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Chiropraxie et Ostéopathie, jeu de mains.

De nos jours, il existe de nombreuses thérapies manuelles : l’Ostéopathie, la Chiropraxie, l’Étiopathie, la Fasciathérapie, la Kinésithérapie, … Elles sont séparées en deux groupes : d’une part, les thérapies manuelles alternatives (Ostéopathie, Chiropraxie, Étiopathie, Fasciathérapie,…) et d’autre part, la thérapie manuelle conventionnelle (Kinésithérapie).

Pour plus d’informations sur la kinésithérapie :http://fedeo.eu/losteopathie-kinesitherapie-entitesdifferentes/

Concernant les thérapies manuelles alternatives, seules deux pratiques ont été reconnues dans le cadre de la loi Kouchner de 2002 : l’Ostéopathie et la Chiropraxie.

Ce n’est pas évident de différencier ces deux pratiques, au regard de deux points communs essentiels : non seulement, elles envisagent le patient comme une globalité, mais encore elles utilisent aussi comme outil principal,  La Main


Nous sommes souvent amenés à nous croiser, que ce soit par le parcours des patients ou par notre propre parcours de thérapeutes. Bien que nos techniques et notre idéologie soient voisines, nous nous connaissons toutefois peu. Ainsi, notre distinction, aux yeux du grand public et même parfois des (futurs) praticiens, demeure opaque.

Partant de ce constat, s’agit-il finalement de deux thérapies différentes ou bien plutôt d’une même profession cherchant à s’exprimer dans deux entités distinctes ?

Pour répondre à cette question la FédEO est allée à la rencontre de Mr Fleuriau (président de l’Association Française de Chiropraxie) pour étayer ses connaissances sur cette profession.

Commençons par un petit rappel historique.

Les deux professions trouvent leur origine au XIXe siècle aux Etats-Unis.

L’ostéopathie a été fondée par Andrew Taylor Still, en 1874 suite à l’évolution de « son concept de médecine ». Il crée, en 1892 à Kirksville, l’American School of Osteopathy (ASO). C’est le premier collège d’ostéopathie au monde.

Le britannique John Martin Littlejohn, élève contemporain de Still, crée de son côté la British School of Osteopathy (BSO) à Londres en 1917. C’est lui qui va implanter l’ostéopathie en Europe au XXe siècle à son retour des Etats-Unis.

Ce n’est qu’en 1957 que la première école française d’ostéopathie voit le jour (soit 65 ans après les États-Unis). Elle est à ce moment sous la direction de Paul Geny aidé de Thomas G. Dummer, un ostéopathe anglais.

La chiropraxie, quant à elle, a été fondée en 1895 par Daniel David Palmer (USA). Cependant, sa méthode fut déclarée officiellement en 1897 par le biais de la fondation de la Palmer School of Chiropractic (PSC) à Davenport.

Ce n’est qu’en 1965 que s’installe en Grande-Bretagne le premier collège européen de chiropraxie (soit 68 ans après les États-Unis).

En 1993, la Fédération mondiale de chiropraxie (WFC) devient membre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Depuis, la chiropraxie est reconnue dans une quarantaine de pays dans le monde, contre une vingtaine pour l’ostéopathie (Selon le Registre des Ostéopathes de France – ROF – et la World Federation of Chiropractic-WFC).

Même si ces deux professions ont suivi le même parcours historique dans leur expansion géographique, l’ostéopathie est née 21 ans avant la chiropraxie et est arrivée plus rapidement en France.


De l’évolution historique à la situation démographique actuelle.

Aujourd’hui, les deux réservoirs historiques européens de la chiropraxie et de l’ostéopathie sont la Grande-Bretagne et la France.

Selon les données de l’Association Française de Chiropraxie (AFC), on compte aujourd’hui plus de 700 chiropracteurs en France. Parallèlement, on compte environ 22 318 ostéopathes en France d’après l’enquête menée par le Registre des Ostéopathes de France (ROF) en avril 2015.

Nous sommes face à un important déséquilibre démographique sur le territoire français, avec un rapport de 1 chiropracteur pour 32 ostéopathes.

Cet écart conséquent se justifie notamment par le nombre d’établissements de formation et l’ancienneté de l’ostéopathie sur le territoire français.

Effectivement, on compte en France deux centres de formation pour la chiropraxie (régis par une même structure, l’institut franco-européen de chiropraxie – IFEC) pour une vingtaine en ostéopathie depuis juillet 2015 (écoles agréés).

Aujourd’hui prêt de 50% des Français ont déjà consulté un ostéopathe selon une étude OpignonWay (menée par le SFDO). Les patients se tournent facilement vers l’ostéopathie. Il en résulte un nombre croissant d’ostéopathes ; c’est l’effet Snowball (boule de neige).

Le temps de formation propre à chacune des professions est aussi un facteur influant sur le nombre de professionnels.

Il se trouve qu’à ses débuts, la formation d’ostéopathie s’organisait sur 3 ans de formation, pour la majorité des centres, alors que la chiropraxie s’organise, depuis son départ, sur une formation en 6 ans, soit 2 fois plus d’ostéopathes que de chiropracteurs diplômés sur 1 temps de formation.

Aujourd’hui, les nouveaux décrets en ostéopathie tendent à régulariser la situation avec une formation en ostéopathie sur 5 ans pour tous. Ainsi, le nombre d’ostéopathes sortant diminuera dans les années à venir.


 Qu’en est-il du cœur de chacun des métiers: leur concept.

Selon l’AFC et la société franco-européenne de chiropratique (SOFEC),

« la chiropraxie consiste en la prévention, le diagnostic, et le traitement des pathologies mécaniques, réelles ou supposées, de l’appareil neuro-musculo-squelettique, en particulier du rachis, et de leurs conséquences ».

La thérapeutique est conservatrice, principalement manuelle. La colonne vertébrale et le bassin sont au centre du diagnostic et du traitement.

Selon la définition du Syndicat Français des Ostéopathes (SFDO), tirée du référentiel Métier Ostéopathe :

« L’ostéopathie consiste, dans une compréhension globale du patient, à prévenir, diagnostiquer et traiter manuellement les dysfonctions de la mobilité des tissus du corps humain susceptibles d’en altérer l’état de santé. »

En ostéopathie, l’équilibre des structures est au centre du diagnostic et du traitement, on parle d’homéostasie.

A première vue, il semblerait que la chiropraxie porte une attention particulière au segment vertébral et musculaire, les plaçant au centre de sa thérapie alors que l’ostéopathie, quant à elle, placerait plutôt les tissus et leur composante de mobilité au centre de l’intention thérapeutique.

A la base du concept, l’ostéopathie considère l’artère (système vasculaire) comme reine, garante de la vie, alors que la chiropraxie place le nerf (système nerveux) comme roi, sans quoi il ne peut y avoir d’expression de la vie.

La notion de globalité est commune, nous sommes là, face à des médecines holistiques, mais l’approche semble différer.


 Alors sur quoi travaille-t-on vraiment ? Quelle approche thérapeutique proposons-nous ?

