d’Ostéopathie agréée. C’est pourquoi la FédEO est à votre disposition pour vous renseigner, vous conseiller et vous accompagner.

Pour commencer, la FédEO met à votre disposition un guide de l’étudiant qui récapitule les points clefs des différents décrets de cette année: « Guide de l’étudiant »

 

Pour finir, si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

Léa Bernelin : 06 80 54 37 96   /   Mathias Miltenberger : 06 40 23 80 27   /   Pierre-Adrien Liot : 06 76 54 62 50

Ainsi que sur notre adresse mail: secretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Un Forum a aussi été créé pour que vous puissiez partager, comparer et vérifier vos informations: http://fedeo.clicforum.com/index.php

 

Les étudiants en Ostéopathie sont le cœur de la FédEO. 

 

 

 

 

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La FédEO se rapproche du Québec

Depuis plusieurs mois, la FédEO échange avec les élus de l’association Québécoise AECEO (Association Étudiante du Collège d’Études Ostéopathiques), dans le but de mieux connaître l’évolution de l’ostéopathie dans les pays francophones.

Ces échanges ont abouti, dans un premier temps, à deux réunions de bureau entre les deux associations au cours desquelles nous avons pu échanger sur la situation de l’ostéopathie dans nos deux pays.

C’est avec plaisir que la FédEO vous présente l’association Québécoise et le contexte particulier dans lequel évoluent les étudiants et les professionnels.

L’AECEO est une association fondée en 1997 regroupant les étudiants du Collège d’Etudes Ostéopathiques de Montréal (CEO). Elle est l’équivalent français d’un BDE.
Le CEO est la première école d’ostéopathie Canadienne. Fondée en 1981, elle a la particularité de se baser sur un système de formation de 5 années d’études avec un programme se rapprochant des critères de qualité de formation aujourd’hui requis en France.

L’ostéopathie évolue dans un contexte de clivage entre les étudiants en formation initiale et les professionnels de santé en formation continue.

Le contexte ostéopathique Québécois est particulier, il se rapproche de la situation Française avant 2002.

En effet, aujourd’hui non reconnue, l’ostéopathie n’est pas une profession réglementée au Québec. Il en est de même pour la formation.
Le titre d’ostéopathe et la pratique ne sont donc pas protégés (donc passible de poursuites judiciaires dans certains cas).

De nos jours, l’ostéopathie y est disputée entre les praticiens non-professionnels de santé et les physiothérapeutes (kinésithérapeutes), ces derniers revendiquent notamment le monopole sur les manipulations articulaires et techniques internes.

Le gouvernement Québécois prend la question de l’ostéopathie de plus en plus au sérieux. C’est pour cela que la profession attend une future réglementation et la fondation d’un ordre indépendant dans les prochaines années.

Pour le moment, des organismes socio-professionnels représentant les ostéopathes non-professionnels de santé sont au nombre de 3 et se sont regroupés en une seule structure représentative il y a 1 an, nommée « Ostéopathie Québec ».

Leur objectif est de permettre à la profession d’exister et d’évoluer en tant que réelle profession indépendante.

Ces mêmes associations ont des conditions d’admission strictes qui permettent aux membres de pouvoir bénéficier de remboursements par les mutuelles, cette sélection garantissant la sécurité du patient.

AECEO évolue donc dans un contexte bien connu par la FédEO. C’est pour cela, qu’en tant qu’association représentative des étudiants Français et reconnue par le Ministère de la Santé, nous sommes prêts à apporter notre soutien aux étudiants Québécois en partageant notre expérience de terrain et nos conseils. Nous tenons à féliciter le courage dont ils font preuve qui nous prouve que l’ostéopathie est bien une profession de passion, et ce, malgré les différences de législation.

Nous espérons entretenir des liens durables entre nos deux structures et ainsi lier une amitié intercontinentale.

 

L’entraide a de l’avenir!

Pour plus de renseignements: http://aeceo.net/

ou encore: http://osteopathiequebec.ca/

Le Bureau de la FédEO

 

code pénal

Rappel à la Loi

Depuis la publication des décrets au Journal Officiel de la République, puis plus tard de la liste des écoles agréées par le ministère de la santé, la FédEO s’est lancée dans une campagne d’information, de soutien, de conseil et d’accompagnement des étudiants.

En vue des informations que l’on nous a rapportés et que nous avons eu l’occasion de visionner sur internet ces derniers jours, il nous paraît important de faire un « Rappel à la Loi » à l’ensemble des publics concernés.