Nos deux professions sont toutes deux des médecines manuelles qui ne prescrivent pas de médicament mais utilisent la manipulation pour guérir. De plus, ce sont des thérapies de première intention, c’est à dire que l’on n’a pas besoin de prescription du médecin généraliste pour aller consulter.

Comme dis précédemment, la chiropraxie a mis l’accent sur l’état de santé de la colonne vertébrale et son impact sur le système nerveux.

En chiropraxie, on considère que la sensation de douleur est transmise au cerveau par les nerfs qui sont présents dans tout le corps, se regroupant pour former la moelle épinière et remontant jusqu’au cerveau dans une «coque protectrice», la colonne vertébrale. Il arrive que cette « coque protectrice soit lésée ».

Ces lésions perturbent l’influx nerveux et peuvent être responsables de douleurs. Le but du chiropracteur est alors de rétablir un bon fonctionnement de la colonne vertébrale et par conséquent, un bon fonctionnement du système nerveux, avec le soulagement des douleurs qui en découle.

Les actes chiropratiques sont donc surtout basés sur des manipulations structurelles (articulaires), qui représentent la majeure partie de l’activité d’un chiropracteur. Ce dernier peut utiliser des instruments pour son traitement, ce que ne pourra pas faire l’ostéopathe.

On parle soit de thérapie manuelle (exclusive), soit de thérapie manuelle mécaniquement assistée (drop, table mécanique), soit de thérapie instrumentale (activator).

En ostéopathie aussi, les techniques de manipulations structurelles représentent une part importante du traitement. Néanmoins, l’ostéopathe cherchera à ré-harmoniser l’ensemble des structures du corps. L’ostéopathe se base sur l’interrelation entre la structure et la fonction de chaque tissu et n’hésite pas à travailler sur l’un d’eux par le biais d’un autre.

L’ostéopathie a donc développé une technicité importante sur l’ensemble des sphères du corps humain comme par exemple son approche crânienne, viscérale ou encore les techniques fasciales et aponévrotiques.

A ce titre, nous pouvons dire que le champ d’investigation des ostéopathes est plus élargi que celui des chiropraticiens alors que l’éventail d’outils de ces derniers est plus important et s’oriente plus dans le domaine ostéo-articulaire.

Précisons tout de même que les chiropraticiens utilisent aussi des techniques viscérales.

« L’approche est bien tentée et les résultats thérapeutiques sont bons, mais ne sont pas encore assez systématiques » en comparaison avec l’ostéopathie (d’après l’AFC).

En France, du point de vue ostéopathique, ce concept a pris essor grâce à Jean-Pierre Barral qui a posé les bases des techniques viscérales, devenues un élément incontournable du traitement. Il en est de même avec le concept crânien de William Garner Sutherland.


 Ce que nous pouvons conclure:

Malgré cela, quelle que soit la technique utilisée et la profession concernée, l’objectif commun sera de redonner de la mobilité car toute structure est anatomiquement conçue pour se mouvoir. Tout le monde s’accorde à dire que le mouvement, c’est la vie.

A noter que nous prenons en compte les facultés de récupération du corps humain. Ainsi, nos deux professions remportent des résultats significatifs concernant spécialement les TMS (pour de plus amples informations http://fedeo.eu/losteopathie-dans-lentreprise-une-histoirede-tms), les personnes âgées, les sportifs, les musiciens, au cours de la grossesse et après l’accouchement.

Il est certain que dans la pratique, nos approches diffèrent, pourtant les résultats sont là, nous soulageons les patients, ce qui reste finalement le plus important.


 Le rapport à la recherche et à la démonstration est encore un facteur discriminant.

Il ne faut pas oublier que le nombre de recherches sur la chiropraxie ne cesse de croître et de démontrer les bienfaits et l’efficacité des soins manuels. Il reste du travail de ce côté-ci en ostéopathie où il faut encourager la recherche.


 Mais que dit la loi dans tout cela?

C’est finalement, l’une des principales distinctions entre nos deux professions. Depuis la même loi du 4 Mars 2002, la loi Kouchner, le ministère de la santé français reconnaît les deux professions. Il faut cependant noter quelques différences dans cette réglementation.

Les chiropraticiens reçoivent une formation de six ans à temps complet. Le diplôme est international, la formation est donc la même partout dans le monde avec un minimum de 3520 heures.

Un chiropracteur a le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non contradication du médecin. Il peut aussi utiliser différents instruments pour ajuster son traitement et avoir recours à la physiothérapie, à la thermothérapie, aux ultrasons… Il ne peut cependant pas effectuer des manipulations sur des bébés de moins de six mois (Selon l’article 3 du décrets du 7 janvier 2011 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de la chiropraxie).

Les ostéopathes, quant à eux, ont besoin d’un certificat délivré par le médecin pour toutes manipulations cervicales et n’ont pas le droit d’utiliser des instruments permettant d’améliorer les soins (selon l’article 3 du décret du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie).


Pour Finir

La chiropraxie et l’ostéopathie sont donc bien deux professions à part entière, avec leurs propres armes pour le bien-être du patient.

On pourrait sympathiquement dire que l’on cherche à polir le même diamant mais qu’on ne le taille pas de la même manière.

 

Pierre-Adrien LIOT et Thibault Canaguier

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L’ostéopathie et la kinésithérapie, deux entités si différentes?

Pourquoi la kinésithérapie et l’ostéopathie sont-elles deux entités si différentes ?

Dans le monde des thérapies manuelles, la question de la différence entre ostéopathe et kinésithérapeute est l’une des plus banales. En tant qu’étudiants, nous avons tous été amenés un jour à y répondre lors d’un repas de famille ou lors d’une sortie entre amis. Pourtant, bien que nos deux professions soient bien différenciées sur le plan législatif, il reste difficile pour nous autres de bien expliquer en quoi nos champs de compétences sont bien distincts et notre pratique différente.

La frontière entre nos deux professions est mince mais réelle.

 

Pour bien cerner le problème, revenons aux origines :

La Masso-kinésithérapie est née en France en tant que telle en 1944. Cette profession est la réunion de deux corps de métiers différents: la gymnastique médicale et le massage médical. A la fin de la première guerre mondiale se glisse la nécessité d’une médecine manuelle de rééducation pour prendre en charge les nombreux blessés et amputés de guerre. Au commencement, la kinésithérapie n’est pas une profession à part entière mais un savoir-faire que se partagent médecins et infirmiers. Au fur et à mesure des années, la médecine évolue, se transformant en ce que l’on appelle la médecine chimique. Très vite, celle-ci remplace la médecine manuelle. Médecins et infirmiers délaissent donc leur ancienne discipline face à de nouvelles pratiques révolutionnaires. Ainsi, la naissance d’une vraie profession est nécessaire pour conserver l’efficacité des traitements.

 

L’histoire de l’ostéopathie en France est un peu différente. Créée aux États-Unis par Andrew Taylor Still, sa route est longue avant son arrivée dans le vieux continent. Du jour de sa création, un certain 22 juin 1874, jusqu’à son apparition en France en 1936 avec le Docteur Robert Laverazzi (eh oui, j’ai bien dit Docteur!), l’ostéopathie subit plusieurs modifications en passant notamment par l’Angleterre. L’ostéopathie est née d’une réflexion d’un homme autour d’un concept médical qu’il jugeait insatisfaisant. Dans un premier temps, l’ostéopathie se développe en marge de la médecine dite « héroïque » de l’époque.

Deux origines pour deux concepts.

Deux concepts pour deux définitions.

On oublie souvent l’importance de l’étymologie; pourtant c’est elle qui détermine la définition, c’est-à-dire ce que l’on est de ce que l’on n’est pas.

Ostéopathie vient de deux expressions grecques :

Ostéon : l’os

Pathos : qui désigne une impression entrante ; souffrir. L’ostéopathie est donc la souffrance qui entre par l’os (celui-ci symbolisant la nature mécanique du corps humain).

Ainsi le suffixe -pathie ne désigne-t-il pas la pathologie, mais le moyen emprunté. Comme les mots «sympathie» («sensible avec») et «télépathie» («sensible à distance»).

 

La Kinésithérapie, aussi appelée Cinésithérapie, vient de:

Cinéto ou kiné: le mouvement

Thérapie : traitement

La Kinésithérapie est donc le traitement par le mouvement.

Ainsi, l’ostéopathie est un concept de cause à effet, une réflexion thérapeutique. La kinésithérapie est une méthode de soins.

C’est ce qui différenciera dans la pratique de manière très concrète nos démarches. Le kinésithérapeute va s’intéresser aux lésions diagnostiquées par le médecin, et traiter de manière compartimentée le patient (région par région). Son objectif est de résoudre les symptômes de la lésion. En effet, la rééducation et le massage s’intéressent aux répercussions de la lésion sur les gestes de la vie quotidienne. Lorsqu’elle ne guérit pas, la kinésithérapie réadapte.

« La masso-kinésithérapie est une discipline paramédicale qui participe à la santé publique. Elle se distingue de la médecine en ce sens qu’elle ne traite non pas la pathologie en tant que telle, mais s’occupe des conséquences de la pathologie sur la gestuelle. Elle situe le mouvement comme un besoin de santé.» Michel Gedda kinésithérapeute

L’ostéopathie, quant à elle, est une analyse de la maladie. Elle recherche l’origine mécanique ou physiologique de la lésion en partant du principe que chaque dysfonctionnement d’un organe s’additionne pour aboutir à la maladie. L’ostéopathe va donc jouer avec les mécanismes d’auto-régulation du corps. C’est pourquoi on décrit le champ d’application majeur de l’ostéopathie comme étant la pathologie fonctionnelle.

A contrario, le kinésithérapeute gère principalement la pathologie lésionnelle. Il existe pourtant aujourd’hui une forte confusion entre nos deux professions. En effet, les techniques utilisées par l’un peuvent être utilisées par l’autre. En pratique, on constate une complémentarité des deux méthodes. Comme les champs d’application sont différents, les deux professions peuvent se superposer. En effet, il est rare que la lésion d’un organe n’entraîne pas de dysfonctionnement d’autres organes. L’ostéopathe et le kinésithérapeute sont donc amenés à se croiser.

Cependant, même si nos origines et nos applications sont différentes, nos deux professions sont intimement liées historiquement car les premiers ostéopathes français étaient soit médecins soit kinésithérapeutes. On ne peut donc nier le brassage inter-professionnel qui s’est effectué au cours du temps.

 

Cet article est issu de l’interprétation du Mémoire de Bastien Zajec « De la kinésithérapie à l’ostéopathie : identification des différences et identités différentes ». Cet ouvrage est rendu public et est disponible sur Internet.

Pierre-Adrien LIOT

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L’ostéopathie à bras ouverts

L’ostéopathie est née de la volonté d’aider son prochain et d’améliorer sa santé.

Permettre à tous de pouvoir bénéficier d’une prise en charge globale est un combat qui prend tout son sens en ostéopathie. Mais cela ne concerne pas uniquement le milieu professionnel.

Nous aussi, étudiants, pouvons aider à changer les choses.

Convaincue de l’impact des actions étudiantes, la FédEO soutient les organismes étudiants qui participent à l’élaboration de projets ostéopathiques.

C’est le cas d’Ostéopathie Solidarité Développement (OSD) qui participe, depuis 1998, à l’augmentation de la prise en charge des populations en difficulté, grâce à l’investissement des étudiants et des professionnels.

L’OSD est une association étudiante humanitaire française, à but non lucratif.
Son but est d’améliorer, par des soins ostéopathiques, l’état de santé des populations françaises, ainsi que sénégalaises et népalaises en difficulté.
Ses actions sont basées sur le principe du bénévolat.

L’association envoie chaque année des équipes d’ostéopathes diplômés accompagnés d’étudiants au Sénégal et au Népal, où ils travaillent en collaboration avec le personnel de santé local.

L’OSD intervient également en France dans une dizaine de foyers de sans-abris ou de structures à visée sociale en partenariat avec « Habitat et Humanisme » ou encore « Emmaüs ». De plus, la nationalisation de l’association en 2013 a permis la création d’un bureau OSD à Toulouse où les étudiants et les ostéopathes référents interviennent maintenant dans trois centres sociaux de la région.

Les objectifs d’OSD:

  • Développer la nationalisation des actions humanitaires en France.
  • Agrandir les missions au Sénégal, au Népal et en créer de nouvelles.
  • Apporter une prise en charge toujours plus importante aux personnes en difficulté de tout horizon en France.

Pour toute information complémentaire, nous vous conseillons de prendre directement contact avec les membres de OSD sur leur site internet: http://osd-france.com/

La FédEO soutient les étudiants dans leur démarche associative et dans leurs projets. C’est avec plaisir que nous nous appliquons à effectuer notre mission.

 c’est ensemble que l’on construit 

Le bureau de la FédEO

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La FédEO se rapproche du Québec

Depuis plusieurs mois, la FédEO échange avec les élus de l’association Québécoise AECEO (Association Étudiante du Collège d’Études Ostéopathiques), dans le but de mieux connaître l’évolution de l’ostéopathie dans les pays francophones.

Ces échanges ont abouti, dans un premier temps, à deux réunions de bureau entre les deux associations au cours desquelles nous avons pu échanger sur la situation de l’ostéopathie dans nos deux pays.

C’est avec plaisir que la FédEO vous présente l’association Québécoise et le contexte particulier dans lequel évoluent les étudiants et les professionnels.

L’AECEO est une association fondée en 1997 regroupant les étudiants du Collège d’Etudes Ostéopathiques de Montréal (CEO). Elle est l’équivalent français d’un BDE.
Le CEO est la première école d’ostéopathie Canadienne. Fondée en 1981, elle a la particularité de se baser sur un système de formation de 5 années d’études avec un programme se rapprochant des critères de qualité de formation aujourd’hui requis en France.

L’ostéopathie évolue dans un contexte de clivage entre les étudiants en formation initiale et les professionnels de santé en formation continue.

Le contexte ostéopathique Québécois est particulier, il se rapproche de la situation Française avant 2002.