Premièrement, d’après la Constitution de la Vème République, « un décret peut modifier directement les dispositions de forme législative par les nouvelles dispositions réglementaires ».

Le décret concernant les critères d’agrément d’une école est signé par Manuel Valls, Marisol Touraine et Najad Valaud Belckacem. Ce décret est donc une manoeuvre gouvernementale, ce qui en fait un texte d’autant plus légitime.

Pour ce qui est de la rentrée en vigueur des décrets; celle-ci est datée du 13 septembre 2014, lendemain de la publication au Journal Officiel comme convenu dans ce même décret à la première page.


Toutes les écoles perdent leurs agréments au 31 août 2015


De nombreuses questions portent sur la validité des agréments obtenus par les écoles en 2012 pour une durée de 4 ans et dont le terme est fin 2016. Cette information est corrigée par le décret de septembre 2014 à l’article 29 :

« Art. 29. – Les agréments en vigueur précédemment accordés sur le fondement de la réglementation antérieure au présent décret sont prolongés jusqu’au 31 août 2015, date à laquelle ils prennent fin. »

Cet article annonce clairement la fin de l’ensemble des agréments rendus dans les années antérieures, cela peu importe leur date d’obtention. C’est donc ce décret, par lui même, qui met fin à l’agrément accordé à l’école. Une notification du tribunal n’est pas nécessaire car une notification fait suite à une décision de justice, or le décret se suffit à lui même.

Nous rappellons que cette interprétation est confirmée dans un article publié sur le site internet du ministère de la santé: ministère de la santé

L’alinéa 2 de ce même article stipule:

« Les établissements agréés à la date de publication du présent décret ou qui effectuent une première demande d’agrément en vue de délivrer une formation à compter de la rentrée de septembre 2015 doivent adresser un nouveau dossier d’agrément conforme aux dispositions du présent décret entre le 1er janvier 2015 et le 28 février 2015. »

Donc si une école a perdu son agrément ou qu’elle n’a pas déposé de dossier de candidature avant le 28 février 2015, alors elle n’aura pas d’agrément pour l’année 2015/2016.

Cependant, une école peut redéposer un dossier en septembre 2015 pour l’année 2016/2017, elle rentre donc dans les démarches prévues pour l’obtention d’un premier agrément.

En effet, à partir du moment où une école perd son agrément, elle devient une école non-agréée, elle ne peut plus faire de demande de ré-agrément mais une demande de premier agrément.

 »Conformément aux dispositions du décret n°1043-2014 du 12 septembre 2014, tout établissement souhaitant formuler une demande d’agrément pour la rentrée 2016 doit adresser un dossier à la DGOS entre le 1er septembre et le 31 octobre 2015. »

Nous précisons que la commission qui analyse les dossiers des écoles reste inchangée pendant 5 ans. Ce seront donc les même personnes qui examineront les dossiers des écoles demandeuses en septembre 2015.


 La conservation des acquis prévus par l’article 9 du décret ne sera plus valable à partir du moment où une école n’est plus agréée


   Si une école retrouve son agrément en 2016 après avoir déposé un dossier en septembre 2015, les étudiants perdent leurs acquis durant cette dernière année, selon l’article 9:

« Art. 9: II. – Les étudiants issus d’établissements ayant perdu leur agrément conservent le bénéfice de leurs acquis de formation. »

En effet l’article 9 comporte une nuance qui ne concerne que les étudiants provenant d’une école ayant perdu son agrément. Lorsqu’une école non-agrée déposera une demande en septembre 2015, elle ne sera plus considérée comme une école ayant perdu son agrément, mais comme une école demandant son premier agrément, conformément aux dispositions prévues à l’article 29.

Les étudiants sortant d’une école ayant perdu leur agrément cette année ne pourront donc pas être diplômés en Ostéopathie. Leurs pratique ne sera donc pas déclarée comme étant de l’ostéopathie.

En d’autres termes, un professionnel sortant d’une école non-agréée s’expose à des poursuites judiciaires pour pratique illégale de la Médecine, au même titre que les ostéopathes qui pratiquaient avant 2002 (date de reconnaissance de l’ostéopathie).

 Les autres étudiants seront, quant à eux, dans une situation embarrassante car l’ensemble des années payées dans une école non-agréée sont des années perdues et non récupérables. 


 Les écoles ont l’obligation, par la loi, de transmettre les dossiers scolaires aux étudiants qui souhaitent changer d’établissement.