En effet, aujourd’hui non reconnue, l’ostéopathie n’est pas une profession réglementée au Québec. Il en est de même pour la formation.
Le titre d’ostéopathe et la pratique ne sont donc pas protégés (donc passible de poursuites judiciaires dans certains cas).

De nos jours, l’ostéopathie y est disputée entre les praticiens non-professionnels de santé et les physiothérapeutes (kinésithérapeutes), ces derniers revendiquent notamment le monopole sur les manipulations articulaires et techniques internes.

Le gouvernement Québécois prend la question de l’ostéopathie de plus en plus au sérieux. C’est pour cela que la profession attend une future réglementation et la fondation d’un ordre indépendant dans les prochaines années.

Pour le moment, des organismes socio-professionnels représentant les ostéopathes non-professionnels de santé sont au nombre de 3 et se sont regroupés en une seule structure représentative il y a 1 an, nommée « Ostéopathie Québec ».

Leur objectif est de permettre à la profession d’exister et d’évoluer en tant que réelle profession indépendante.

Ces mêmes associations ont des conditions d’admission strictes qui permettent aux membres de pouvoir bénéficier de remboursements par les mutuelles, cette sélection garantissant la sécurité du patient.

AECEO évolue donc dans un contexte bien connu par la FédEO. C’est pour cela, qu’en tant qu’association représentative des étudiants Français et reconnue par le Ministère de la Santé, nous sommes prêts à apporter notre soutien aux étudiants Québécois en partageant notre expérience de terrain et nos conseils. Nous tenons à féliciter le courage dont ils font preuve qui nous prouve que l’ostéopathie est bien une profession de passion, et ce, malgré les différences de législation.

Nous espérons entretenir des liens durables entre nos deux structures et ainsi lier une amitié intercontinentale.

 

L’entraide a de l’avenir!

Pour plus de renseignements: http://aeceo.net/

ou encore: http://osteopathiequebec.ca/

Le Bureau de la FédEO

 

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D’où nous vient la Posturologie

Jusqu’en 1870 et grâce à la publication de l’Introduction à l’étude de la Médecine Expérimentale de Claude Bernard, médecin et physiologiste français, le concept anatomoclinique prédominait en médecine.

Jean-Martin Charcot, neurologue français, structurait ensuite la nosologie des maladies du système nerveux central autour de ce concept. Il existait alors une relation logique entre topologie, fonction et clinique des différentes parties du corps. Dix ans plus tard, l’essentiel de la neurologie était décrit.

Mais après 1870, la description de maladies du système nerveux central sans lésions anatomiques interroge les premiers neurologues. Représenter de nouvelles entités sur une base anatomoclinique devient donc secondaire.

  Jean-Martin Charcot soupçonne avec Jules Froment, l’existence d’un autre type de maladies du système nerveux central qui n’appartiennent ni aux maladies neurologiques ni aux maladies psychiatriques (Hystérie-Pithiatisme & troubles nerveux d’ordre réflexe, 1918). Au cours de la première assemblée de neurologues en 1916, Pierre Marie Gagey, neurologue français, reconnaît une maladie posturale en étudiant les blessés de guerre qui se plaignaient de symptômes (sensations vertigineuses, troubles visuels, instabilité, céphalées, etc.) sans cause anatomocliniques.

Chez tous ces sujets, les descriptions des troubles ressentis sont absolument identiques et verbalisées avec les mêmes expressions.

«Quelle est la nature de ces troubles subjectifs ? Quel est leur degré de gravité ? Quelle conduite tenir une fois la cicatrisation de la plaie achevée ?» s’interroge-t-il.

Un consensus se dégage selon lequel l’intersubjectivité fonde l’objectivité. Un principe qui conduit cette assemblée de neurologues à reconnaître la réalité de cette affection sans support anatomoclinique.

Pierre Marie Gagey nommera l’étude de ces affections la « Posturologie ».

Finalement, la question fondamentale soulevée est : comment l’homme tient-il debout ?

La description d’une maladie posturale en 1916 aurait dû permettre de mieux comprendre comment l’équilibre du corps humain était géré. Il n’en fut rien. La médecine de cette première partie du XXe siècle reviendra sur des bases anatomocliniques et la maladie posturale identifiée par Pierre Marie sera limitée à un « syndrome subjectif des traumatisés du crâne de Pierre Marie ».

Aujourd’hui contestée, la réalité de cette atteinte posturale sera remise en cause par les médecins qui émettent des diagnostics contradictoires en présence de ces symptômes.

Pourtant, cette question avait été posée dès 1837 par Charles Bell, anatomiste, chirurgien et physiologiste écossais. Dans une logique topologique, un organe était attribué à un sens. Qu’en était-il du sens de l’équilibre ?

Les réponses étaient variées : l’œil (1853), le vestibule (1829), les muscles cervicaux (1845), le pied (1860) et même les muscles oculomoteurs (1911).

Karl von Vierordt, médecin allemand, avait émis une hypothèse originale en 1860, celle que tous ces organes pouvaient participer à la même fonction.

Dans les années 1970, un étudiant du M.I.T. de Cambridge, Nashner, décide de faire sa thèse sur le système d’asservissement du contrôle postural. Pour ouvrir les boucles de rétroaction en provenance de la vision et de la proprioception podale, il construit un outil technologique susceptible d’asservir aux mouvements du centre de gravité du sujet en examen, les mouvements de la cabine et/ou du piédestal où il se tient.

Il permettra de démontrer que la posture de l’homme debout et au repos est bien contrôlée par un asservissement qui intègre les informations d’une série d’entrées du système postural au sein d’une boucle de rétroaction destinée à corriger les écarts du corps à sa position d’équilibre pour le stabiliser. L’hypothèse vieille de plus d’un siècle de Karl von Vierordt était confirmée.

Cette conclusion sera reliée à des concepts mathématiques. Avec comme postulat de base que les positions d’un corps dans son environnement n’étaient pas seulement une série de succession de différents états, mais comportaient un enchaînement, une continuité.

Extrait de l’article d’Ostéopathe magazine: http://www.osteomag.fr/slider/posturologie-une-histoire-qui-tient-debout/

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Pierre Tricot, Still et l’approche tissulaire

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« Faire ce qu’a fait Still était impossible, en tout cas, dans le vieux continent. »

Cet article fait suite à un autre tiré de la même rencontre: http://fedeo.eu/losteopathie-selon-pierre-tricot/

Pierre Tricot est un ostéopathe Normand d’origine Parisienne. Il est connu notamment pour le développement du concept d’approche tissulaire et de la traduction des travaux d’Andrew Taylor Still.

L’approche tissulaire est un concept ostéopathique développé par Pierre Tricot au fur et à mesure de l’évolution de sa vision de l’Ostéopathie et du traitement manuel.

Pierre Tricot nous confie que dans cette évolution, la lecture et la traduction des travaux d’ Andrew Taylor Still ont eu un impact important, sans quoi il n’aurait pu établir les bases de sa philosophie et de sa pratique.

Nous allons donc commencer par détailler cette rencontre littéraire entre l’ostéopathe du XIXème siècle et celui du XXIème siècle.

Au début de notre entretien, Pierre Tricot ne manque pas de nous dire que lors de la période où il commençait la pratique de l’ostéopathie, les écrits fondateurs n’étaient pas ou peu enseignés.

«On en entendait parler au début de notre cursus mais très vite nous passions à autre chose.»

Ce bref interlude nous permet de comprendre qu’à l’époque où Internet et l’informatique n’existaient pas, les possibilités de se fournir et donc d’étudier les écrits d’ A.T. Still étaient pauvres. En effet, pour Pierre Tricot, Andrew Taylor Still était souvent cité mais jamais étudié. Ainsi y a-t-il eu énormément de fausses citations attribuées au fondateur.

« En 1971, il n’y avait aucun texte original; pas de lien avec la nature originelle de l’ostéopathie.»

Pourtant, dès le début de sa pratique, Pierre Tricot s’est très vite senti obligé de se tourner vers les écrits de A.T. Still pour mieux comprendre et justifier sa pratique ainsi que son ressenti.

Après s’être fourni les écrits originaux en anglais, Pierre Tricot a donc commencé son travail de traduction. Ses premières traductions n’avaient pas pour but d’être publiées.

«J’étais persuadé que les gens ne seraient pas intéressés par ce genre de bouquin.»

Pourtant, l’idée de rendre possible l’accès à tous aux ouvrages originaux de A.T. Still a amené les traductions à se transformer en un ouvrage publié aux éditions Sully sous le nom d’« Autobiographie ».

« Il est incroyable de voir les connaissances de l’époque et surtout la capacité d’exploiter ce qu’ils avaient. Comme il y avait peu de connaissances, il fallait savoir l’exploiter au maximum. Aujourd’hui nous avons plus de connaissances mais nous les exploitons moins. »

Ce que montre Pierre Tricot à travers l’étude des écrits du fondateur, c’est avant tout le génie d’un homme dont l’intuition a permis de mettre le doigt sur un procédé thérapeutique pratiqué encore aujourd’hui et qui démontre jour après jour son efficacité; cela dans un contexte où les découvertes scientifiques étaient pauvres, prouvant que l’ostéopathie est née de la réflexion d’un homme sur l’Homme.

Aujourd’hui, Pierre Tricot considère A.T. Still comme un « fulcrum » sur lequel s’articule sa pratique.

Au cours de notre entretien, notre hôte nous a parlé un peu de ce personnage déroutant et intrigant qu’est notre fondateur.

Profondément religieux, A. T. Still se concentrait énormément sur la composante spirituelle de la nature humaine. Ce pionnier vivait à la lisière entre deux cultures: la culture occidentale américaine basée sur l’écrit et la culture indigène autochtone orale. Les réflexions d’ A.T. Still sont donc le mélange complexe de plusieurs courants de pensée autour de la « santé ».

Cela même est à l’origine d’une certaine exclusion des fondements de l’Ostéopathie au début du XXIème siècle. A l’aube d’une science laïque, technologique et démonstrative, les écrits de A.T. Still se sont vus critiqués, voire même reniés par certains courants de l’ostéopathie. Pierre Tricot parle des « Encombrants » lorsqu’il nous explique comment ses contemporains pouvaient percevoir Still.

Pourtant, comme nous le dit Pierre Tricot, « Le fondamental de l’ostéopathie est l’anatomie et la physiologie, même si pour la physiologie, il y a eu des découvertes incroyables. Elles ont pu remettre en cause les bases connues de l’époque ».

Il n’est donc pas inintéressant de se plonger, même aujourd’hui, dans les œuvres du fondateur.

Qu’en est-il de l’approche tissulaire dans tout cela?

Pour Pierre Tricot, le concept d’approche tissulaire est une philosophie qui s’intègre dans le courant de l’ostéopathie stillienne. A l’origine, cette approche vient d’un problème de palpation.

En effet dans ses débuts, Pierre Tricot nous a confié son réel problème de palpation. Il lui fallait alors établir une méthode pour subvenir à sa pratique. Cette méthode se base sur une mise en place précise pour rentrer en contact avec les tissus du patient. C’est donc en se basant sur l’écriture de la Biographie de Sutherland que Pierre Tricot a abandonné la prise à 5 grammes pour une approche plus profonde et plus précise pour son référentiel palpatoire.

Progressivement Pierre Tricot a établi ce qu’il nomme « les critères de palpation » à savoir: Ancrage, Présence, Attention et Intention.

L’approche tissulaire rentre dans une catégorie de techniques que l’on nomme faciales, portées sur les aponévroses, les tissus conjonctifs, etc…

Les premiers travaux sur la tenségrité ont permis de mieux comprendre comment les fascias influençaient la posture ainsi qu’une meilleure appréhension de la globalité des tissus.

« On peut donc dire que l’approche tissulaire est née d’une corrélation entre découverte scientifique et résultats cliniques, ce qui en fait une approche ostéopathique sérieuse. »

C’est plus tard que la notion d’influence de l’intention sur le tissu fait son apparition dans l’approche tissulaire. Ce concept de conscience projetée prend naissance dans les travaux de Franklyn Sills (ostéopathe anglais) autour de ladite question.

« En projetant une attention, j’arrivais à obtenir une réponse, ce qui m’a d’abord étonné. Puis je me suis dit que le corps n’était pas que de la chair mais un ensemble de tissus conscients, une conscience élémentaire mais présente »

 Pour finir, l’approche tissulaire se base aussi sur le postulat de la mémoire tissulaire, c’est-à-dire qu’un tissu emmagasine de l’énergie qu’elle soit mécanique ou même psychologique.
La restriction peut être engendrée par le simple fait de l’accumulation d’émotions négatives. Elle est la traduction symptomatique d’une incapacité de gestion des tissus à un stimulus de stress permanent.

L’intervention extérieure de l’ostéopathe permet de dégager et de permettre au tissu de se décharger de cette accumulation. Sans quoi, les restrictions se multiplient, engendrent d’autres dysfonctionnements de plus en plus gênants.

Arrivés à ce niveau, il ne faut donc pas oublier que l’ostéopathe est aussi un ensemble de tissus qui peut recevoir les informations des tissus du patient; ce qui explique que même d’un point de vue extérieur, nos tissus réagissent et peuvent eux-mêmes subir l’influence des tissus dysfonctionnels.

« C’est là que l’hygiène de vie du praticien prend tout son sens car il peut être victime de son traitement et transmettre ses propres dysfonctions aux patients.»

Remerciements à Pierre Tricot pour nous avoir accordé un peu de son précieux temps

Plus d’informations sur : http://www.approche-tissulaire.fr/

Pierre-Adrien LIOT

 

La vidéo de notre rencontre

 

 

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Prise en charge du Torticolis Congénital

Tordre le cou au torticolis : un travail d’équipe

« L’objectif de la prise en charge est de rétablir la position de la tête dans l’axe du rachis. »

Mais avant de proposer un traitement, il faut d’abord rechercher les signes d’un torticolis musculaire congénital  pour exclure les pathologies d’orientation (malformation congénitale du rachis, torticolis tumoral, etc.).