Toujours selon l’article 9:

« Art. 9: II. – Les étudiants issus d’établissements ayant perdu leur agrément conservent le bénéfice de leurs acquis de formation. L’établissement d’origine est tenu de remettre à l’étudiant un récapitulatif daté et signé des unités d’enseignement et de formation pratique clinique suivies ainsi que les résultats obtenus depuis l’entrée en formation. »

C’est écrit noir sur blanc, la délivrance du dossier est obligatoire, ne pas le faire est donc une disposition illégale passible de poursuites.


 Les écoles qui ne se conforment pas aux dispositions des présents décrets (ci-après annexés) s’exposent à des poursuites pénales pour escroquerie.


Pour mieux comprendre pourquoi, nous vous proposons les articles de lois relatifs à ce chef d’accusation:

« Article 313-1 Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 – art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002 selon le Code pénal:

L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

L’escroquerie est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. » 

 

Pour plus d’informations sur le décret relatif aux agréments ; décret agrément

 

À vos côtés !

Bonjour à tous,

Ce jeudi a été publié la liste des écoles d’ostéopathie agréées pour la rentrée 2015, c’est-à-dire celles qui pourront délivrer le Diplôme d’Ostéopathe à ses élèves sortants. Cette réforme est le fruit d’un travail minutieux de 3 ans qui a pour but d’augmenter la qualité de soin des Ostéopathes et de garantir la sécurité des patients. La FédEO a participé à chaque étape de cette réforme et salue l’engagement du gouvernement dans cette démarche compliquée ainsi que son courage dans la mise en application des décrets malgré les pressions politiques.

Le premier but de la FédEO est de « représenter les étudiants en ostéopathie et défendre leurs droits et leurs intérêts » ; nous sommes nous aussi étudiants ! Aujourd’hui, et ce depuis sa création, la FédEO veut ce qu’il y a de mieux pour les étudiants en leur permettant l’épanouissement dans leurs études ainsi que dans leur futur métier.

La FédEO est consciente du bouleversement qui effraie étudiants et parents… Néanmoins, la FédEO s’est toujours battue pour optimiser cette période de réorientation, que ce soit au ministère ou aujourd’hui à vos côtés ! Nous sommes à votre disposition pour vous aider et vous informer sur le réel changement du paysage ostéopathique.

Si vous avez besoin d’informations complémentaires, vous pouvez nous joindre directement par téléphone:

Léa Bernelin (Présidente) : 06 80 54 37 96   /   Pierre-Adrien Liot  (Vice-Président) : 06 76 54 62 50

Ainsi que sur notre adresse mailsecretariatgeneral.fedeo@gmail.com

Un Forum a aussi été créé pour que vous puissiez partager, comparer et vérifier vos informations: http://fedeo.clicforum.com/index.php

Agréments des écoles d’Ostéopathie – Suite

Chers étudiants ou futurs étudiants en ostéopathie, futurs Ostéopathes,

Aujourd’hui le 9 Juillet 2015, le Ministère de la Santé a publié la liste des écoles agréées pour la rentrée 2015 et ce pour cinq ans au Journal Officiel du gouvernement !

Aujourd’hui :

→ 20 établissements post-bac et 3 établissements ouverts aux professionnels de santé font partie de la liste et ont donc obtenu leur nouvel agrément. (cf précédent post)

→ Les établissements de formation initiale suivants ne font pas partie de la liste et n’ont donc PAS d’agrément : Centre d’ostéopathie Atman / InSO Aix-en-Provence / Institut d’ostéopathie de Bordeaux / COS Atlantique / Collège d’ostéopathie du Pays Basque – COPB / Andrew Taylor Still Academy – ATSA FI / École supérieure de biomécanique appliquée à l’ostéopathie – OSTEOBIO …
Ces écoles ne peuvent en aucun cas délivrer un Diplôme d’Ostéopathe.

Étudiants, si votre école fait partie de celles que nous venons de citer : Changez d’école !

Votre formation et votre future qualité de thérapeute est en jeu ! Le référentiel de formation et les décrets d’agrémentation des écoles ont été longuement étudiés afin de vous fournir un enseignement complet et optimal pour la prise en charge de vos futurs patients. Si une école n’a pas reçu d’agrément sur décision du Ministère et de la CCNA, c’est qu’ils ont estimé que celle-ci ne remplissait pas les critères obligatoires pour former de bons praticiens.