Ainsi, lors de l’observation, le praticien cherchera une position asymétrique de la tête et du corps, une tête tournée et inclinée, voire une déformation du crâne si le torticolis est associé à une plagiocéphalie occipitale ou fronto-occipitale. Ensuite, lors de la palpation, la recherche d’un nodule ou d’une corde cervicale est importante.

En effet, selon son importance, une prise en charge chirurgicale peut être envisagée. Cette étape permet également de mettre en évidence un muscle du cou dur et raide, quel que soit le mouvement provoqué.

Le triple objectif de la prise en charge

Un déficit en rotation, aussi bien active que passive, lors de la mobilisation guidera le praticien vers le traitement à adopter et l’examen des tensions musculaires permettra l’inventaire des muscles impliqués : le sternocléidomastoïdien essentiellement, mais parfois le trapèze, les rhomboïdes ou encore l’élévateur de la scapula.

Enfin, un examen clinique complémentaire permet de rechercher des lésions corporelles associées au torticolis, notamment au niveau des membres, du rachis et de l’abdomen. Une fois ces différentes étapes réalisées, et donc le champ d’action  bien défini, le traitement, peut alors commencer.

L’objectif est triple : étirer le muscle incriminé, renforcer le côté opposé et conseiller les parents afin de limiter les facteurs de risques pour consolider le traitement qui nécessite l’intervention de kinésithérapie. Idéalement, cette prise en charge doit être la plus précoce possible, avant même l’acquisition de la tenue de tête qui se fait autour des 3 mois de vie.

Le traitement L’étirement se fait par mobilisation passive progressive et douce de la tête sans jamais forcer. Lors de cette étape, le praticien aura pour objectif de corriger l’attitude asymétrique de la tête qui se trouve en position d’inclinaison homolatérale et de rotation controlatérale par rapport au muscle incriminé.

Ainsi, il effectuera une mise en position qui amènera la tête en position d’inclinaison et de rotation opposées à la position initiale. Des études (Cheng en 2001 sur 821 patients) montrent que ce traitement est sans danger et efficace dans 95 % des cas.

Dans de nombreux cas, il permet d’éviter la chirurgie (Cheng JC, Chen TM, Tang SP, Shum SL, Wong MW, Metreweli C. Snapping during manual stretching in congenital muscular torticollis. Clin Orthop Relat Res. 2001 Mar(384):237-44).

Selon le stade de développement moteur du bébé, différents exercices de stimulation motrice active seront proposés afin de renforcer le côté opposé.

La prise en charge s’élargit ensuite au système ostéo-articulaire axial. Un partenariat kinésithérapeute-ostéopathe peut alors être mis en place si un travail au niveau de la charnière craniocervicale (torticolis congénital postural ou positionnel) ou au niveau du bassin.

Enfin, pour tirer tous les bénéfices de cette prise en charge sur le long terme, une éducation parentale sur l’installation et le portage de leur nourrisson est primordiale.

Et les conseils sont nombreux, d’autant plus si une plagiocéphalie se présente : placer des éléments de stimulation sonore et visuelle du côté opposé au torticolis ; éviter les appuis nocifs en supprimant des temps de transat par exemple ; en décubitus dorsal, positionner une cale du côté de la déformation afin de permettre une rotation opposée de la tête ; sous surveillance, augmenter les temps où le nourrisson sera en décubitus ventral ; varier le portage et alterner de bras lors de la prise alimentaire.

Des conseils sur des étirements doux peuvent également être proposés afin de renforcer l’efficacité de la prise en charge. Une étude réalisée par Celayir en 2000 auprès de 45 enfants dont les parents prodiguaient des étirements toutes les 3 heures pendant 3 mois a conduit à un taux de réussite de 100 % (Celayir AC. Congenital muscular torticollis: early and intensive treatment is critical. À prospective study. Pediatr Int. 2000 Oct;42(5):504-7)

Extrait de l’Ostéopathe magazine http://www.osteomag.fr/slider/tordre-le-cou-au-torticolis-un-travail-dequipe/

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L’ostéopathie selon Pierre TRICOT

11154254_10206756898419698_1085935336_o« L’ostéopathie, ce n’est pas n’importe quoi. Un ostéopathe, ce n’est pas n’importe qui. Il doit avoir un niveau éthique et un regard autre sur l’Homme…»

C’est lors de cette belle journée du 1er Avril dernier que la FédEO s’est déplacée à Granville pour aller à la rencontre d’un ostéopathe bien connu : Pierre TRICOT.

Nous avons eu la chance de voir un homme chaleureux, accueillant, humble et accessible qui nous a fait l’honneur de nous expliquer le déroulement de sa carrière et l’évolution de l’ostéopathie depuis sa naissance en France jusqu’à aujourd’hui. Cette rencontre était l’occasion de renouer, l’espace de 2 heures, avec les fondamentaux de l’ostéopathie.

Parlons d’abord de l’homme.

Pierre Tricot est un ostéopathe normand d’origine parisienne. Il est connu notamment pour le développement du concept d’approche tissulaire et pour la traduction des travaux d’Andrew Taylor Still (qui feront l’objet d’un prochain article).

Titulaire d’un diplôme de kinésithérapeute en 1969, il se forme à l’ostéopathie pour la pratiquer en 1971 sur les conseilsde Michel Sanchez, alors kinésithérapeut à Saint-Germain en Laye. 

Il reçoit l’enseignement de Francis Peyralade et René Quéguiner tous deux élèves directs d’Harold Magoun, de Viola Frymann et de Tom Schooley.
Ce qu’il est important de savoir sur cette période, c’est que l’ostéopathie n’avait rien de ce qu’elle a aujourd’hui que ce soit en termes de renommée que de reconnaissance.

« A cette époque, la population n’avait aucune idée de ce qu’était l’ostéopathie, c’était inconnu. »

La méconnaissance autour de cette thérapie manuelle naissant dans le paysage de la santé aurait été à l’origine d’une certaine méfiance de la part des patients.

« Au début, on n’osait même pas dire que l’on faisait de l’ostéopathie.»

Ce qui est chose étonnante puisqu’on ne trouvait pas d’ostéopathe sans formation au moin para-médicale. En effet, il faut préciser qu’à cette époque l’ostéopathie était pratiquée par des professionnels de santé (Kinésithérapeutes principalement).
Il faudra attendre le milieu des années 80 pour que l’ostéopathie émerge au grand public.

La profession progressant, c’est en 1964 que la formation des non-médecins débute. Ces formations étaient animées sous forme de stages. C’est donc au contact de Viola Fryman, Harold Magound et Thomas Scouley que Pierre Tricot débuta son apprentissage de l’ostéopathie.

« Si je n’avais pas rencontré Viola Frymann, je n’aurais peut-être pas continué en ostéopathie.
Parce que lorsqu’elle parlait d’ostéopathie, cela paraissait toujours simple et évident, alors que lorsque mes maîtres français en parlaient, ce n’était pas toujours aussi évident. Il faut dire qu’ils n’avaient que quelques années d’antériorité par rapport à nous. »

Le contact direct avec les fondamentaux est une étape importante dans l’évolution de Pierre Tricot. En effet, sa formation pouvait contenir l’ensemble du répertoire technique et philosophique encore enseigné dans nos écoles.
Pourtant, Pierre Tricot nous souligne un point important : l’ostéopathie de 1971 diffère de celle d’aujourd’hui.

« A cette époque (et dans ma formation), on parlait pas d’une globalité de l’individu mais d’une globalité essentiellement corporelle.»

En effet, l’ostéopathie est une profession qui ne cesse de croître, que ce soit en nombre de professionnels qu’en richesse philosophique.

Là encore, il faut souligner un élément cher à Pierre Tricot.
L’ostéopathie est plus qu’une simple technique ou encore qu’une profession; c’est un art d’être et de vivre.

« L’ostéopathie, ce n’est pas n’importe quoi. Un ostéopathe, ce n’est pas n’importe qui. Il doit avoir un niveau éthique et un regard autre sur l’homme car l’ostéopathie, si on la pratique vraiment, c’est un parcours initiatique. C’est plus qu’un job, c’est une façon d’être. La vision de l’ostéopathie est une philosophie qui se construit sur le temps. Il n’y a pas de rupture entre le moment où l’on devient ostéopathe et le moment où l’on est ostéopathe. Il faut passer de la notion de globalité du corps à la globalité de l’être. »

Ainsi Pierre Tricot envisage l’ostéopathie comme un parcours initiatique , ce qui l’incorporerait dans la démarche de construction personnelle.
Lors de notre rencontre, Pierre Tricot a attiré notre attention sur la différence entre la médecine conventionnelle et la médecine non conventionnelle. Cette différence serait dans la nature même de la vision de la maladie et dans la recherche de la guérison. Le médecin se centrant sur la maladie, l’ostéopathe plutôt sur la recherche et de la santé.

« La médecine contemporaine est dans le domaine des effets plus que des causes : qu’est-ce qui fait qu’un être sain devient malade? C’est à cela que Still cherchait à répondre »

« On parle là de la cause primordiale de la maladie, c’est-à-dire pourquoi un être sain tombe malade alors qu’un autre être sain au même endroit ne tombe pas malade?»

Ce que Pierre Tricot cherche à nous expliquer est la différence entre la médecine holistique et allopathique, séparant ainsi la médecine conventionnelle de l’ostéopathie au travers de leur conception du soins et de leur approche thérapeutique.

En incluant le patient dans une démarche de globalité (corps/esprit/âme) en perpétuel mouvement, l’ostéopathe (thérapeute holistique) recherche la ou les causes du mal-être de son patient afin de les corriger, ce qui induit la levée de la symptomatologie.

« Une séance d’ostéopathie est une discussion entre l’ostéopathe, le patient et ses propres tissus. »

Remerciements à Pierre Tricot

 vidéo disponible sur le lien ci-dessous:

Discussion avec Pierre Tricot

 

 

Pour en savoir plus  http://www.approche-tissulaire.fr/

 Pierre-Adrien LIOT

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La Recherche et L’Ostéopathie

Cette semaine Ostéopathe Magazine nous présente un article exclusif tiré du prochain magazine. Celui-ci  sera basé sur la posturologie et la recherche en Ostéopathie, dont voici la couverture!

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La Recherche et L’Ostéopathie: un avenir prometteur

Pour sa 3e édition, le congrès de la FROP (Formation et Recherche en Ostéopathie Pédiatrique) a voulu confronter la pratique en ostéopathie pédiatrique avec la recherche scientifique.

Ce congrès s’est tenu à Bordeaux du 19 au 21 février. Les deux premiers jours étaient consacrés à des ateliers. La journée du 21 à des conférences.

Avec pour thème, L’ostéopathie convoque les neurosciences autour du développement de l’enfant, le congrès avait pour finalité de relier pratique ostéopathique et recherche scientifique.

L’une des conférences a parfaitement illustré cette thématique. Elle mettait en avant une approche primordiale pour la recherche ostéopathique : la mixité.

Une mixité à plus d’un titre, car cette intervention était animée par un homme et une femme, un ostéopathe et une scientifique. Agnès Nadjar et Stéphane Fernandez ont mis en scène un dialogue entre une chercheuse en neurosciences et un ostéopathe clinicien.

L’ostéopathe présentait sa pratique et la chercheuse y trouvait des réponses dans ses travaux sur l’activité des cellules microgliales du cerveau. L’ostéopathie questionne, la recherche solutionne… Et non pas l’inverse.

La recherche est une pratique rationnel, loin des habitudes de l’ostéopathie, cependant Sarah Didier nous souligne que ces deux pratiques sont différentes, mais pas exclusives

Elle nous explique lors d’une conférence que notre cerveau est à l’image de cette dichotomie. Si le cerveau droit est émotionnel, le cerveau gauche sera plus rationnel, mais rassure-t-elle :

« il est possible de passer de l’un à l’autre et c’est le cas lorsque l’ostéopathe ferme la porte de son cabinet pour participer à un travail de recherche ». Sarah Didier

Fanny Vivies, ostéopathe, a prouvé son habileté à jongler avec ses deux cerveaux à travers son protocole de recherche sur l’allaitement : NEOSTEO, Une étude qui a bénéficié d’un financement dans le cadre d’un PHRC. Chose rare en ostéopathie.

Parlons un peu de cette étude, NEOSTEO : une étude à boire comme du petit lait.
Comment relier échec de l’allaitement maternel et d’éventuels troubles de la succion déglutition chez le nourrisson pour mettre en évidences des dysfonctions spécifiques chez le nouveau-né ?

Parlons d’abord du problème de départ:

Le taux d’allaitement exclusif en France était de 43 % en 1987. Il a augmenté pour atteindre 60 % en 2004.

Ce chiffre reste stable et en 2007 le taux de l’allaitement en sortie de maternité était de 66,7 %. Mais il chute fortement ensuite, et après six mois, il n’est plus que de 28,3 %.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette baisse de l’allaitement maternel. Des facteurs extrinsèques d’une part : modalités de la délivrance, forme du mamelon, poids de naissance, etc. Des facteurs environnementaux, socioéconomique ou socioprofessionnel, d’autre part.

Parmi ces facteurs de risque, un possible mauvais positionnement précoce au sein est envisageable. On peut se demander s’il existe une corrélation entre l’échec de l’allaitement maternel et d’éventuels troubles de la succion déglutition chez le nourrisson. Si c’est le cas, peut-on mettre en évidence des dysfonctions spécifiques de la succion-déglutition chez le nouveau-né ?

Fanny Vives, ostéopathe, a mis en place l’étude NEOSTEO. Son objectif : évaluer l’efficacité, la tolérance et la sécurité d’un traitement ostéopathique précoce dans la prise en charge des CNOS (Comportements non optimaux au sein), douleurs aigues et crevasses.

Pour y répondre c’est le format  en double aveugle versus placebo qui sera exploité.

Cette étude se déroule actuellement au CHU de Nantes. Les initiateurs sont Fanny Vivies, ostéopathe DO, Sophie Denizot, médecin hospitalier et Arnaud Legrand, méthodologiste.

L’investigateur est Jean Baptiste Müller, médecin au CHU de Nantes.