Certaines écoles non agréées commencent alors à exercer des pressions politiques, comme nous nous y attendions. Ainsi certaines écoles se permettent de « prendre en otage » des étudiants en les privant d’accès à leur bulletin de notes, dans le but de les empêcher de changer d’établissement et donc de bénéficier d’une formation de qualité. D’autres écoles se justifient en expliquant qu’elles vont pouvoir faire appel à un vice de procédure suite à la publication incomplète de ce Mercredi 8 Juillet par le Ministère afin d’être agréées à nouveau… Or cette nouvelle publication datée du Jeudi 9 Juillet avait pour but de compléter la précédente et d’affirmer l’échéance de tous les agréments délivrés auparavant.

Soyons francs, la FédEO a pour but de venir en aide et d’informer les étudiants, et c’est en remplissant ce rôle que nous venons vers vous aujourd’hui. Admettons que ces écoles arrivent à faire appel de la décision du ministère (ce qui a peu de chance d’aboutir), elles ont été jugées inaptes à fournir une formation de qualité à ses étudiants. Votre conscience professionnelle commence dès maintenant, par votre décision à suivre une formation complète et adaptée !
Nous sommes bien conscients de la difficulté et du stress que tout cela peut engendrer ; nous sommes nous-même étudiants. Cependant il vaut mieux s’adapter ensemble dès à présent en cherchant une nouvelle école et peut-être un nouveau logement, puis repartir sur de bonnes bases, que de batailler dans quelques années lors de votre installation car vous n’aurez pas dans votre mallette tous les outils nécessaires pour répondre à la demande des patients et garantir leur sécurité.

NB : Un décret publié au Journal Officiel fait office de loi et par conséquent remplace ce qui était jusqu’alors conforme.

C’est aujourd’hui que se joue demain !

Nouveaux agréments, on se prépare !

- Communiqué de la FédEO -

Bonjour à tous les étudiants,
La liste des écoles agréées en formation d’ostéopathie pour la rentrée 2015 sortira bientôt. En effet, c’est au mois de Juin que cette liste doit voir le jour.
Ainsi, la FédEO se tiens prête et vous rappelle la situation.
Il est nécessaire que chaque étudiant connaisse ses droits. -> Décret Agréments
Le décret relatif à l’agrément des établissements de formation en ostéopathie du 14 septembre 2014 précise que les établissements agréés en Juin sont dans l’obligation, dans la limite de leur capacité d’accueil, d’accueillir en priorité les étudiants des écoles qui ont perdu leur agrément (cf l’article 5 du décret 2014-1043).
Toutefois, si l’étudiant ne trouvait pas d’établissement agréé pour la rentrée 2015, celui-ci bénéficierait d’un report de scolarité gardant ainsi ses acquis obtenus dans son établissement d’origine. Cette priorité et ce report seront conservés pendant 3 ans afin que chaque étudiant qui souhaite reprendre son cursus soit en mesure de le faire dans les meilleures conditions (cf l’article 9 du décret 2014-1043).
De plus, il faut faire attention à un point précis, l’ensemble des établissements aujourd’hui agréés le restera jusqu’au 31 août 2015, date d’expiration des anciens agréments. L’entrée en vigueur des nouveaux agréments concernera uniquement les promotions encore présentes au sein des établissements après le 1er septembre 2015. (cf l’article 29 du décret 2014-1043)

La liste des établissements agréés sera publiée dans les prochaines semaines, d’ici là, la FédEO se tient à votre disposition pour toutes questions.

A très vite,

Le bureau de la FédEO

neurodynamique2

La neurodynamique appliquée à l’ostéopathie

A l’état normal, le tissu nerveux n’est pas sensible aux stimulations mécaniques générées par les mouvements des membres et du rachis.

Si un nerf est irrité, il deviendra mécanosensible et son élongation sera source de douleur. Si un nerf est irrité par compression (sténose), il sera source de paresthésies ou dysesthésies.

A l’inverse du tissu conjonctif, l’étirement ou la compression favorisent l’ischémie du tissu nerveux. C’est pourquoi des tests cliniques et des techniques thérapeutiques spécifiques ont été élaborés. Ils nous sont présentés par Philip Moulaert, ostéopathe spécialiste de la prise en charge des atteintes des nerfs périphériques.

L’examen complet qu’il propose a pour objectif d’évaluer l’implication des systèmes musculaire, articulaire, disco-dural et neural dans les atteintes du système neuroméningé. Il prend également en compte l’implication du système biopsychosocial pour les atteintes chroniques.

Pour évaluer la composante neurale dans le cas d’une lombosciatique ou d’une cervico-brachialgie, il faut d’abord exécuter des tests de reproduction de la douleur qui permettent d’évaluer la mécanosensibilité du nerf.

Dans un deuxième temps, on évaluera la fonction même du nerf à l’aide de tests de conduction nerveuse (tests des réflexes, de la force et de la sensibilité cutanée).

Une diminution ou abolition d’un de ces paramètres est un signe de neuropathie périphérique.

Dans le cadre de la consultation ostéopathique, les atteintes neurales les plus fréquentes sont des augmentations de mécanosensibilité neurale sans atteinte de la fonction neurale (la conduction de l’influx nerveux n’est pas altérée).

Dans cette situation clinique, il n’y a pas d’atteinte pathologique du nerf lui-même : c’est le tissu conjonctif périneural qui est irrité.

Si les nerfs sont impliqués dans la douleur du patient, il faut les « provoquer ». Des tests cliniques ont été élaborés par Robert Elvey, thérapeute manuel et directeur pédagogique du département de thérapie manuelle au sein de l’University de Curtin à Perth (Australie). Ils reposent sur la neurobiomécanique, c’est à dire l’étude du mouvement du tissu neural dans le corps humain et son comportement face aux contraintes biomécaniques.

Kinésithérapeute de formation, Philip Moulaert s’est d’abord formé à la médecine orthopédique Cyriax et à la thérapie manuelle (Norvégienne) avant de suivre une formation en ostéopathie en France (1979-1984) ainsi qu’une spécialisation en neurodynamique à Perth en Australie.

Pourquoi vous êtes-vous tout particulièrement intéressé au tissu neuro-méningé ?

Dès le début de ma carrière, j’avais des interrogations sur l’examen et le traitement des douleurs irradiantes. Je comprenais mal ce problème. À cette époque, la thérapie manuelle proposait des solutions au niveau articulaire, mais rien pour les indications d’origine nerveuse. J’ai alors découvert les articles de Robert Elvey, qui avait mis en place, dès la fin des années 70, une approche thérapeutique du tissu neuroméningé.

Il a inventé un examen clinique spécifique des nerfs périphériques pour la prise en charge des cervico-brachialgies, lombosciatiques et cruralgies.

Quelles sont les spécificités de ces tests élaborés par Robert Elvey ?

Le test de Slump élaboré par Maitland et utilisé dans le bilan des lombosciatalgies sert à analyser la relation entre la dure-mère, les nerfs périphériques et le disque intervertébral.

Robert Elvey a mis en place le premier arbre décisionnel permettant de déterminer si la cause d’une douleur irradiant dans le quadrant supérieur ou inférieur est plutôt d’origine nerveuse, musculaire ou articulaire. Il s’est appuyé sur la neuro-biomécanique et a jeté les bases d’un traitement des dysfonctions nerveuses fondées sur une approche physiologique, contrairement aux approches mécaniques très répandues à l’époque (basée sur les étirements des nerfs par le biais du mouvement des membres).

Comment cette approche intègre-t-elle les fascias des nerfs, souvent manipulés par les ostéopathes ?

Les traitements concernant les fascias des nerfs sont basés sur l’harmonisation de la densité des tissus alentour. Il s’agit la plupart du temps de stimulation mécanique d’étirement, qui correspond à un autre paradigme : le traitement du tissu conjonctif.

D’autre part, l’approche fasciale des nerfs périphériques ne propose pas de diagnostic spécifique. Lorsqu’on prend en charge une véritable atteinte du tissu neural, il est nécessaire d’identifier la cause sous-jacente, d’établir une classification de la lésion en présence pour traiter ou orienter le patient au mieux.

En neurodynamique, nous avons des techniques de revascularisation du nerf, d’ouverture foraminale ou encore de glissement du nerf dans sa gaine, de correction des mouvements ou postures neuro-irritantes, etc. Toutes respectent cette obligation de ne pas créer d’étirement sur le nerf.

Extrait de l’article « la neurodynamique appliquée à l’ostéopathie » http://www.osteomag.fr

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Ils sont arrivés!

Il y a un mois, la FédEO organisait une commande nationale aux magazine « Ostéopathe Magazine » afin de faire bénéficier à ses membres d’une offre promotionnelle exceptionnelle.

Nous sommes heureux de voir les premières revues arriver auprès de nos membres et vous souhaitons à tous une bonne lecture !

Pourvue qu’elle soit instructive et face naître en vous des idées pour vos mémoires !  

Le bureau de la FédEO.