Rappelons  que NEOSTEO a bénéficié d’un financement dans le cadre d’un PHRC. Elle est donc financée par le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes. Mais également par la FROP, FOREOS et la SEROPP (ce sont des organismes de recherche)

C’est une étude interventionnelle, contrôlée, randomisée en double aveugle versus placebo. Mais avant le lancement de NEOSTEO, une étude pilote appelée DIACNOS a été mise en place pour déterminer les critères de mesure qui seront utilisés.

Elle a permis d’investiguer la valeur pronostique de l’outil d’évaluation du comportement d’un optimal d’allaitement au sein IBFAT (Infant Breastfeeding Assessement Tool) à 1 mois.

L’incidence des CNOS (Comportements non optimaux au sein) a également été évaluée à J+3 pour définir quelles seront les dyades mères-enfants qui pourront participer à l’étude. L’incidence des CNOS à J+3 a ainsi pu être estimée à 35,9 % au CHU de Nantes.

C’est une première au niveau européen, ces dyades* mère/enfant présentant des difficultés d’allaitement ont donc pu être screenées en sortie de maternité et incluses dans l’étude. Les dyades* ont été soumises au protocole de prise en charge. L’enfant a donc reçu un traitement ostéopathique ou un traitement placebo.

Un mois plus tard, un entretien téléphonique était programmé pour savoir si l’allaitement exclusif était poursuivi ou non.

Une échelle de satisfaction EVA a également été remplie par les mères pour décrire l’allaitement ainsi que l’état de santé du bébé.Un autojournal (questionnaire maternel) est également recueilli.

L’expérimentation est en cours et 128 patients seront nécessaires pour étayer l’hypothèse de travail.

Les travaux avances et les résultats ne tarderons pas à être publiés, notons cependant que NEOSTEO est la première recherche biomédicale européenne à haut niveau de preuve sur l’ostéopathie pédiatrique!

Cette évaluation scientifique à haut niveau de preuve sera, à n’en pas douter, bénéfique à la reconnaissance de l’ostéopathie, médecine non conventionnelle », déclare Fanny Vivies.

Ce que nous montre cette étude est double, d’une part elle tente de démontrer l’efficacité de l’ostéopathie pédiatrique et d’autre part elle nous démontre que la recherche en Ostéopathie est possible et amène à des résultats. Tout cela  est encourageant pour l’avenir de notre profession!

 

Adaptation de la FédEO de l’article « Recherche et ostéopathie le duo gagnant » de Reza Redjem-Chibane
parution le 24/04/2015 sur http://www.osteomag.fr

 

 

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De la « Lésion » à la « Dysfonction »

La Dysfonction Ostéopathique
Une théorie vitaliste comme point de départ vers une définition physiologique

La dysfonction ostéopathique est notre principal outil commun de diagnostic. C’est grâce à elle que nous pouvons mettre en lien la symptomatologie avec la cause, qu’elle soit locale ou à distance.
Cette notion clef dans la formation de chaque ostéopathe est souvent nommée mais rarement expliquée. Bien avant de parler de restriction de mobilité cette « Dysfonction » a connu une histoire bien à elle intrinsèquement lié à la naissance de notre profession.

Commençons donc par rappeler le contexte de l’apparition de l’Ostéopathie.

L’ostéopathie naît au XIXe siècle, de la pensée d’un homme, Andrew Taylor Still. Il est médecin et pasteur méthodiste, tout comme son père.

A.T. Still déçu par la médecine de son époque, il s’appuie sur le postulat métaphysique de la perfection de l’homme et donc son incapacité à tomber naturellement malade. L’image la plus représentative de cette perfection se trouve dans l’anatomie.

Selon A.T. Still, les processus morbides ont une explication simple. Il suffit qu’il y ait une modification par des forces extérieures, dans les rapports entre les structures anatomiques, pour engendrer des contractures musculaires à leur tour responsables d’une mauvaise circulation artérielle et nerveuse.
Or, le sang est vecteur des semences de vie. Si les semences de vie sont ralenties dans leur progression ou stoppées, la pathologie s’installera en aval.

Il suffit donc de parfaitement connaître l’anatomie et l’organisation des organes pour corriger avec les mains, les « dislocations » responsables de l’ensemble de la physiopathologie :

« Sans connaissance approfondie et une grande pratique nous commettons de nombreuses erreurs à propos des maladies consécutives aux traumatismes de la hanche […] Après un examen critique j’ai découvert qu’une dislocation de la tête de l’os de la cuisse peut provoquer une contracture des muscles et de la chair de la région et de ce fait entraîner un arrêt du retour veineux, une congestion, une stagnation, une fermentation, et des varicosités dans tout le membre inférieur de la cuisse jusqu’à la plante des pieds. J’ai découvert que la fermentation peut évoluer vers un état inflammatoire. » A.T.STILL

Cette théorie vitaliste permet de mieux comprendre l’idée défendue par Still de la capacité d’auto guérison des organismes vivants.

C’est dans ce contexte que naît le concept de « lésion ostéopathique ».
Ce terme se heurte au concept de lésion médicale appliqué en médecine « conventionnelle ».
En effet la médecine dite « conventionnelle » parle de lésion lorsqu’elles sont appréciables par des moyens d’investigation et se trouvent être l’effet d’une maladie. Pour A.T. Still, elle est appréciable par la palpation et elle est la cause et non l’effet des maladies.

La lésion, classiquement décrite en médecine, est objectivable alors que pour A.T. Still, elle est tributaire de notre capacité subjective à la déceler.

Les premiers successeurs du Maître vont parler de « subluxation ». Le terme sera adopté également par l’école chiropratique. Il faudra attendre 1955, grâce au développement de l’utilisation médicale des rayons X, pour mettre enfin un terme à la vision anatomique de la lésion ostéopathique.

L’idée n’en est pas abandonnée pour autant.

C’est pour cela qu’en 1969 la « lésion » devient « dysfonction ».

Pour Northup en 1979, la « lésion ostéopathique » ne peut être observée que sur le vivant.
C’est alors pour cela que très vite, elle est assimilée à une perte de mobilité.

Pourtant dès 1948, on trouve sous la plume d’I.M. Korr, une description des symptômes associés à la « lésion ostéopathique » : hyperesthésie paravertébrale, douleur profonde, diffuse, pas nécessairement présente. Ce dernier point laisse sous entendre que l’on puisse être porteur de dysfonction sans en souffrir.

Une chose est certaine, le concept de dysfonction ostéopathique n’a jamais été objectivé par aucun instrument de mesure.

Pourtant la variété des termes utilisés pour la définir, lésion, dysfonction, entorse articulaire vertébral etc… suffit à rendre légitime la suspicion quand à l’existence réelle de ce concept.

Plusieurs travaux montrent, que les manipulations de type HVBA, modifient l’amplitude des réponses corticales sensori-motrices en dehors de tout diagnostic ostéopathique de dysfonction.

Le questionnement quant à la réalité scientifique de l’existence de La Dysfonction Ostéopathique demeure…

Chers étudiants à vos plumes, nous voilà face à un bon sujet de mémoire.

Adaptation de la FédEO d’un article de Yves Lepers, ostéopathe DO et docteur en philosophie

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